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« Leur Souffle » : un film sur les moniales de Jouques pour « donner à voir une expérience de relation à Dieu »

20 juillet 2015 Hans Storck , ,

Cécile Besnault, étudiante en deuxième année à l’École Nationale Supérieure Louis Lumière, projette de réaliser un film documentaire intitulé « Leur Souffle » à la rencontre des moniales de l’Abbaye Notre-Dame de Fidélité, à Jouques. Elle a bien voulue répondre aux questions du R&N et nous expliquer plus en détails son projet.

R&N : Quel est votre projet et quelle est sa finalité ? Comment cette idée de filmer ce lieu extérieur à tout bruit médiatique paradoxalement vous est-elle venue à l’esprit ?

C.B. : « Leur Souffle » sera un film documentaire sur les bénédictines de l’Abbaye de Notre Dame de Fidélité, à Jouques, près d’Aix-en-Provence. Le tournage aura lieu en août, en équipe réduite : un chef opérateur et son assistant caméra, un ingénieur du son et moi, réalisatrice du film. Nous aurons la chance exceptionnelle de pouvoir filmer en clôture ; et la confiance et la bienveillance des moniales vis-à-vis de nous comme du projet nous permettent d’établir une belle relation entre filmeurs et filmées, ce qui est indispensable pour faire un beau documentaire.

Ce film est destiné à être envoyé en festival ; nous envisageons un format d’une cinquantaine de minutes pour le moment, mais nous nous réservons la liberté d’aller au-delà : le tournage peut réserver de belles surprises et, depuis sa genèse, le projet prend de plus en plus d’ampleur ainsi qu’une belle direction. Si j’envisage les festivals, c’est dans le but de multiplier les possibilités d’un bel avenir en salle si le film est réussi et est apprécié. En effet, un film est toujours réalisé pour les autres et « Leur Souffle » est un cadeau que je voudrais offrir au plus de monde possible. C’est en passant quelques jours dans cette abbaye, à Noël dernier, que j’ai été marquée par les moniales que j’y ai rencontrées. Elles rayonnaient, chacune à leur manière, d’une joie profonde et sereine. En parlant avec elles, j’ai été impressionnée par leur grand équilibre qui faisait d’elles des femmes fortes. En retournant à ma petite vie d’étudiante à Paris, l’idée a fait son chemin petit à petit : je voyais qu’autour de moi cette même joie comme cette force n’étaient pas très présentes. Ce film s’est alors imposé comme une nécessité : j’ai senti qu’il était crucial de rendre ce témoignage mais j’étais consciente qu’il n’est pas aisé de filmer en ces lieux. J’ai donc parlé de mon projet à la communauté à Pâques qui l’a très bien accueilli, reconnaissant que sa valeur artistique allait de pair avec sa valeur apostolique.

R&N : En filmant ces religieuses, c’est de l’Homme et de ses aspirations profondes que je veux parler : qui est l’Homme ? Qu’est-ce qui le fait vivre ? Qu’est-ce qui comble son cœur ?

C.B. : Dans la Genèse, il est écrit qu’au commencement, Dieu « insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant » (Gn 2, 7). Ce verset m’émerveille parce qu’il évoque la relation d’amour préexistante entre Dieu et l’homme et qu’il en est la concrétisation : Dieu couronne Sa Création avec l’homme, en lui faisant le don merveilleux d’une âme. Âmes toutes uniques, infiniment précieuses, toutes pétries d’amour. Il est impossible d’exprimer pleinement cela par l’Art mais on peut en saisir quelques essences pour les partager avec les autres. C’est pourquoi je fais miennes les paroles d’un cinéaste russe que j’admire beaucoup, Andreï Tarkovski : « si je devais dire en quoi consiste ma vocation, je dirais qu’elle consiste à tendre vers l’absolu en cherchant à élever le niveau de mon art. ». L’Art doit en effet être tendu vers la Vérité et doit chercher à révéler un peu de ce qui est caché en ce monde. Cependant, si l’Art doit y tendre, là n’est pas l’essentiel : connaître la vérité n’a du bon que si elle nous porte vers un plus grand amour. « Nous sommes crucifiés dans une seule dimension, alors que le monde est multidimensionnel. Nous le sentons, et nous souffrons de l’impossibilité de connaître la vérité. Mais il n’est pas nécessaire de connaître. Il faut aimer. Et croire. La foi est la connaissance à l’aide de l’amour. » [1]. Ainsi, la démarche de Leur Souffle, plus qu’une recherche de vérité, est une invitation à être pleinement homme, en aimant.

