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Donald Trump, le vote du ras-le-bol général

Les politiques et les media, qui n’ont toujours pas fini de se remettre après la claque magistrale de la nuit du 9 novembre — ils auraient pourtant pu s’y préparer s’ils avaient consulté Wall Street qui le donnait gagnant à 86% —, s’empêtrent dans des analyses qui ont pour point commun de ne pas examiner le fond de la question. Après l’explication par le dénigrement (l’électeur de Trump est idiot, raciste, xénophobe, misogyne et homophobe — ne rayez pas la mention inutile, il est tout cela à la fois), l’explication par catégorisation (tel le portrait-robot de l’Express qui en réalité ne représente qu’une partie de l’électorat de Trump et n’explique rien du tout) et l’explication par rejet de responsabilité (c’est la faute de Facebook si les Américains ont mal voté), il est grand temps de se pencher de plus près sur cet électorat et sur les raisons pour lesquelles il a posé un geste qui va profondément bouleverser la vie des États-Unis... et plus encore.

Si les Latinos ont voté à 71% pour Clinton, comment expliquer que 29% des votants l’aient fait pour Trump ? Si les Afro-Américains qui ont voté l’ont fait à 92% pour Clinton, il en reste 8% qui ont voté, et même milité pour Donald Trump. Quant au vote blanc, il n’est pas si tranché qu’on a voulu le voir...

Pour répondre à ces questions, nous utiliserons principalement les réseaux sociaux youtube et twitter, finalement plus fiables que les grands media, où l’on pouvait voir depuis un certain temps que Trump, à défaut peut-être de gagner, n’aurait perdu que de peu l’élection.

Au cœur du vote pro-Trump : le rejet de la culture hors-sol des grandes villes

Une simple comparaison entre deux cartes montrent que ce sont les grandes villes, les régions où les Latinos sont majoritaires comme au Texas du Sud [1], et les rives du Mississippi où vit une très nombreuse population noire qui ont voté majoritairement pour Hillary Clinton.

50% de la population américaine vit dans seulement 146 comtés (en bleu) sur 3000
Résultats des élections 2016 par comté

La culture hors-sol arrivée à saturation

Difficile de qualifier la culture particulière de ces grandes villes occidentales : “mondialiste”, “anti-naturaliste”, “hors-sol”... Sans vrai terroir, sans peuple identifiable, sans véritable identité, sans traditions spécifiques et plus liées entre elles qu’avec le reste du pays où elles se trouvent, elles partagent des caractéristiques communes : une population cosmopolite, travaillant dans le secteur tertiaire, friande de “cultures” diverses qui ont toutes pour point commun d’avoir été déracinées et de ne plus être cultivées qu’hors-sol, préférant le mouvement à la permanence, le bruit au silence, la fête au recueillement, la nouveauté à la tradition, l’individualisme aux solidarités naturelles, la liberté individuelle au devoir collectif.

Y règne le culte moderne de la société diverse, inclusive, ouverte, tolérante à tout ce qui ne ressemble pas au pays dont elles sont issues et où elles se trouvent. Une tolérance d’apparat, car elle ne s’étend qu’à des versions occidentalisées des cultures étrangères — on ne coupe pas encore publiquement les mains des voleurs dans les rues de New York — et à une version sécularisée des religions — il faut respecter toutes les religions, mais ces pro-vie sont vraiment des arriérés. Toutes les frontières doivent être ouvertes car tout le monde est humain, donc pareil. On y vénère la nature jusqu’au millénarisme écologique, et ce d’autant plus qu’on en est totalement coupé — témoin le mouvement vegan qui ne supporte pas que l’on fasse aux animaux ce qu’ils se font naturellement entre eux et font aux humains sans états d’âme.

Au nom de l’individu, norme suprême, tout propos ou attitude pouvant être blessant (“offensive”) doit être banni. C’est la foire aux prides et aux acceptance groups revendiquant les droits des noirs, Latinos, infirmes, gros, aveugles, sourds, homosexuels, trans, polyamoureux, femmes, allergiques divers, et cætera. Tout s’y considère sous l’angle des “droits”... et va désormais bien plus loin que les actes et les paroles : il est désormais obligatoire de penser de façon ouverte et de tout aimer. Race, sexe, taille, poids, religion, statut social : tout est injustice et privilège. Les tout nouveaux safe spaces assurent le confort émotionnel d’une jeune génération qui n’accepte plus d’être contredite. L’emploi, même raisonné, de la force, est disqualifié — interventions policières, port d’arme ou fessée, même combat — sauf lorsqu’il s’agit de lutter contre l’injustice et la haine, ce qui donne alors tous les droits.

