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Comme l’a rappelé le Salon Beige, le monde entier, sauf la France, a été mis au courant de l’action des Hommen, hier, lors de la finale de Roland Garros [1]. Le match de tennis a été interrompu et perturbé par plusieurs jeunes hommes, torse-nu et masqués de blanc, tenant des bâtons de fumigènes rouges.

Un premier groupe a déployé une banderole appelant à la démission de François Hollande, cependant qu’un courageux Hommen descendait sur le court de tennis, sans commettre aucune violence. Dans les tribunes également, plusieurs drapeaux ont été déployé et des slogans ont été clamés.

Un court de tennis n’est pas un lieu sacré.

L’activisme en marge de manifestations sportives a toujours été pratiqué... Quand il n’est pas a posteriori célébré. [2]

Alors qu’une manifestation de soutien est en cours au 75 rue de la Faisanderie, devant le commissariat du XVIe arrondissement, et que la garde à vue des Hommen arrêtés est injustement prolongée de 24h, on apprend que deux nouveaux chefs d’inculpation pouvant valoir 7 ans d’emprisonnement ont été retenus : "violence avec arme par destination" et "visage dissimulé". Il faut en déduire qu’un fumigène et une banderole sont de dangereuses armes, et qu’un masque de carnaval équivaut à une cagoule. On peut consulter l’article concerné du code pénal en cliquant ici.

Or, les vidéos prouvent que la seule violence, s’il y en a eu, provient du service de sécurité qui a plaqué l’Hommen de façon musclée.

Rappelons également que les Femen avaient été immédiatement relâchées après un simple et rapide contrôle d’identité, suite à leur profanation à Notre-Dame de Paris. Pourtant, le montage ci-après rappelle fort bien que l’acte était d’une gravité sans commune mesure.


[2« Le 16 octobre 1968, une controverse éclata au terme de la finale masculine du 200 mètres. Les coureurs américains Tommie Smith2 et John Carlos arrivés premier et troisième du 200 mètres protestent contre la ségrégation raciale aux États-Unis en baissant la tête et en pointant, lors de l’hymne américain, leur poing ganté de noir vers le ciel, sur le podium de la remise des médailles. » extrait de l’article wikipédia Jeux olympiques d’été de 1968.

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