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Son Nom est au-dessus de tout nom

9 décembre 2011 Jean Herbottin

A l’heure où j’écris ces lignes, je reviens de la veillée de prière organisée à Notre Dame à l’initiative du cardinal Vingt-Trois. Devant des reliques de la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ, ce sont des centaines, même des milliers de personnes qui sont venues prier. Dignité, recueillement, silence : tel peut être le résumé de la veillée. Nous pourrions ajouter la Paix. Cette Paix du Seigneur était ce soir avec nous. Je dois avouer avoir rarement vu pareille dévotion. A tous ceux qui disent que l’Eglise est morte il faudra confirmer que le cadavre remue encore. Si mon désir était d’être vulgaire, je pourrais dire que l’Eglise a fait ce soir une belle démonstration de force…

Sous les ogives s’étaient pressées au moins 4000 personnes d’après le Monde. J’aurais dit plus, tant la cathédrale était bondée. Partout, l’on priait : dans la nef, dans les bas-côtés, à l’entrée du chœur, même aux portes de l’église, qui ont dû être fermées, tant pressait la foule. La capacité totale de Notre Dame étant d’environ 9000 places, il faut bien se rendre à l’évidence : le Christ attire plus que Golgota picnic. Son amour dépasse la haine et la provocation des artistes en mal de talent.

Mais passons donc à l’essentiel, qui n’est pas le nombre, mais la ferveur. Je pense partager le sentiment de nombre de participants en disant que j’ai été émerveillé. Emerveillé par le silence, émerveillé par ce cortège ininterrompu de fidèles venus vénérer les reliques, tandis qu’était lu le récit de la Passion selon saint Jean, émerveillé par les mots du cardinal Vingt-Trois, qui prêcha avec une grande justesse et une profondeur à la hauteur de l’événement. « Nous ne sommes pas venus manifester ni protester, mais avec un cœur débordant d’amour pour le Christ », a-t-il dit. La procession vers les reliques a duré au moins trois quarts d’heure. La prière du peuple était éloquente dans son silence. Il s’agissait d’un mélange de peine et d’incompréhension face aux outrages faits à la figure du Christ. Les larmes m’en venaient, moi qui étais, comme tous mes frères, venu prier le Seigneur, lui témoigner mon amour pour lui... Je n’avais jamais vu pareille ferveur autour de moi. Flamant des Flandres et un autre ami étaient également présents, et me l’ont confirmé à la sortie, sur le parvis noir de monde : ce soir, il s’est passé quelque chose. Pendant qu’était bafoué le Christ, des milliers de catholiques de Paris ont prié, en silence, et sont ressortis en paix, fortifiés par leur prière et celle de leurs frères.

9 décembre 2011 Jean Herbottin

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