Autant dire que les Américains dans leur ensemble en ont assez de ces injonctions “morales” perpétuelles qui vont à l’encontre de leur culture, de leur religion [2], de leurs traditions et prétend s’immiscer jusqu’à l’espace le plus intime de leur pensée et de leurs sentiments. Surtout quand ces revendications sont prétextes à des émeutes qui mettent à sac leurs centre-villes, avec la bienveillance des media parce que tout cela part d’une bonne intention, n’est-ce pas ?

Quand tous les gens ordinaires qui ne sont ni racistes, ni misogynes, ni homophobes, ni intégristes en ont tellement marre que vous les traitiez de racistes, de misogynes, d’homophobes et d’intégristes qu’ils s’en vont voter contre votre candidate, est-ce que vous :
A. revoyez votre conduite et votre stratégie de communication pour convaincre les gens de partager votre point de vue politique ?
Ou
B. les traitez de racistes, de misogynes, d’homophobes et d’intégristes et leur criez dessus encore plus ?
Au vu de la plupart de ma timeline, vous avez choisi la réponse B, et c’est pour ça que votre candidate a perdu.

« Les manifs anti-Trump me rendent encore plus fier d’avoir voté pour Trump. Ce genre de comportement est la première raison pour laquelle j’ai voté pour lui. Je suis fatigué de toute cette fragilité. »

Alors évidemment, quand les grands arguments de campagne d’Hillary Clinton étaient « Nous allons poursuivre les progrès accomplis » et « Élisez la première femme présidente des États-Unis », le rêve promis semblait plutôt à la suite du cauchemar.

Qui dit rejet de cette utopie mondialiste tolérante et progressiste, dit rejet de ceux qui la portent. Le spot publicitaire réalisé par des stars pour la campagne d’Hillary Clinton et diffusé à grands frais sur les chaînes de télévision n’a pas fait le poids face à sa parodie tournée par quelques dissidents d’Hollywood et véhiculé gratuitement par les réseaux sociaux.

« Heureusement que les stars sont là pour me dire de voter, je n’y aurais pas pensé ! »

Rendre à l’Amérique sa grandeur : les Américains ont d’autres problèmes que l’amour ressenti par les homosexuels

Clairement, le progrès — défini comme la satisfaction de toutes les revendications particulières féministes, raciales, communautaires, esthétiques, sexuelles et autres — n’est pas la priorité de l’Américain lambda. Beaucoup d’Américains ont souffert de la crise des subprimes en 2008 et en souffrent encore. Beaucoup aussi ont souffert de la désindustrialisation de leur région à la faveur de la mondialisation et de la relocalisation des usines dans des pays où la main-d’œuvre se paie moins cher. C’est en leur promettant un protectionnisme économique et le retour d’une industrie américaine locale que Trump a gagné les swing states de la Rust Belt.

Les Américains souffrent de l’immigration galopante, incontrôlée, qui bouleverse leur environnement et leur mode de vie, et ajoute d’autres injonctions morales à la liste déjà longue. Beaucoup aussi ont vu, paradoxalement, leur couverture santé diminuer avec l’Obama Care, et refusent par ailleurs de payer pour l’avortement de leurs compatriotes bisounours — ou snowflake liberals, comme les appellent leurs détracteurs.

En somme, ce qui unit les électeurs blancs, noirs, asiatiques et hispaniques de Donald Trump, c’est un désir unanime de changement, et peu importe celui qui le promet pourvu qu’il s’y tienne.

Les attaques contre Trump ne font pas le poids

Que lui reproche-t-on ? D’être raciste, misogyne, grossier, intolérant envers les handicapés... En somme, des tares insurmontables quand on partage le mode de pensée inclusif et tolérant des grandes villes, et complètement secondaires quand on vit en-dehors, et que l’on est accusé des mêmes tares.