R&N : Pourquoi avez-vous choisi l’Abbaye Notre Dame de Fidélité et les bénédictines comme témoignage ?

C.B. : Comme je l’ai évoqué auparavant, ce projet de film est né de la rencontre que j’ai faite avec ces moniales. C’est parce qu’elles m’ont touchées, que j’ai senti qu’elles vivaient pleinement, qu’elles étaient entières et simples, fortes et joyeuses que j’ai choisi de faire un grand film sur elles, un film qui soit un témoignage pour le monde. De plus, la vie bénédictine regorge d’images cinématographiques fortes et se prête donc à être exprimée par le médium cinéma. En effet, les traditions monastiques sont magnifiques : voir une moniale à l’enluminure est très frappant car ce travail est l’un de ceux qui conduit le plus aisément à la méditation. Ce qui se joue alors sur le visage laisse entrevoir le mystère de la relation à Dieu. Mais je pense surtout aux travaux aux champs, et notamment dans les vignes : ce sont des images évangéliques et beaucoup de paraboles de Jésus passent par l’entendement et le cœur de l’homme grâce à ces images-là. Et ce n’est pas rien : ce sont avec ces symboles que Jésus parle du Ciel et du chemin qui y mène ! Ces images de religieuses travaillant dans les champs permettent ainsi de rendre visible et concret ce que je veux exprimer ; tout cela étant toujours très lié à l’Écriture Sainte.

Enfin, la liturgie des heures tient une grande place dans la vie bénédictine puisqu’elles chantent en communauté les sept offices et que la liturgie est très élaborée et de toute beauté. Par le chant des psaumes, elles prient pour le monde présent et anticipent déjà le Royaume des Cieux en chantant les louanges de Dieu. Ainsi, le son aussi a une belle part à jouer pour rendre la vie bénédictine au cinéma : les chants grégoriens de Jouques sont magnifiques et mènent le cœur à la prière. La particularité du chant grégorien est qu’il est un chant monodique : il faut donc que toutes les voix chantent à l’unisson. Il manifeste ainsi pleinement la pleine communion qui aura lieu au Ciel. De plus, cette forme de chant favorise l’intériorisation des paroles chantées. Une autre particularité du chant grégorien est qu’il ne suit pas le rythme musical classique. En effet, le rythme grégorien n’est pas aussi mathématique n’étant pas organisé en mesures. Le chef de chœur ne marque donc pas le rythme mais esquisse de sa main des volutes qui montent. Ainsi, les moniales doivent rester à l’écoute les unes des autres pour chanter ensemble : là-encore, le chant grégorien requiert une grande union dans sa pratique. Et le silence, lui, a de belles traductions cinématographiques à trouver pour participer à l’expérience à laquelle j’aimerais mener les spectateurs de « Leur Souffle ».

Enfin, les bénédictines font partie d’un ordre cloîtré : elles sont donc hors du monde. Mais ce qui est très beau, c’est que par leur vocation à la vie contemplative, elles sont au cœur du monde par leurs prières pour l’humanité. C’est un aspect essentiel mais paradoxal qui n’est pas toujours aisément compris. Il me semblait important de laisser entrevoir ce mystère de l’action invisible que mènent les contemplatives et que cela prenne du sens pour les spectateurs.

R&N : Quels aspects de cette magnifique vie monastique allez-vous explorer, comment comptez-vous faire passer en image l’harmonie d’une abbaye ?

C.B. : Je filmerai sans interviews pour inviter le spectateur à vivre une expérience en regardant ce film. En effet, je veux donner à voir une expérience de relation à Dieu, pour inviter à une expérience personnelle de relation à Dieu. Dans son livre Le Temps Scellé, le cinéaste russe Andreï Tarkovski explique le besoin qu’a l’être humain d’entendre des histoires, et plus particulièrement, de voir des films : « Le spectateur ressent le besoin de cette expérience de substitution, comme pour combler ce qu’il a oublié ou négligé, soit dans une sorte de « recherche du temps perdu » ». Cela me semble très juste et j’accorde beaucoup d’importance à l’expérience de cinéma, en tant qu’elle peut nous donner accès à des expériences non vécues, à des sujets de réflexion négligés, et que voir un film peut ainsi ouvrir l’esprit et réveiller.

