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Pierre-Joseph Proudhon, le père de l’anarchisme

Il est souvent professé, qu’avant le XXe siècle, la France n’a fourni au monde que très peu de métaphysiciens à l’exception de Descartes et de Pascal. Bien qu’un peu grossière en ce qu’elle fait fi de l’humanisme français et des physiocrates, cette assertion conserve une part de vérité. La pensée française s’est indéniablement moins passionnée pour la métaphysique que sa voisine allemande. En revanche, la théorie politique a fait l’objet d’une attention gallicane toute particulière qu’on pense à La Boétie, Bodin, Rousseau, Montesquieu ou encore Tocqueville. Rien d’étonnant à ce qu’à la suite de ces auteurs majeurs de la philosophie politique, on trouve Pierre-Joseph Proudhon, le père de l’anarchisme. Cette théorie politique a irrigué le XIXe siècle autant d’un point de vue conceptuel que sur le plan de la pratique politique comme en témoignent les nombreux cercles anarchistes ayant eu recours la violence directe. Elle est restée vivace au siècle suivant et continue d’influencer certains penseurs actuels comme David Graeber et certains groupes politiques antifascistes et altermondialistes. Il faut d’ailleurs souligner le retentissement occidental et eurasiatique qu’a eu cette théorie française puisqu’elle a donné naissance à l’anarchisme russe, américain, italien et espagnol. C’est dire la place qu’occupe Proudhon dans l’histoire des idées politiques.

Quelques éléments biographiques

Fils d’un tonnelier et d’une cuisinière, Pierre-Joseph Proudhon naît en janvier 1809 à Besançon au sein d’une famille modeste. Boursier, il obtient de nombreux prix d’excellence mais est contraint de quitter l’école à dix-sept ans pour aider ses parents dans le besoin. Il devient alors ouvrier typographe dans une imprimerie qui finit par faire faillite. Chômeur, il sera embauché quelques années plus tard par des amis, les frères Gauthier, récents fondateurs d’une imprimerie. Ces derniers le poussent à reprendre des études. C’est ainsi que Proudhon, après avoir obtenu une bourse de l’Académie de Besançon, se lance dans un mémoire intitulé Recherches sur les catégories grammaticales pour lequel il reçoit une mention honorable. Il obtient son bac à vingt-neuf ans et se met à suivre des cours au Collège de France et à l’école des Arts et Métiers. L’Académie lui accorde une nouvelle bourse qui sera supprimée en raison de la polémique consécutive à la parution de son ouvrage Qu’est-ce que la propriété ? en 1841. Une nouvelle fois grâce aux frères Gauthier, Pierre-Joseph Proudhon devient le fondé de pouvoir de leur société de transport.

En 1847, le père de l’anarchisme fonde le journal Le représentant du peuple et devient député une année plus tard. Très virulent dans ses articles envers Napoléon III, il finit même par être incarcéré pendant trois ans dans la prison de Sainte-Pélagie. Profitant des quelques heures de sortie autorisées par semaine, Proudhon se marie et devient père de famille. Il résumera la pratique politique de la sorte : « Faire de la politique, c’est laver ses mains dans la crotte. » L’anarchiste français met un terme à la politique politicienne pour se consacrer uniquement à la théorie. De ces études sortiront de nombreux ouvrages qui marqueront les futures générations d’ouvriers. Avant sa mort à Paris en 1865, il tentera sans succès d’influencer la Première Internationale contre Marx. Connu pour son ton pamphlétaire à l’égard des capitalistes, des politiques, des chrétiens, des femmes, des juifs et des africains, Pierre-Joseph Proudhon aura été au cours de sa vie relativement isolé en raison de son côté franc-tireur. Même au sein de sa loge maçonnique, il gardera ses distances malgré une adhésion totale à la métaphysique du Grand Architecte. Contrairement à de nombreux anarchistes, Proudhon n’était pas athée.

