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Arrêtez de vous excuser d’être de droite !

Mardi 25 février à l’Assemblée, Manuel Valls nous a encore fait une brillante démonstration de son incapacité à faire face à la contradiction. Alors que le député de Vendée Yannick Moreau l’interpellait lors des questions au gouvernement sur son deux poids deux mesures permanent suite au saccage de Nantes par des groupes de l’ultragauche, le faux-dur catalan a littéralement dépassé les limites de la raison, laissant planer un doute persistant sur ses capacités mentales. Non seulement il a botté en touche, comme à son habitude, en reprochant la complaisance de l’UMP vis-à-vis des prétendus activistes lors des Manifs Pour Tous, mais il a pris à parti Claude Goasguen, qui n’avait rien demandé, en lui reprochant son appartenance à l’extrême droite. Le bon vieux poncif de Staline consistant à traiter son ennemi de fasciste pour tuer le débat fait toujours école (existe également des variantes selon le contexte, il suffit de remplacer « fasciste » par « raciste », « antisémite », ou « homophobe »). Valls a réussi son effet. Tollé immédiat, les députés UMP quittent l’assemblée, sous l’œil narquois de la gauche qui a tout pouvoir actuellement.

Il ne s’agit pas ici d’enfoncer encore plus le sinistre de l’Intérieur, qui n’a plus vocation qu’à s’écraser dans les sondages depuis ses gesticulations contre Dieudonné. Les Français, qui l’avaient un temps considéré comme le meilleur ministre du gouvernement, voient enfin son vrai visage, et c’est tant mieux. Et puis, par charité chrétienne, j’ai quelques scrupules à tirer sur une ambulance (même si parfois, ça soulage).

J’aimerais souligner ici l’attitude déplorable de la droite, ou ce qui fait office de dans l’hémicycle. Au lieu d’assumer clairement ses positions et ses convictions, nos vaillants députés ont préféré jouer la carte de l’indignation hessélienne, en se drapant dans une dignité qui leur va si mal. Que Goasguen ait appartenu ou non au groupe Occident dans sa jeunesse (puisque c’est à cela que faisait allusion Valls), je m’en moque. En revanche, j’en ai assez que cette droite molle considère comme insultant l’étiquette « extrême droite » que veut lui coller la gauche. J’en ai assez de voir ces hommes politiques qui se disent de droite et qui courent en permanence après des certificats de fréquentabilité, décernés par cette gauche dégoulinante de moraline. Est-ce qu’elle se justifie, elle, lorsqu’elle compte dans ses rangs des maoïstes, trotskistes, communistes, et autres « istes » au bilan chargé de morts à travers l’Histoire ? Se justifie-t-elle lorsqu’elle fait allégrement sauter le verrou de ce « pacte républicain » que personne n’a signé en s’alliant avec toute l’ultragauche à chaque second tour de scrutin ?

Tant que les politiques se trouvant actuellement à la droite de l’échiquier accepteront le sur-moi moral imposé par la gauche depuis au moins trente ans, la bataille culturelle n’est pas près d’être remportée. Et si ces hommes politiques refusent de renverser la table, alors il faut s’en débarrasser pour les remplacer au plus vite par ceux qui n’auront pas peur de montrer à tous que le roi est nu. A vous tous qui briguez des mandats, portez haut vos couleurs, mais arrêtez de mentir. Comme l’a si bien écrit Corsaire : la droite, aimez-la ou quittez-la.

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