Malheureusement, trop de films aujourd’hui entraînent à la passivité, que ce soit en conduisant à la rêverie sentimentale ou en faisant subir à l’esprit une série de plans montés à la catapulte, plans qui se succèdent alors à une vitesse effrénée. Ce qui me meut, c’est de réaliser des films qui réveillent et entraînent à l’action. J’aime beaucoup la théorie du montage d’Andreï Tarkovski parce qu’il veut laisser la place de penser au spectateur en réfutant le « cinéma de montage » de Sergueï Eisenstein et ses principes.

Comme Tarkovski, je souhaite laisser le temps au spectateur d’apporter sa propre expérience à ce qu’il voit, pour que mon film dépasse les limites de l’écran. Pour cela, je veux laisser le temps s’écouler au sein de chaque plan afin que l’esprit du spectateur puisse penser aussi par lui-même en regardant ce film. Cela passerait ainsi principalement par la réalisation de plans fixes, qui durent dans le temps. Et je souhaite aussi me passer de voix-off. Cet appel à la contemplation sera donc favorisé par le silence de l’Abbaye et des moniales mais aussi par le chant des psaumes puisque la liturgie des heures servira de fil conducteur pour la narration. En effet, ce qui est beau c’est que cette forme de prière épouse tous les aspects de notre humanité et qu’elle rythme le temps terrestre : elle est à la fois très humaine, et pleinement orientée vers le divin ; elle évoque ainsi la relation entre Dieu et les hommes.

Quelques-uns de ces partis pris forts – comme l’absence d’interviews et de voix-off – ressemblent à certains partis pris du film Le Grand Silence (2006) de Philip Gröning. Cependant, je veux m’en démarquer notamment par le point de vue. En effet, dans Le Grand Silence, sûrement à la demande des chartreux, le point de vue est souvent celui de quelqu’un qui se cache pour ne pas déranger. Il en résulte un malaise puisque l’on ne sent pas de confiance vis-à-vis de la caméra qui, finalement, peine à se faire oublier ; cela, à force de vouloir être absolument cachée – tâche impossible ! Je considère que pour réaliser un bon film documentaire il faut qu’une belle relation s’instaure et que le ou les personnes filmées en fassent un cadeau. C’est ensuite au réalisateur et à son équipe d’être à la hauteur pour recevoir ce don comme il le mérite. Le film ne sera jamais meilleur que le cadeau offert, mais il peut être aussi beau. C’est pourquoi je suis heureuse de voir la confiance que nous font les religieuses pour ce film car cela me permet d’adopter un vrai point de vue et de donner une belle place au spectateur. Pour moi, il est inenvisageable de me cacher derrière une porte ou d’adopter un point de vue surplombant si cela n’a pas lieu d’être. Pour faire hommage au cadeau que nous font les bénédictines de Jouques, nous ferons ce film avec elles, et donc près d’elles.

De plus, la lumière aura un grand rôle à jouer pour exprimer un peu de l’intériorité des moniales. A l’extérieur, nous filmerons en lumière naturelle, sculptant la lumière avec des réflecteurs lorsque cela est nécessaire. Mais le plus grand travail sera de choisir les heures de la journée favorables pour tourner telle ou telle séquence. Je souhaite que la lumière du film soit significative et contribue à raconter la vie de ces moniales et la présence de Dieu auprès d’elles. Nous avons la chance de filmer en Provence où le temps est très changeant et donc où les lumières se succèdent dans des paysages colorés. Quant au cadre, nous donnerons une attention particulière aux visages des moniales, que nous isolerons dans certains plans. Je pense notamment aux cadrages très dépouillés de Thérèse (1986) d’Alain Cavalier auxquels s’ajoutent la fixité : l’image prend une force incroyable et permettent d’obtenir une attention particulière sur les visages filmés. Je souhaite donner cette même proximité à travers le son, où grand travail sera réalisé sur le souffle des moniales, pour les séquences de travaux dans les champs. Cela me semble en effet une une manière intéressante de les faire s’incarner, au son, dans leur silence. Quand je parle avec mon chef opérateur des images souhaitées pour le film, je lui parle souvent des tableaux de Jean-François Millet, et notamment de L’Angélus, ainsi que des Glaneurs qui sont de grandes références picturales pour « Leur Souffle ». Enfin, j’ai la chance que notre premier assistant caméra soit aussi opérateur Steadicam. Ainsi, en contraste avec la fixité de la majorité des plans, quand cela sera nécessaire, nous pourrons réaliser des plans séquences en mouvement, d’une grande stabilité, qui donneront une respiration au film.