La théorie de la propriété de Proudhon

« La propriété, c’est le vol. » Il n’est pas rare d’entendre cette phrase débitée avec la fierté quelque peu feinte d’avoir résumé et compris la doctrine proudhonienne alors qu’en général le contre-sens est de mise. Cet aphorisme, un peu caricatural, fait vite oublier les nuances de Proudhon au sujet de la propriété. En effet, il condamne dans la propriété ce que le capitaliste vole au prolétaire mais ne rejette pas le principe même de propriété puisqu’il fait l’éloge de la propriété collective à travers des coopératives et des associations ouvrières.

Pierre-Joseph Proudhon pose même une question éminemment intéressante dans sous ouvrage traitant de la question Qu’est-ce que la propriété ? [1] paru en 1840. Loin de toute attitude positiviste, il se demande quel est le fondement du droit de propriété. Le théoricien anarchiste rejette un peu vite le droit naturel comme assise de la propriété au motif qu’il n’existe pas dans la nature et chez les peuplades primitives [2]. Le travail comme fondement de la propriété ne trouve pas non plus grâce à ses yeux car le travail ne permet pas nécessairement la propriété mais uniquement d’acquérir ses fruits. La contrepartie du travail constitue le salaire individuel sans que la force collective générée par l’addition des travailleurs ne soit jamais rémunérée. Or, c’est bien cette force multipliée qui permet d’achever l’œuvre commandée par le capitaliste. Pour résumer, la force collective est supérieure à la somme des forces individuelles et pourtant elle n’est pas rémunérée.

L’inégalité des capacités permet de satisfaire les besoins différents de la société. Il n’est donc pas juste d’octroyer plus à ceux qui ont le plus de prédispositions génétiques car ces dernières émanent de la société à laquelle ils sont donc redevables. L’homme en tant qu’animal social a besoin des autres pour vivre. Cette interdépendance justifie l’égalité matérielle des hommes entre eux de sorte qu’il n’existe aucune raison que le bourgeois s’enrichisse sur le dos de la masse. Le salaire suffit seulement à faire vivre le salarié mais on oublie vite qu’il enrichit le capitaliste qui ne le rétribue pas en tant que participant au travail collectif.

Pierre-Joseph Proudhon rejette donc la propriété individuelle pour lui préférer la possession pour tout le monde. L’objet de la possession peut bien entendu évoluer à la hausse ou à la baisse en fonction de la démographie. Le droit d’occupation ne peut donc être que temporaire. Mais contrairement à Marx [3], l’anarchiste français ne plaide pas pour l’abolition de toute propriété puisqu’il promeut l’idée d’organisations collectives d’essence mutualiste.

La doctrine politique de Proudhon : le fédéralisme

Proudhon a consolidé définitivement sa doctrine politique dans son livre Du principe fédératif et de la nécessité de reconstituer le parti de la révolution [4] paru en 1863. Il part du postulat que deux éléments sont nécessaires à une organisation politique : l’autorité qui est d’essence naturelle et la liberté qui est une production de l’esprit nécessairement supérieure à ladite autorité. Parmi les régimes d’autorité, il distingue ceux où l’autorité est exercée par un seul sur tous (monarchie, tyrannie) et ceux où l’autorité est exercée par tous sur tous (communisme). Les régimes de liberté se répartissent aussi selon un dualisme : soit le gouvernement de tous est le fait de chacun (démocratie), soit le gouvernement de chacun est le fait de chacun (anarchie). Aucun de ces systèmes ne trouve grâce aux yeux de Pierre-Joseph Proudhon. C’est pourquoi, il serait plus judicieux de le nommer le fédéraliste plutôt que l’anarchiste car il n’a jamais énoncé que l’ordre social résulte des échanges entre individus. Mais le terme anarchie a fini par recouvrir plus de situations que la définition émanant de son étymologie.

