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Invective contre le nouveau Mal du Siècle

Vous nous avez souri tout au long du voyage,
Vous avez agité la tête en ricanant ;
Vous avez regardé ces chrétiens bien trop sages
Pour se mettre en travers de vos glorieux élans.
 
Passée votre fureur de voir votre pratique
Ne pas trouver partout où vos médias la vendent
Cette clameur de vénération extatique
Que votre mal-être, encore secret, demande ;
 
Passés les premiers cris d’ire républicaine
Que vous avez poussés, saisis par la stupeur,
Contre le cardinal, et la curie romaine,
Et l’Église, et Saint-Paul, jusqu’à Notre Seigneur ;
 
Ayant compris qu’il est, dans notre résistance,
Un fond plus éternel que vos modes sauvages,
Vous avez cru bon de vous armer de patience
Et de placer vos pions sur l’avancée des âges.
 
Voilà dès lors la nasse où pourrit votre attente :
La vaticination sur l’oubli à venir
Du cri que pousse encore une France croyante,
Et du fer qu’elle porte aux prêcheurs du désir.
 
Vous attendez avec le plus grand des cynismes
Que les générations que nourrira Demain
Adoptent avec soumission le nihilisme
Qui vous fait ignorer la loi du Souverain.
 
Oui ! L’homme est vil et faible ! Il a cédé au Mal !
Il risque toujours, dans l’ivresse tapageuse
De vos banquets impurs et de vos bacchanales,
De perdre de vue la Vérité lumineuse ;
 
Il pourra refermer cette nouvelle porte,
Et laisser sans la voir sa Nation se défaire
Au zéphyr malfaisant, sur lequel Satan porte
Au monde les noirceurs du dogme égalitaire.
 
Cette chute funeste, oui, vous la réclamez !
Vous comptez sur Pilate et son indifférence
Pour reprendre d’un coup les dernières tranchées
De la terre Sacrée qui a nourri la France !
 
Et moi, par Sainte Agnès, enfant martyr de Rome,
Qui, sous les grondements des païens déchaînés,
Refusa d’obéir au plus puissant des hommes,
Je jure que jamais vous n’aurez ma lignée.
 
« Seigneur Béni, enseigne-moi tes jugements ! »
Avec la volonté que me souffle Sa voix,
J’inscrirai dans le cœur de tous mes descendants
La marque inaltérée de Sa Divine Croix.
 
Dans l’océan flétri de votre vanité
Fleurira pour toujours un arbre grand et droit,
Et pas un seul instant la gangrène pourprée
Ne soumettra ma chair au vice de vos lois.
 
Un jour les cavaliers descendront sur la Terre,
Les trompettes du Ciel briseront tous les liens,
L’obscurité fera place à la Vraie Lumière,
Et Dieu reconnaîtra les siens !
Samengrelo

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