L’infolettre du R&N revient bientôt dans vos électroboîtes.

Chers amis,

Voici votre réinformation du jour. N’oubliez pas d’écouter les bulletins de Radio Courtoisie.

1. Retour aux enfers de l’Aberration, suite

C’est avec tout l’art du thriller que L’Aberration nous avait tenus en haleine dans les palpitantes aventures du tueur néo-nazi blond aux yeux bleus... L’histoire cousue de fil blanc, avec son flop final, n’aura cependant pas suffi à amuser le public : le bateau continue de couler... Après ce coup de ridicule, dans un contexte où les ventes ne cessent de baisser pour le vilain journal de gauche, L’Aberration tombe encore un peu plus en ruines par des guerres intestines et la pratique classique de l’épuration (il faut bien s’y entraîner pour le Grand Soir). Demorand va donc payer le prix des pots cassés à cause du poste qu’il occupe, étant sans doute un peu trop capitaliste. C’est ainsi que les choses se décident aux pays des salariés souverains... mais quant à dire que ces mêmes journalistes - votant à près de 90 % contre leurs dirigeants - devraient se mettre à écrire de bons articles... Pas la peine d’espérer ! La chute promet encore d’être douloureuse.

2. FN : la France serait composée à 50% de démocrates et 50% d’anti-démocrates

Le sondage de lundi indiquait que 42% de Français étaient enclins à voter FN, Abel Mestre nous dit désormais qu’une majorité du pays considère ce parti comme dangereux pour la démocratie.
Il s’agit tout d’abord d’un sondage réalisé pour France Bleu sur un échantillon de moins de 980 personnes et au téléphone. Pour avoir déjà été contacté par de tels instituts d’opinion votre serviteur confirme que la fiabilité du sondage est assez basse. Plus les questions sont complexes, alambiquées et orientées vers des cas particuliers mais avec comme résultat une affirmation simpliste, et finalement dénuée de sens, plus vous avez de chances d’obtenir un sondage complètement bidon.
Par ailleurs, aucune relation n’est faite avec le sondage qui nous annonçait que 42% des Français n’excluaient pas de voter FN. Peut-être parce qu’aucun sondage n’est fiable ?
Enfin, on se délectera de deux éléments importants à saisir : le contexte de la publication de cet article et l’auteur. En effet, après un battage médiatique durant lequel le système a singé une contre-offensive anti-peste brune en faveur de Taubira, les media ont repris en chœur le récit d’un ancien UMP passé au FN puis revenu chez parent 1 et parent 2. Cela confirme notre opinion : les media ont peur.
L’auteur, quant à lui, n’est pas innocent. C’est l’archétype du gauchiste mal rasé, haineux, bouffi d’orgueil et de certitudes. Fourest version un peu plus masculine, qui lui aussi, a trouvé comme principale occupation, celle de débusquer les affreux fascistes et de se présenter en grand spécialiste de l’exxxtrême-droâte. Autant dire que cet article de l’Immonde n’a rien de scientifique.

3. Ces femmes qui haïssent l’Église :

La mort du Grand Ami des Femmes Lucien Neuwirth a donné l’occasion aux ennemis internes de l’Église, dignement représentés par la cohorte frustrée des « théologiennes » à jupes, de prouver, si cela était encore nécessaire, leur haine de l’Église (malgré leurs faibles protestations) et de toute morale un tant soit peu exigeante. C’est bien sûr la sorcière-en-chef Anne Soupa qui reprend les vieux clichés ridicules au milieu des lieux communs sur l’époque pré-pilulaire afin de rendre un "hommage vibrant" au père de la destruction hormonale, de la déresponsabilisation des individus et enfin de l’asservissement des femmes aux libidos les plus déréglées.
Mais, nous dit-on, tout cela est bon comparé à ce "combat obscur et inavoué pour la maîtrise du corps des femmes" qu’aurait mené l’Église. Ces mots viennent-ils de la bouche d’une catholique ? On peine à le croire tant cela vibre de mépris et de rancune.
Faut-il rappeler que Christine Pedotti, l’autre tête de cet Orthos misérable, s’était également fendue sur le même site-torchon-jupon, d’une étonnante chronique comparant l’avortement à une guerre nécessaire ?
Chaque jour que Dieu fait semble nous montrer à quel point ces gens n’ont plus rien en commun avec le Christ, et qu’ils appartiennent à Mammon.

4. La désinformation des pleureuses homosexualistes

Le Plus, la plate-forme de contributeurs du Nouvel Imposteur, publie les lamentations d’un responsable des coteries homosexualistes, qui raconte, avec le pathos habituel, l’agression qu’il a subie avec son partenaire sexuel sous la main d’individus visiblement motivés par des sentiments « homophobes ». Naturellement, et l’auteur, après son petit récit larmoyant, en fait l’aveu lui-même, il s’agit des tenants de la diversité, tant célébrée par les mêmes qui ont imposé le « mariage » ganymède, un phénomène qui n’est pas nouveau puisqu’il rappelle la bastonnade dont avait été victime Wilfrid de Brujin. L’auteur du présent torchon a le mérite, lui, de ne pas inventer des agresseurs « cathos » de la Manif Pour Tous.