Au sujet de la démocratie qui prend de l’importance à son époque, Proudhon reprend l’argument aristotélicien selon lequel la démocratie est souvent captée par une minorité ce qui l’a fait basculer dans l’oligarchie. Ce propos ne semble pas s’être démenti avec l’expérience politique du XXe siècle et le début du suivant. À propos de la monarchie, il regrette qu’elle finisse toujours en tyrannie ou en absolutisme à mesure qu’elle s’étend. Cette considération n’est malheureusement pas démontrée par l’auteur. Pour lui, la monarchie a fini par s’adapter au régime démocratique à cause du développement de l’économie politique. En effet, la démocratie semble plus compatible avec le capitalisme car l’individu produit mieux s’il est libre et s’il se consacre exclusivement à son activité. Proudhon résume le dilemme de la sorte :

« Presque toujours les formes du gouvernement libre ont été traitées d’aristocratie par les masses, qui lui ont préféré l’absolutisme monarchique. De là, l’espèce de cercle vicieux dans lequel tournent et tourneront longtemps encore les hommes de progrès. Naturellement, c’est en vue de l’amélioration du sort des masses que les républicains réclament des libertés et des garanties ; c’est donc sur le peuple qu’ils doivent chercher à s’appuyer. Or, c’est toujours le peuple qui, par méfiance ou indifférence des formes démocratiques, fait obstacle à la liberté […] Que la démocratie multiplie tant qu’elle voudra, avec les fonctionnaires, les garanties légales et les moyens de contrôle, qu’elle entoure ses agents de formalités, appelle sans cesse les citoyens à l’élection, à la discussion, au vote : bon gré mal gré ses fonctionnaires sont des hommes d’autorité, le mot est reçu ; et si parmi ce personnel de fonctionnaires publics il s’en trouve un ou quelques-uns chargés de la direction générale des affaires, ce chef, individuel ou collectif, du gouvernement, est ce que Rousseau a lui-même appelé prince ; pour un rien ce sera un roi. On peut faire des observations analogues sur le communisme et sur l’anarchie. Il n’y eut jamais d’exemple d’une communauté parfaite et il est peu probable, quelque haut degré de civilisation, de moralité et de sagesse qu’atteigne le genre humain, que tout vestige de gouvernement et d’autorité y disparaisse. Mais, tandis que la communauté reste le rêve de la plupart des socialistes, l’anarchie est l’idéal de l’école économique, qui tend hautement à supprimer tout établissement gouvernemental et à constituer la société sur les seules bases de la propriété et du travail libre. » [5]

Pour le théoricien besançonnais, c’est la lutte des classes qui détermine le régime politique. L’alliance de telle classe avec une autre va donc définir la teneur du régime politique. Ainsi la bourgeoisie a réussi faire advenir en régime monarchique ses idées libérales tout en gardant la centralisation administrative permettant le contrôle des masses et en instituant un suffrage censitaire pour s’en préserver. Cette analyse est d’une brûlante actualité au vu des nombreux propos méprisants des élites politico-médiatiques au sujet du peuple [6]. En définitive, Proudhon n’est pas tendre avec la démocratie :

« Toujours le drapeau de la liberté a servi à abriter le despotisme ; toujours les classes privilégiées se sont entourées, dans l’intérêt même de leurs priviléges, d’institutions libérales et égalitaires ; toujours les partis ont menti à leur programme, et toujours l’indifférence succédant à la foi, la corruption à l’esprit civique, les États ont péri par le développement des notions sur lesquelles ils s’étaient fondés […] Ne vous fiez pas à la parole de ces agitateurs qui crient, Liberté, Égalité, Nationalité : ils ne savent rien ; ce sont des morts qui ont la prétention de ressusciter des morts. Le public un instant les écoute, comme il fait les bouffons et les charlatans ; puis il passe, la raison vide et la conscience désolée. » [7]

Mais que propose-t-il après avoir conspué tous les régimes politiques existants ? Le théoricien besançonnais propose la voie du fédéralisme. Dans un esprit très contractualiste et très juridique, le citoyen est invité à adhérer à la fédération puisqu’il a autant à lui donner qu’à recevoir de sa part. Cette adhésion est à différencier du contrat social de Rousseau qui présuppose un état de nature idéal et antérieur à la société. À mesure que les communautés humaines se développent, les individus ne peuvent plus vivre en tant qu’individus purs et innocents séparés les uns des autres ; ils doivent donc par un contrat social abstrait, c’est-à-dire via une adhésion abstraite, voire inconsciente, se regrouper pour faire société. Il n’existe rien de tout cela chez l’anarchiste français peu suspect d’amour envers les théories idéalistes.

