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Au milieu des turpitudes...

21 octobre 2011 Jean Herbottin , ,

Après bien long oubli, je reprends donc la rime

Pour d’une fois encore blâmer ces turpitudes

Qui d’années en années, de bien fins millésimes

De sottise nous servent hélas en plénitude.

Ils sont bien trop nombreux ceux qui, de par la France

De la médiocrité sont croyants, pratiquants,

Nourrissant des discours bien trop pleins d’innocence,

De nature à ce soir me faire jeter le gant.

Croyants et pratiquants ? Que dis-je, même intégristes !

Il n’est plus pour ces fats de plus ignoble idée

Que celle qui nourrit ces odieux élitistes

A savoir que le beau se tire du passé.

Cette calamité a grand nombre d’adeptes,

Elle qui sur les arts fait jaillir des bubons

Avançant sans cesse de funestes préceptes,

Les mêmes qui naguère ont chassé les Bourbons.

Son nom je n’ose écrire, il nous fait trop de mal,

Mais, puisque vous poussez ma patience à bout,

Courage je me lance, c’est là chose anomale

Une fois dans ma vie il faut vous dire tout.

Ce pseudo « art » moderne, indigne punition

D’un monde à la dérive qu’une infinie bassesse

Qualifie la beauté de sotte arriération,

Déviant sans pitié l’eau claire du Permesse.

Hélas ledit fleuve fut bien trop pollué

Par ces chantres idiots et ces nouveaux prophètes

Des cubes avec des trous très bien évalués,

Désignant ces croûtes de haut travail d’esthète.

A Calliope, Euterpe, Polymnie, Erato

Succèdent Houellebecq, Maé et Portzamparc,

A Champmeslé, Eiffel, Philidor et Boileau

Suivent Nouvel, Cali, Besson et Bob Sinclar.

Au beau ils substituent leur idéologie

De gaulois bien médiocres, se muant en marchands,

Vendant du vent bien vide aux bobos de Paris,

Qui pendent leurs produits dans leurs appartements.

Fièrement s’y fixent ces vils individus,

Eux pour qui les monnaies sont le seul étalon

Nous taxant sans pitié de provinciaux obtus,

Sitôt que l’on s’extrait de leur sotte chanson.

Force est de constater qu’en cette heure funeste

Où sonne le glas lourd d’un antique héritage,

L’esprit trop se retire, lui succède la peste

Qui dénie un peu plus les prouesses des âges.

Les voilà reléguées aux greniers poussiéreux,

Bêtement oubliées sous leur lourd emballage,

Destinées à l’oubli, pareilles aux miséreux,

Sur qui ces partageux défèquent à leur passage.

Fuyez, surtout, fuyez ces basses exigences

Des vulgaires esprits, malins commanditaires,

Gravant dans le marbre cette nouvelle alliance

Qui fait d’un art divin un métier mercenaire.

21 octobre 2011 Jean Herbottin , ,

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