Mais comme il faut faire bonne mesure, on aura le plaisir de le voir chercher à mettre en évidence un lien bien improbable entre ses agresseurs, de bonnes vieilles racailles classiques, et ceux qui ont « théorisé » l’homophobie durant des mois. Ignorant que la « jeunesse » issue du monde merveilleux de la banlieue n’a absolument pas attendu les catholiques pour casser du pédé, l’auteur semble avoir bien du mal avec le réel. Mais pour criminaliser les opposants au progrès, les sectateurs d’icelui ne sont prêts à reculer devant aucune manipulation ridicule.

5. La sempiternelle révolution imaginaire de l’Église catholique

« Le Pape installe sa révolution dans l’Église » : on avait connu Jean-Marie Guénois du Figaro mieux inspiré. Et de fait, on ne manque pas d’être déçu : de sensibilité assez ratzingérienne, le journaliste ne devrait pas ignorer que révolution et Église catholique ne font pas très bon ménage. Et ces lignes n’agréeraient guère plus à un progressite où on apprend en somme rien d’extraordinaire ni de très palpitant, sinon que le pape François infléchira peut-être la façon de gouverner l’Église.

Pour le reste, il ne fallait pas compter non plus sur Stéphanie Le Bars de l’Immonde pour déceler les trésors spirituels de l’exhortation apostolique. Le simple titre de l’article (« Le pape appelle l’Église à sortir du « catalogue des péchés ») laisse penser que le Saint-Père opère une révolution morale : il n’en est rien. On lit encore sous la plume de cet inénarrable journaliste que le Souverain Pontife appelle à « une meilleure sélectivité dans le recrutement des clercs ». Un jour peut-être ces spécialistes auto-proclamés des religions comprendront-ils que parler de l’Église comme d’un gouvernement ou d’une multinationale n’a vraiment aucun sens.

6. Quand les media confondent politique étrangère et désintégration nationale

Le Nouvel imposteur a tenté d’être académique et scientifique, mais comme pour Lilian Thuram, il ne suffit pas de porter des lunettes pour être intelligent. Il faut aussi dire ou écrire des choses qui ont un minimum de sens, de vérité historique et factuelle. Or, cet article associant la marche des beurs à la politique étrangère pro-arabe de la France n’a tout simplement aucun fondement intellectuel. La faute ne revient pas tant à l’historien qui répond aux questions, Benjamin Stora, ancien militant trostkyste devenu plus intelligent et moins sectaire, qu’au medium qui accentue l’association des orientations françaises en matière internationale à la société française dont la population est progressivement remplacée.
Si la politique pro-arabe au Moyen-Orient de François Ier (le roy) a été conservée par les chefs de l’État français sous la plupart des régimes (exceptée la IVe République), elle ne signifie pas que la société française accorde en son sein une place particulière aux "Arabes". Tout était une affaire de politique extérieure et en aucun cas de modèle pour la population française continentale.
Cette vision qui associe étroitement la composition de la société avec les orientations de la politique étrangère est finalement très communautariste, très nord-américaine. Une fois de plus, le mondialisme nous impose des méthodes de réflexion erronées. L’école réaliste avait défendu, à juste titre, la distinction stricte entre la direction de l’État en matière internationale et la société civile. Mais ce monde des bisounours étranger à la verticalité du pouvoir croit pouvoir entretenir le mythe d’un monde uniquement bâti sur des liens transnationaux et une carte sans frontière.
Si nous suivons le raisonnement présenté dans cet article, les "beurs" ont un rapport avec les pays qui ont été ou sont les alliés de la France. Or, la politique moyen-orientale de la France ne s’est pas faite en premier lieu au nom d’alliance avec l’Islam ni avec les Arabes, mais orientée vers la protection des Chrétiens d’Orient, pour prendre à revers la maison des Habsbourg et s’imposer face à l’orthodoxie (élément très souvent oublié). Par ailleurs, ces beurs sont en grande partie d’origine algérienne, et le sont souvent de cœur et savent montrer cette fierté. L’Algérie n’incarne pas le monde arabo-musulman et n’a pas de lien avec l’histoire de la France au Moyen-Orient. En revanche elle constitue un souvenir douloureux pour la France. Nous avons conduit une aventure en Algérie, libéré les Européens qui y vivaient, de l’esclavage et des razzias permanentes, construit le pays par notre administration, notre armée (surtout) et nos familles qui, elles, ont travaillé en arrivant sur une nouvelle terre. Puis, les pieds-noirs y ont été abandonnés et les harkis trahis, livrés aux barbares du FLN. C’est cela qui cause la douloureuse relation franco-algérienne. Et le fait de brandir son algérianité en France est une insulte, une provocation, un crachat sur le drapeau.
Vous ne manquerez pas d’ailleurs de lire le petit rappel implicite qui associe toute personne opposée à l’immigration à un assassin de masse en puissance.
Enfin, Stora évoque "l’histoire commune à écrire", sur la base cette association fallacieuse. La désintégration nationale, c’est maintenant.

Le Rouge et le Noir veille.

Ascalon de Saint-Maur, Carl Moy-Ruifey, Louis Jaeger, Samengrelo & Vivier du Lac

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