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Cours Fourest, Cours !

18 janvier 2013 Contributeurs extérieurs

Cet article de TRTL commente les propos de C. Fourest du 13.01 - jour de la manifestation qui a rassemblé plus d’un million de Français - extrait vidéo BFMTV

NON Madame, en effet, psychanalyste, vous ne l’êtes pas ; vos propos sur l’état de santé mentale de Xavier Bongibault me rappellent le titre d’un livre Une nouvelle maladie mentale en URSS : l’opposition de Vladimir Boukovsky. Parce que M. Bongibault est homosexuel et, en désaccord avec ce projet de loi, il serait dérangé ?

Ce n’est pas lui que je sache, qui divise la société en deux. Si vous croyez cela, c’est que vous lui accordez beaucoup plus de crédit que ce que vous prétendez ! Pensez-vous vraiment, que ce sont des personnes comme X.B. qui brisent la société parce qu’ils mobilisent avec d’autres (homosexuels ou pas) des centaines de milliers de Français contre la loi Taubira ? Est-ce briser la société que d’exprimer en masse (ou de façon "consistante" comme dirait l’Elysée) un désaccord sur une loi ?

« Où étaient ces gens quand on avait des grands débats sur les acquis sociaux ? » Mais Madame, ces gens-là travaillaient, et s’ils avaient estimé que ces acquis sociaux allaient changer une partie importante de notre société, ils auraient manifesté et N. Sarkozy n’aurait pas pu les ignorer !

Quand le gouvernement de Pierre Mauroy en 1984 a voulu voter le projet de loi Savary pour un grand service public unifié et laïc de l’éducation nationale, le peuple s’est exprimé : le 24 juin de cette même année une manifestation géante a rassemblé deux millions de personnes selon les organisateurs, et au moins 560 000 selon la police (Antenne de France2 : journal de 20h). Qu’a fait le gouvernement ? Le 14 juillet 1984 sur TF1, le président de la République François Mitterrand, a annoncé le retrait du projet de loi Savary ! Une seule question me vient à l’esprit face à ce rappel historique : comment le gouvernement peut-il décider qu’un million de personnes dans la rue, ce n’est pas suffisamment « consistant » pour, ne serait-ce que revoir ce projet de loi, au lieu de l’imposer ?

Madame Fourest précise bien que les premiers mois ayant été des échecs en terme de politique économique, il faut que nous marquions des avancées pour ne pas donner le sentiment au peuple ou au gouvernement [je reste indécis sur ce point] qu’on ne recule pas sur tout. Je cite « Économiquement, c’est beaucoup plus difficile, mais au niveau des droits on peut au moins faire ces avancées, elles ne coûtent rien et donnent au moins le sentiment qu’on ne recule pas sur tout.
Le fait de faire ces petites avancées met dans tous leurs émois une partie des Français qui, dès demain, verront que le ciel ne s’est pas écroulé, que le mariage ne s’est pas dissout, que les familles continuent d’exister et même sont plus sécurisées qu’avant, elles font même encore plus envie qu’avant, il faudra passer à autre chose et je ne suis pas inquiète pour ça, la pacification des esprits viendra comme après le PACS
 ».

Mais Madame, si ce projet met dans tous leurs états une partie des Français, pourquoi ne pas chercher à les écouter, pourquoi le leur imposer ? Est-ce bien là, le fonctionnement d’une démocratie ? Pensez-vous qu’imposer une loi parce qu’on estime qu’elle est bonne pour le peuple, alors qu’une partie « consistante » de celui-ci proteste, c’est respecter le principe de liberté de chacun ?

Liberté, Egalité, Fraternité : vous ne POUVEZ PAS développer une de ces trois valeurs au détriment d’une autre !

Vous vendez ce projet de loi ! La famille moderne comme vous voulez la généraliser, donnera plus envie encore aux Français ? Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Le peuple n’a pas l’air d’en avoir très envie de votre modèle familial moderne !

Une partie consistante de la France demande un R-E-F-E-R-E-N-D-U-M !

TRTL

18 janvier 2013 Contributeurs extérieurs

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