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Gay pride : petite affluence, grande opération marketing

Que n’avais-je entendu et lu dans les grands médias sur la Gay Pride ? Son ambiance bon enfant, sa bonne humeur, sympathique et déjantée, son caractère festif et entraînant, et les foules innombrables de centaines de milliers de personnes qui s’y presseraient.

Je m’y suis rendu cet après-midi, entre 13h30 et 16h00, après avoir quitté les veilleurs au Palais de Justice, que j’accompagnais depuis 9h30.

En arrivant, je crus m’être trompé d’endroit : une place vide : les photos, prises depuis les terrasses situées au-dessus des galeries Lafayette en témoignent. Petit-à-petit, bon an, mal an, la place s’est un peu remplie (elle ne fut jamais pleine !). Et, à 14h00, la Gay Pride se mit en branle. De cette expérience, je retiens quatre éléments essentiels : l’ambiance est malsaine, l’affluence est naturellement bidon, la Gay Pride est surtout une opération commerciale … par la grâce de vos impôts.

Ambiance malsaine

Lorsque vous arrivez sur place, c’est un profond sentiment de malaise qui vous saisit : les costumes douteux, bien sûr, quand ce ne sont pas les combinaisons en lanières de latex qui couvrent à peine les parties intimes. Les nombreux transsexuels que vous croisez ne mettent pas davantage en confiance. Ce qui est frappant, ce sont les regards : leur expression est étrange, car ce n’est assurément pas celle de la joie ou du bonheur simple. En fait, on a le sentiment que la foule est essentiellement constituée d’acteurs qui jouent une tragi-comédie, ou plus exactement, une tragédie dans les costumes d’une (indécente) comédie.

En fait, il n’y a aucun slogan crié ou repris en cœur par l’ensemble des personnes. Il n’y a d’ailleurs que les cortèges du NPA, d’Act Up, des antifascistes et du Front de Gauche qui reprennent des slogans : ils sont au maximum une centaine de personnes. Bref, il n’y a pas d’enthousiasme commun.

Il n’est pas jusqu’à l’odeur qui vous soulève le cœur : celle de la sueur des nombreux torses-nus, mêlée aux effluves qui se dégagent des produits de beauté en tous genres, et dont on imagine volontiers que se barbouillent ces androgynes pomponnés et calamistrés. Tous ces corps, toutes ces nudités dévoilées ou suggérées suscitent le plus profond malaise, face à des êtres qui ne sont pas saisissables. Ces êtres qui ne parviennent pas à s’assumer hommes ou femmes donnent le sentiment de ne posséder aucune identité. Fort heureusement, la foule n’est pas compacte, ce qui permet de respirer.

Affluence bidon

Car il faut bien le dire, j’ai moi-même été surpris du peu d’affluence. J’imaginais un peu naïvement qu’entre les convaincus et les badauds souhaitant s’amuser, au moins plusieurs dizaines de milliers de personnes devaient prendre part à la Gay Pride. En réalité, il n’en est rien. Je pense pouvoir honnêtement avancer le chiffre de 7000 personnes. Mais guère plus.

Les LGBT ont plusieurs techniques pour faire croire à une fort affluence :

  • les fameux chars de la Gay Pride sont longs et larges : par exemple, il faut plusieurs dizaines de mètres pour étaler le convoi du magazine Têtu : cinq ou six voitures électriques (généreusement offertes par Renault) sont suivies par un gros fourgon ;
  • il n’y a pas ou presque pas de manifestants le long des camions ;
  • dans les deux derniers tiers du cortège, il n’y a pas de manifestants, ou presque pas (une trentaine au maximum) entre les différents chars ;
  • dans le premier tiers, se concentre l’essentiel des personnes présentes, mais elles vont et viennent, d’avant en arrière, et inversement, ce qui fausse les comptes ;
  • le cortège avance très lentement ;
  • la moitié seulement de la largeur de l’avenue est occupée, et les personnes présentes ont tendance à s’arrêter de part et d’autres du cortège pour regarder passer les chars, ce qui forme une espèce de double-haie, ce qui peut donner faussement l’impression du nombre.

La Gay Pride, une opération commerciale

Cette double-haie, elle est d’ailleurs due à ce fait que, depuis les chars, on lance quantité d’objets : préservatifs, tracts, autocollants, paillettes, jets d’eau, ballons, etc. Cela forme d’ailleurs un amas de détritus qui tapisse le sol. Et c’est ce qui rend cocasse la présence d’Europe-Écologie ou du NPA et du Front de Gauche à cette grande opération capitaliste, libérale-libertaire, et foncièrement commerciale.

Les grandes entreprises « gay-friendly » se pressent toutes à cette orgie qui est une gigantesque opération marketing habilement menée sous le nez de tous les prétendus anticapitalistes d’extrême-gauche. Renault, la SNCF, la RATP, SFR, le Thalys … On ne comptait pas les candidats au portillon pour profiter de l’argent des homosexuels, dont les statistiques affirment qu’ils sont plus riches que la moyenne des Français.

L’idéologie imposée par la grâce de vos impôts

Mais le plus inique, c’est ce que cette vaste foire aux bestiaux est financée avec l’impôt du contribuable, qui peine actuellement à payer les études de ses enfants, et doit supprimer ses vacances pour ne pas obérer ses finances. L’évènement est financé directement mais aussi indirectement. La Gay Pride est bourrée de subventions, cela est su, mais il suffisait de lire les différents tracts, comme celui de la FIDL [1], ou de la LMDE, pour comprendre que tout le monde paie : la mairie de Paris, naturellement, mais toutes les associations de la sphère LGBT bourrées de subventions. La situation de la FIDL est d’ailleurs particulièrement intéressante : syndicat gauchiste, issu de la fameuse UNEF, est financé avec l’argent public au mépris de la neutralité théorique de l’État.

Et il faisait peine à voir ici et là, les nouveaux réflexes totalitaires. Ainsi cette « famille » de deux « mères » qui avaient intelligemment amené leurs trois jeunes enfants de moins de six ans à ce cortège où tout évoque l’érotisme et la sensualité homosexuelles. Ou encore, cette « mère scrupuleuse » expliquant avec beaucoup de détails à son très jeune fils (cinq ans environ) pourquoi deux hommes doivent mettre un préservatif.


[1« Syndicat » de lycéens.

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