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Décryptage : le « fascisme ordinaire » selon Libération.

15 juin 2013 Louis Jaeger

Dans un article récent, Libération nous fait une petite description du « fascisme ordinaire » en peignant le cadre dans lequel a évolué Esteban M. , l’auteur présumé du coup fatal porté contre Clément Méric. Voici le décryptage de cet article presque caricatural.

Déterminisme.

C’est le concept phare de la gauche : le déterminisme social, culturel ... . Les comportements des individus sont conditionnés par leur environnement. Autrement dit, il n’y a pas quasiment pas de libre arbitre. D’où la haine des libertés et l’obsession égalitariste de la gauche (et d’où l’angélisme à l’égard des racailles « issues de zones sensibles ») : il faut tout niveler afin de casser les déterminismes divers, c’est d’ailleurs l’idée défendue par la franc-maçonnerie, le socialisme et les mondialistes. Pour faire accepter l’idéologie autonomiste des droits de de l’homme, l’athéisme, l’étatisme, pour vendre et faire consommer plus et pour transformer l’être humain, il faut casser les corps et unités intermédiaires entre l’Etat et l’individu, les frontières (puisque le territoire est un lieu de conditionnement du fait des étroites relations particulières voire exclusives), les cultures, le Catholicisme, les liens familiaux naturels et sociaux ... . En somme, il faut isoler l’individu, atomiser la société et anéantir le passé : table-rase et autonomie.
Ainsi, l’article de Libération est illustré par une photo sombre avec un temps triste et sur laquelle on voit la statue d’un soldat glorieux sur un monument aux morts et au loin, une église plutôt médiévale : la France éternelle finalement. Mais la France, la vraie, pas celle de la République athée et universaliste. A cela s’ajoute les champs et les cultures agricoles qui bordent le village : un endroit arriéré aux yeux des bobos de Libération.
Puis, d’un ton moqueur, Libération décrit la fête du village, donnée en l’honneur du saint patron de ce petit bout de la France. Là encore, nous sommes dans une zone passéiste, marquée par les traditions catholiques et populaires.
Enfin, dernière forme de déterminisme, la politique. Le maire est UMP et le front national a réalisé 33% aux dernières élections.
Avec une famille apparemment trop « passive » face à la dérive fasciste du jeune Esteban et dans un contexte social, culturel et politique marqué par la ruralité, les traditions et le bon sens provincial, on ne peut que comprendre la création d’un monstre d’extrême droite : ce jeune n’avait aucune issue.

Le manque d’éducation.

Un autre point important de l’idéologie de la gauche est la manque d’éducation, ou plutôt, le besoin d’éducation. Car si le libéralisme s’attache à faire sauter les solidarités naturelles et les traditions, le communisme le faisant de manière un peu trop brutale et voyante, il est nécessaire de ré-éduquer les individus. De Robespierre à Vincent Peillon, en passant par les défenseurs de la IIIe République, par Staline, Mao et les Khmers rouges, tous ont bien insisté et insistent toujours sur la formation des braves gens afin de prévenir l’obscurantisme et de déceler le fascisme.
L’article de Libération s’inscrit donc en filigrane dans cette pensée chère à Gramsci, de la guerre culturelle. L’auteur de l’article nous fait ainsi comprendre que les gens n’ont pas compris assez vite que Esteban était un horrible monstre. Les nombreuses citations de propos un peu évasifs ou naïfs appuient la démonstration pernicieuse de Libération.
De même, est citée une déclaration importante à expliquer « il était copain avec une métisse ». Beaucoup de personnes accusées de racisme répondent par « mais non j’ai des copains arabes et noirs ». La gauche aime insister sur ce point aussi : on peut avoir des amis issus de la diversité et être un monstre xénophobe. D’ailleurs, selon les ré-éducateurs, certains Arabes ou certains Noirs seraient même racistes car pratiquant une sorte de refoulement de leurs origines. Et oui, la gauche va chercher très loin pour faire des procès d’intention et pour tenter de défendre ses idées fumeuses.
Enfin, Libération pointe la trop forte tolérance à l’égard des idées que la gauche ne partage pas : « on a le droit d’être raciste, mais pas de faire cela » aurait dit un jeune garçon. Pas de liberté pour les ennemis de la liberté, il faut empêcher les gens de penser comme ils l’entendent, il faut les éduquer !

Pour conclure, je préciserai que Libération reproche aux habitants du village d’origine de Esteban ce que tous les médias ont fait près l’affaire Merah. Quand on a su que l’assassin de Toulouse était un musulman d’origine algérienne, tous ont décrit le gentil Merah, le petit gars de la cité, celui que tout le monde connaissait. Mais Esteban, lui, n’a pas le droit à ce traitement car il est un monstre, venant d’un village de la France rurale, blanc et fasciste, et a tué Clément, « saint patron » des antifascistes, jeune homme au « visage poupin », « brillant », « mort pour ses idées », lui qui « respectaient celles des autres » (sic ! vraiment lu dans un numéro de Libé ces derniers jours).

Chers lecteurs, voici un exemple de décryptage des articles et des écrits de la gauche. Il faut être prudent et prendre beaucoup de distance avec ce que vous lisez dans la presse de gauche. La tyrannie médiatique décrite par Jean-Yves le Gallou est une réalité,comme le montrent nos derniers articles d’aujourd’hui à propos du Pape.
Restons donc vigilants et n’oubliez pas que le totalitarisme n’est pas forcément représenté par des hommes avec des bottes et parlant allemand. Désormais, il se prétend antifasciste, démocratique, progressiste et laïc.

Le Rouge & le Noir veille.

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15 juin 2013 Louis Jaeger

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