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A quoi rêvez-vous ? Pensez-vous raisonnablement avoir une chance de changer quoi que ce soit au cours des évènements en descendant dans la rue ? Les parlementaires socialistes ne changeront pas d’avis, parce que les manifestants ne votent pas pour eux. Le gouvernement ne retirera pas cette loi, car elle est la seule preuve de son progressisme. Après tout, la manifestation du 24 mars n’est qu’un coup d’épée dans l’eau, une ultime bravade, le cri du désespoir.

Voici le rire du diable. Telles les batteries allemandes tirant sur les péniches du débarquement qui portaient les soldats alliés, tel le seul ennemi qui sort l’artillerie lourde pour pilonner l’espoir qui porte les soldats défenseurs de la famille.

Il n’y a ici aucune exagération. Un combat a lieu. Qu’il suffise de citer le cardinal Bergoglio, mieux connu sous le nom du Pape François. « Ne soyons pas naïfs : il ne s’agit pas d’une simple lutte politique ; c’est la prétention de détruire le plan de Dieu ». Nous ne luttons pas contre un projet de loi « familicide » en France. Nous ne luttons pas contre un mouvement de fond mondial. Nous ne luttons pas contre ce golem mystérieux que certains appellent le progrès et d’autres la modernité. Nous luttons contre le démon.

Le constat opéré en premier lieu est vrai. Le monde est contre nous. La raison nous indique que notre combat est perdu d’avance. La raison ne montre qu’une partie de la vérité. Cette vision doit être complétée par la foi. La défense de la famille est avant tout un combat spirituel. Cela signifie, d’une part, que ce combat a lieu au premier chef dans notre âme, d’autre part, que ce combat ne peut être gagné sans Dieu.

Il ne s’agit pas de sortir la croix et la bannière le 24 mars. Cette démonstration communautaire extérieure n’a aucun sens si elle n’est pas portée par une vie spirituelle intérieure. Il s’agit de porter ce combat dans la prière et le jeûne. Il s’agit de se soustraire du jugement du monde, pour suivre la voie - et la voix - de Dieu.

Ce combat irait contre la volonté du progrès. Souvenez-vous que le communisme allait - paraît-il - dans le sens de l’histoire. Notre combat est folie pour les païens. Il est justice aux yeux de Dieu.

Le 24 mars est un combat, une aventure. Nous ne sommes pas assurés que cette manifestation aura des conséquences concrètes. Mais quel est l’intérêt d’un combat que l’on mène sans aventure et sans risques ? Nous savons que cette loi est inique, et c’est pour cela que nous combattons. Qu’importe les probabilités du succès ? Si nous portons ce combat dans la prière, nous sommes assurés de la victoire finale. Si nous nous abandonnons au Christ, nous serons vainqueurs.

Si le destin est contre nous, tant pis pour lui.

Loriquet

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