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La guerre numérique : médias & Internet

« L’information, c’est le pouvoir »

Avancée fulgurante qui n’a pas dit son dernier mot, internet est un outil utilisable par tous qui est de plus en plus indispensable à tout citoyen de notre bas monde. Mais c’est aussi aujourd’hui une arme de manipulation massive servant l’oligarchie médiatique autant que la réinfo-sphère, ainsi qu’un excellent moyen de propagande et lobotomisation de notre société. Analysons ensemble d’un côté l’aspect de la « tyrannie médiatique » [1] et de l’autre, la nouvelle force dont nous disposons pour répondre.

I. — « Terrorisme intellectuel » [2]

a) Médias et journalistes

D’une part, l’ère internet contribue au bombardement continuel d’informations du citoyen moyen à travers tous ses écrans : télévision, smartphone, ordinateur. Nous en sommes à la montre connectée. Dès demain, les progrès en domotique nous donneront des maisons intégralement connectées. Le cerveau ayant le réflexe de se concentrer sur ce qui bouge dans le champ visuel, la lumière de l’écran constituant un « jour » qui empêche de dormir ; on a d’une part une nocivité physique et de l’autre, une pression nous transformant en de bons légumes consuméristes. L’information, ou plutôt la communication, est tenue pour l’essentiel par les grands sites d’actualités tel que le Figaro, le Monde, le Nouvel Observateur, le Point en tête du baromètre du lectorat, puis les chaînes de télévision, l’AFP (Agence France Presse) et le vaste réseau de ce qu’on appelle les « grands médias ». Tout ce petit monde est bien entendu grassement subventionné par l’État et « tenu en laisse » par les puissances de l’argent. En effet, sans publicité, les grands médias se seraient écroulés [3]. On peut alors émettre des doutes sur l’information en tant que telle, sur le point de vue pris et sur l’objectivité du journaliste. Comme l’a montré la dernière « cérémonie des bobards d’or » suivi par le R&N, l’information est instrumentalisée au service de l’idéologie dominante.

De surcroît se pose la question de la réelle liberté de la presse et donc des journalistes. Que représentent-ils, ou plutôt que ne représentent-ils pas ? En effet, le journalisme français n’est ni équilibré politiquement ni indépendant. Dans les écoles de journalisme, en 2012 ont eu lieu des simulations des élections présidentielles. Voici les résultats : François Hollande avec 31,3 % en tête, puis Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly avec 25 % chacun, François Bayrou avec 8,62 %, Nicolas Sarkozy, brillant, avec 3,44 %, Nicolas Dupont-Aignan à 2 %, Cheminade à 1,72 %, au-dessus de Marine Le Pen qui emporte 0 % des suffrages. Ces scores qui sont ceux de l’ESJ (École Supérieur de Journalisme), ceux du Celsa (affilié Paris Sorbonne) et du CFJ (Centre de Formation des Journalistes), sont tous équivalents. Sans aucune hésitation possible, force est de constater que la gauche, des modérés aux plus radicaux remporte l’immense majorité des suffrages. L’idéal d’information se transforme rapidement en idéal d’éducation.

b) L’information instrumentalisée

Non, les médias de l’oligarchie ne cherchent pas la vérité, ils cherchent à imposer une vision moralement correcte de la société d’après « le camp du bien ». L’outil médiatique et ceux qui le servent ont une fiabilité qui laisse à désirer. Sur le fond, qu’en est-il ? Jean Sévilla nous résume la situation à propos du dernier demi-siècle :

« En 1950, les élites exaltaient le paradis soviétique et chantaient la louange de Staline. En 1960, elles assuraient que la décolonisation suffirait à garantir le bonheur des peuples d’outremer. En 1965, elles s’enflammaient pour Fidel Castro, Hô Chi Minh ou Mao. En mai 1968, elles rêvaient de libérer l’individu de toute contrainte sociale. En 1975, elles saluaient la victoire des communistes en Indochine. En 1981, elles croyaient quitter la nuit pour entrer dans la lumière. En 1985, elles proclamaient que la France devait accueillir les déshérités de la terre entière. Dans les années 1990, l’idéologie libertaire et l’ultralibéralisme se rejoignaient pour affirmer que le temps des nations, des familles et des religions était terminé. »

La verticale du pouvoir français montre que ces néfastes reculades sont en lien direct avec les médias :

Schéma tiré de La Tyrannie médiatique.