Pour lui, « Ce qui fait l’essence et le caractère du contrat fédératif, et sur quoi j’appelle l’attention du lecteur, c’est que dans ce système les contractants, chefs de famille, communes, cantons, provinces ou États, non-seulement s’obligent synallagmatiquement et commutativement les uns envers les autres, ils se réservent individuellement, en formant le pacte, plus de droits, de liberté, d’autorité, de propriété, qu’ils n’en abandonnent [8]. » Cette approche quasi civiliste [9] de la fédération semble très éloignée de la vision réaliste et classique d’origine aristotélicienne où la communauté politique a pour origine non pas le contrat mais la communauté naturelle et organique. Le citoyen adhère à la fédération proudhonienne pour qu’elle lui assure la liberté, la sécurité, la prospérité économique et qu’elle lui offre une possibilité de règlement des conflits. La fédération n’est en rien supérieure ni aux unités politiques territoriales de moindre importance, ni même aux individus qui la composent. On retrouve cette même idée de la subsidiarité, très éloignée de la tradition jacobine et centraliste, dans la doctrine sociale de l’Église. La fédération doit détenir le moins de pouvoirs possible de sorte que le pouvoir doit avant tout se concentrer au niveau local, au plus près de la communauté humaine. Le philosophe français de l’anarchisme relève à juste titre que le pouvoir a une tendance naturelle à s’étendre de manière illimitée. Au niveau international, les fédérations peuvent s’allier entre elles autour d’objectifs communs tels que la sécurité commune ou l’échange économique. Apôtre de la décentralisation, il résume son idée fédéraliste de la manière suivante :

« La Fédération donne ample satisfaction aux aspirations démocratiques et aux sentiments de conservation bourgeoise, deux éléments partout ailleurs inconciliables et comment cela ? Précisément par ce garantisme politico-économique, expression la plus haute du fédéralisme. La France, ramenée à sa loi, qui est la moyenne propriété, qui est l’honnête médiocrité, le niveau de plus en plus approché des fortunes, l’égalité ; la France rendue à son génie et à ses mœurs, constituée en un faisceau de souverainetés garanties les unes par les autres, n’a rien à redouter du déluge communiste, pas plus que des invasions dynastiques. La multitude, impuissante désormais à écraser de sa masse les libertés publiques, l’est tout autant à saisir ou à confisquer les propriétés. Bien mieux, elle devient la plus forte barrière à la féodalisation de la terre et des capitaux, à laquelle tend fatalement tout pouvoir unitaire. Tandis que le citadin n’estime la propriété que pour le revenu, le paysan qui cultive l’estime surtout pour elle-même : c’est pour cela que la propriété n’est jamais plus complète et mieux garantie que lorsque, par une division continue et bien ordonnée, elle s’approche de l’égalité, de la fédération. Plus de bourgeoisie, et pas davantage de démocratie ; rien que des citoyens, comme nous le demandions en 1848 : n’est-ce pas le dernier mot de la Révolution ? Où trouver la réalisation de cet idéal, si ce n’est dans le Fédéralisme ? Certes, et quoi qu’on ait dit en 93, rien n’est moins aristocratique et moins ancien régime que la Fédération ; mais il faut l’avouer, rien n’est aussi moins vulgaire [10]. »

Les présupposés philosophiques de Pierre-Joseph Proudhon

Le promoteur du fédéralisme possède sa propre théorie de la connaissance. Selon lui, pour saisir le réel, il faut procéder par dialectique antithétique. Derrière ces mots savants, Proudhon veut dire que le mouvement dialectique équivaut au mouvement de la réalité sociale. La réconciliation universelle débouchera des contradictions universelles. La réconciliation est donc à rechercher dans un équilibre réciproque. Le doctrinaire anarchiste peut ici paraître contradictoire. D’un côté, il pose la réalité sociale comme fondement de sa théorie de la connaissance et, de l’autre, il semble vouloir résoudre les difficultés de cette réalité sociale par une pure idée rationaliste, donc dégagée de la réalité, qui voudrait que c’est par le jeu des contraires que la paix sociale arrive nécessairement.