R&N : Qui voulez-vous toucher par ce film ?

C.B. : Tous, dans la mesure du possible. J’aimerais m’adresser aux croyants comme à ceux qui n’ont pas forcément la foi et que ce film pourrait interpeller et questionner. Les interrogations que je veux soulever touchent l’humain dans tout ce qu’il est et je souhaite que mon film ne soit pas hermétique aux non-catholiques. Je pense que la soif de Dieu est universelle malgré le fait qu’elle ne soit pas toujours conscientisée pour chacun. Un film est un bon moyen de toucher le cœur des autres ; c’est une façon délicate d’évangéliser : donner une expérience à vivre, un témoignage à voir, et de permettre à chacun, où qu’il en soit, d’avancer un peu plus loin dans sa spiritualité. Toucher le plus de monde possible ne peut se faire que si le film est diffusé largement et sort des petits réseaux. C’est pourquoi il est important que nous ayons des moyens de productions suffisamment grands pour augmenter les chances que le film ait ensuite une vie sur le grand comme le petit écran.

R&N : Dans une société souvent consumériste, relativiste et artificielle, quels sont les enjeux de la vie monastique ?

C.B. : Certains se demandent quelle est l’utilité de la vie monastique aujourd’hui. La vie contemplative est pourtant la forme de vie la plus importante pour le salut des âmes. Si l’on prend une image simple, on peut considérer que les contemplatifs jettent les filets dans la mer, les laïcs attrapent les poissons et les apostoliques préparent le poisson. Ainsi, rien n’est possible si les filets ne sont pas d’abord jetés, autrement dit, si l’action invisible engendrée par la prière des moines n’existe pas.

Nous avons beaucoup à apprendre de la vie contemplative. Les moines, en vivant en communauté, rappellent qu’une vie fraternelle vécue dans la paix et la charité est possible. Par leur dépouillement, ils nous invitent à une plus grande simplicité dans nos vies. Et par leur vie régulière, ils nous donnent l’exemple d’une vie équilibrée et humaine se partageant entre la prière, le travail et la vie fraternelle. Dans ce siècle dont le plus grand vice est sans doute la paresse et dans notre société où le chômage touche durement une grande partie de la population, les moines rendent au travail sa juste place et toute sa valeur. Enfin, la vie monastique ravive notre espérance sur le monde : elle nous rappelle que nous sommes aimés d’amour, d’un amour fou. Et, en anticipant le Royaume des Cieux par leur vie consacrée, les moines nous font espérer en la venue prochaine du Règne de Dieu, en la vie éternelle.

R&N : « Ora et Labora », quelle complémentarité y voyez-vous ? En quoi ces deux piliers sont indispensables ?

C.B. : La belle devise de l’Ordre de Saint-Benoît, « Ora et Labora » - qui signifie « Prie et travaille » - dit beaucoup de l’idéal de vie des bénédictins. C’est pourquoi j’ai choisi d’en faire la structure même de mon film, à travers des allers retours entre les instants consacrés à la prière et ceux consacrés au travail, non pas pour les séparer mais pour mieux témoigner du lien qui s’établit entre les deux. En effet, il n’y a pas de séparation entre la prière et le travail : plus on est pleinement homme, et plus on est pleinement uni à Dieu. Si le premier travail du moine est celui de l’office divin où il prie Dieu pour toute l’humanité, le travail manuel tient aussi une grande place dans sa journée. Il suffit de remonter aux origines pour voir à quoi aspire naturellement l’homme. Dans la Genèse, lors du récit de la création de l’homme et de la femme, on décrit l’humain comme l’intendant de Dieu. En effet, il est à la fois gardien du jardin, c’est son travail, et il est le seul à posséder le don de la parole : il a donc le devoir de louer Dieu au nom de toute la Création. Le travail est donc nécessaire pour que le cœur de l’homme soit comblé, puisque c’est par cette voie qu’il rejoint Dieu. De plus, le travail est aussi une prière s’il est offert à Dieu pour Lui rendre gloire et pour le salut des âmes. La particularité de la vie monastique selon la Règle de Saint Benoît est que l’on travaille en silence, pour faciliter la prière. Cela, parce que la vie monastique donne les moyens privilégiés pour conduire à l’union à Dieu.