Le monde numérique, qui, à travers les réseaux sociaux et la web-influence promeut l’individualisme, permet ainsi de pousser la pression médiatique et l’idéologie qu’il sert. Cela se fait directement dans les médias politiquement corrects mais insidieusement sur les sites gouvernementaux comme nous l’ont montré les exemples de l’ABCD de l’égalité [4], de la Ligne Azur [5] ou du Planning familial [6]. Ainsi, les termes « oligarchie médiatique » ou « politiquement correct » prennent tout leur sens.

Tout ce que produisent les médias n’est pas à jeter, mais, qu’ils parlent de politique, de l’économie ou de la culture, la critique doit rester de mise.

II. — La riposte informative

Quelles solutions s’offrent alors à nous pour lutter contre la « tyrannie médiatique » ? Une solution radicale serait de se couper de tous ces écrans de manière définitive, mais pour faire reculer les « forces du progrès », l’action s’impose. Et comme le dit si bien la formule : « action, réaction », à nous aussi de livrer la bataille sur le champ médiatique pour résister à l’oppression et la pensée unique relative que fait subir l’oligarchie médiatique. Et en effet, l’ère internet offre les armes nécessaires pour se battre. L’attaque du système en passant par celui-ci et en s’en servant avec justesse permet l’alternative.

L’internet pour tous est le fer de lance actuel de la réinformation, c’est un bouclier de l’esprit qui préserve le sens critique, maintient éveillé et décrypte l’information. Sur les ondes, Radio Courtoisie [7] permet chaque matin de à 7h15 à 7h30 d’avoir un autre regard de l’actualité à travers son « Bulletin de réinformation ». Et avec le numérique, cette force est décuplée, on assiste ainsi à la montée en puissance et la diversification de gazettes-en-ligne et de sites de réinformation. Leur audience ne fait que grandir, et elle est décuplée par la puissance des réseaux sociaux notamment Twitter et Facebook qui permettent l’instantanéité et le partage en masse. Chacun à son niveau à travers Twitter, son blog ou son site contribue à la réinformation et la contre-offensive culturelle que nous menons.

Depuis le 31 janvier dernier, une chaîne libre en livestream diffusant un JT à 19h, TV Libertés [8], marque une avancée de plus dans la lutte.

Un exemple d’un autre type est le premier résultat de recherche pour le mot clé « IVG » sur Google [9], il nous fait arriver sur un site tenu par un organisme associatif à l’écoute de femmes enceintes. L’association de soutien parle en vérité de l’IVG et suggère de penser à garder l’enfant, à l’encontre de ce que prône le ministère.

Nous conclurons en citant Jean-Yves Le Gallou à propos d’internet et la redistribution de la donne médiatique :

« Enfin, et c’est là l’aspect essentiel, internet a redistribué la donne médiatique. Il est possible de vendre un livre, de faire connaitre un fait ou de diffuser une théorie sans avoir besoin de passer par les grands médias. Désormais, l’information ne descend plus uniquement du haut (les sachants) vers le bas (les manants), elle se diffuse de manière circulaire et égalitaire, en réseau horizontal, de chacun vers chacun. C’est la revanche du faible par rapport au fort. C’est aussi la condamnation des grandes machines médiatiques centralisées. Tous les éléments sont désormais réunis pour mener — et gagner — une guerre de l’information asymétrique. »

@CigogneEnColere
Màch dins, Gott macht sins

[1Expression tirée de l’ouvrage La tyrannie médiatique, Jean-Yves le Gallou, 2013.

[2Expression tirée de l’ouvrage Le terrorisme intellectuel, Jean Sévilla, 2000.

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