Pierre-Joseph Proudhon évoluera de plus en plus vers un matérialisme : « La société produit les lois qui sont le produit de son expérience. » [11] Georges Gurvitch résume ce postulat moderne de la sorte : « Les idées sont à la fois produits et producteurs de réalité sociale. » [12] En clair, les idées naissent de l’action. Néanmoins, Proudhon ne baignera jamais dans un pur matérialisme historique. Pour lui, « la production spirituelle et matérielle s’interpénètrent et se trouvent dans un rapport dialectique complexe. » [13]

Conclusion

Pierre-Joseph Proudhon a marqué l’histoire du socialisme français puisqu’il est à la source de la théorie anarchiste. Franchement anticlérical tout en étant toujours resté déiste, il n’aura de cesse de critiquer avec une grande mauvaise foi l’Église qu’il voit uniquement comme un instrument de servitude au service de l’État. Malgré son obsession juridique et ses côtés rationalistes (en témoigne sa promotion du socialisme scientifique), Proudhon reste intéressant dans sa critique des institutions bourgeoises. En effet, s’il tire à boulet rouge sur la société anté-révolutionnaire, il n’est pas tendre avec la mascarade de la démocratie libérale et l’exploitation par le Capital des ouvriers. Il n’est pas étonnant que la postérité de Proudhon ne se situe pas uniquement à gauche de l’échiquier de la théorie politique puisqu’un certain Charles Maurras le comptera même parmi ses maîtres [14]. Proudhon ne présente pas seulement un intérêt pour les maurrassiens mais aussi pour les catholiques qui souhaiteraient approfondir la doctrine sociale de l’Église sur la subsidiarité. En effet, la théorie politique du fédéralisme semble aussi constituer une troisième voie entre le marxisme et le libéralisme. Au-delà de toute question idéologique, il faut pour terminer saluer la combativité de l’homme qui, d’une extraction populaire, a dévoué sa vie au combat intellectuel et politique tout en continuant avoir un pied dans le réel à travers ses diverses occupations salariales et entrepreneuriales. Il s’agit indéniablement d’un exemple à méditer dans un monde dévoué à la jouissance et à l’égotisme.

Karl Peyrade

[1PROUDHON Pierre-Joseph, Qu’est-ce que la propriété ?, Le livre de poche, Paris, 2013.

[2Proudhon semble prendre à son compte l’acception moderne de la notion de droit naturel et non la vision aristotélicienne et thomiste de ce concept.

[3Les rapports de Proudhon et Marx sont compliqués. Au début Marx avait une grande admiration pour son aîné français. Il lui a d’ailleurs repris le concept d’aubaine capitaliste qu’il nomme la plus-value. Le philosophe allemand, souvent d’une mauvaise foi crasse à l’égard de son collègue, finira par se brouiller avec Pierre-Joseph Proudhon sur la question de l’État et du futur de la révolution prolétarienne.

[4PROUDHON Pierre-Joseph, Du principe fédératif et de la nécessité de reconstituer le parti de la révolution, Romillat, Paris, 1999.

[5Ibid.

[6Il suffit de penser à la stupide phrase de Daniel Cohn-Bendit : « La démocratie ce n’est pas et ça n’a pas le droit d’être la dictature de la majorité contre des minorités »[[https://www.blueman.name/Des_Videos_Remarquables.php?NumVideo=5110#NAVIGATION

[7PROUDHON Pierre-Joseph, Du principe fédératif et de la nécessité de reconstituer le parti de la révolution, Romillat, Paris, 1999.

[8Ibid.

[9C’est-à-dire émanant du droit civil.

[10Ibid.

[11Note de Proudhon sur son exemplaire de Misère de la philosophie écrit par Marx en réponse à la Philosophie de la misère du même Proudhon.

[12GURVITCH Georges, Proudhon – Sa vie, son œuvre, PUF, Paris, 1965.

[13Ibid.

[14Voir à ce sujet notre article « Maurras et la monarchie décentralisée » paru dans ces colonnes : https://www.lerougeetlenoir.org/opinions/les-opinantes/maurras-et-la-monarchie-decentralisee

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