Ainsi, je souhaite filmer d’une part les offices divins où les bénédictines louent le Seigneur et intercèdent pour l’humanité, et, d’autre part, les moments où elles travaillent à leurs emplois respectifs, aux champs, à l’atelier d’enluminure, à la cuisine, etc. Cela permettra de faire le lien entre ces moments où, travaillant, elles sont pleinement rattachées au concret de la terre et ceux où, fidèles à l’office divin, elles prient pour le monde présent et annoncent déjà le Royaume de Dieu par leurs chants. C’est pour moi la grande beauté de la vie bénédictine que de montrer ainsi que la terre est le chemin du Ciel.

R&N : D’un point de vue plus matériel, pourquoi une campagne de financement participatif d’un montant s’élevant à 6000€ au minimum ? Quels sont vos besoins concrets pour réaliser ce film ?

C.B. : Nous avons choisi de faire financer notre projet via la plateforme de financement participatif – parfois appelé par son nom anglais, crowdfunding – Ulule.fr parce que, pour que le film soit tourné cet été, les délais étaient trop court pour passer par une maison de production. De plus, cela permet que le film soit indépendant.

Plus de 130 personnes nous ont déjà fait confiance et, grâces à elles, nous avons réussi à réunir plus de 7400€, soit plus de 100% de notre objectif minimum sur Ulule. Avec cette somme, nous allons pouvoir faire le film avec un matériel basique mais efficace. Il nous reste maintenant sept jours pour arriver à réunir 9 500 € au total. Avec cette somme, nous serons en mesure d’utiliser un matériel à la hauteur de toutes nos ambitions artistiques.

Ce financement nous permettra, dans un premier temps, de bénéficier d’un plus grand espace de stockage pour nos fichiers vidéo, pendant le tournage. Nous pourrons ainsi tourner un plus grand nombre d’heures de rushes, ce qui nous permettra de tendre vers un plus long format si nous le jugions bon. Grâce à cela, nous pourrons aussi construire certains accessoires pour tirer le meilleur parti de notre matériel vidéo. Par exemple, très récemment, Simon Hérengt, jeune opérateur Steadicam, a rejoint notre équipe. Pour utiliser au mieux ses compétences, nous pourrons construire un « remote follow focus » rendant possible des mouvements de caméra virtuoses, avec une mise au point suivie. Nous pourrons aussi nous doter d’un système de réflecteurs nous permettant de sublimer la lumière du soleil en la travaillant finement afin d’essayer de révéler un peu la relation profonde qui lie ces moniales à Dieu.

Et enfin, après nos repérages à la Pentecôte, nous nous sommes rendu compte que, pour ce film, le son aurait une place prépondérante. Quiconque visite l’abbaye est charmé par la beauté des chants grégoriens qui accompagnent les offices. Nous pourrons déjà bénéficier, grâce au financement déjà réuni, d’un très bon matériel de prise de son. Mais si nous arrivons à atteindre ces 9 500 €, nous pourrons alors jouer dans une autre catégorie et rivaliser avec les plus belles bandes-son en prise directe de cinéma de fiction. Nous pourrons dès lors produire une version 5.1 de la bande-son, capable de restituer en salle de cinéma toute la grandeur des chants grégoriens. Notre campagne de financement clôturera le 26 juillet : il nous reste peu de temps pour réunir les fonds ! Il s’agit donc de notre dernière ligne droite pour cette campagne de financement pour le film

Vous pouvez nous soutenir en faisant un don sur fr.ulule.com/leur-souffle/ J’ai beaucoup d’espérances pour ce film et espère qu’il pourra faire beaucoup de bien aux âmes. Merci pour votre aide !


[1Journal, Andreï Tarkovski.

20 juillet 2015 Hans Storck , ,

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