Il faut le dire, ces attaques elles-mêmes n’étaient guère étayées que par quelques propos de Trump face caméra. L’homme ne ménageant personne, indifféremment du sexe, de la race ou du reste, les vidéos des pires moments de Donald Trump ne manifestent, pour un observateur ne partageant pas cette mentalité pointilleuse, que l’absence chez Trump d’une empathie particulière pour les gens en raison de leur situation défavorisée particulière. Et même quand elle font quatre millions de vues, les commentaires montrent que les électeurs de Trump ne sont pas convaincus.

De plus, Hillary Clinton et ses partisans ont commis l’erreur fatale de s’attaquer non seulement à lui, mais à ses partisans. Le terme de Deplorables (“les Pathétiques” ou “les Minables”) a été à peu près aussi bien reçu aux États-Unis que “les sans-dents” en France. Face à un électorat rebuté par un establishment qui, à son avis, ne l’écoute pas, Clinton ne pouvait pas faire pire. Trump en a immédiatement joué : son meeting de Miami s’est ouvert sur un fond d’écran reprenant un célèbre visuel de la comédie musicale Les Misérables avec pour titre Les Deplorables et pour fond sonore une chanson révolutionnaire de la même comédie musicale qui — cela tombait bien — exprimait parfaitement le sentiment de son auditoire vis-à-vis de la caste mondialiste bien-pensante parfaitement représentée par Hillary Clinton. Autant dire que les ventes de mugs, T-shirts, casquettes et autres objets permettant d’afficher fièrement sa qualité de Minable ont fait un tabac.

Un vote de conviction

Un programme simple, des idées simples

On se demande où les journalistes ont été chercher l’idée selon laquelle Donald Trump n’aurait pas de programme. Il était pourtant facilement accessible : https://www.donaldjtrump.com/policies/

Si la partie Infrastructures semble un peu nébuleuse, ses positions sur le Second Amendement, sur la politique familiale, sur la sa politique étrangère et sur l’immigration sont on ne peut plus claires.

En résumé, un ensemble de mesures concrètes répondant à des préoccupations concrètes, avec pour leitmotiv : “America first”.

Histoire de simplifier encore les choses, et pour restaurer la confiance d’un électorat échaudé par les promesses non tenues, Donald Trump s’est engagé sur un Contrat de dix-huit mesures qu’il a invité ses électeurs à télécharger et à signer, à côté de sa propre signature.

Un vote militant : le rôle des réseaux

Commençons par le vote religieux. On savait déjà qu’il fallait être pro-vie pour obtenir une investiture républicaine. Cela est dû à l’efficacité des lobbies opposés à l’avortement qui, en à peine dix ans, ont réussi à imposer dans tout le pays cette condition incontournable.

Les statistiques des votes pro-Trump parmi ceux qui se sont déplacés jusqu’aux urnes montrent que les “chrétiens” au sens large se sont mobilisés majoritairement pour Trump, de 52% chez les catholiques (sauf les Latinos) à 81% chez les évangélistes blancs ! Par contraste, les autres religions ont voté Hillary Clinton.

Répartition des votes par race et religion

Mis à part le vote pro-vie, comment une telle chose est-elle possible ? C’est le Hollywood Reporter qui révèle le pot-aux-roses : alors que tout Hollywood se jetait comme un seul homme dans les bras d’Hillary Clinton, le producteur Stephen Payne réalisait The Wolf in Sheep’s Clothing, un documentaire attaquant de front l’un des mentors d’Hillary Clinton, Saul Alinsky. Or ce film a non seulement été diffusé vingt fois sur la chaîne catholique EWTN, mais ses DVD ont été achetés, prêtés, échangés, offerts, regardés en famille et diffusés massivement dans les réunions d’église. On peut supposer que les évangéliques blancs en ont largement bénéficié. C’est aussi le cas de certains des 8% d’électeurs Afro-Américains qui, avant de voter pour Trump, ont été convaincus de déserter le camp d’Hillary Clinton suite à une projection organisée par leur pasteur.

Facebook a bien sûr été un atout pour Donald Trump, mais peut-être plutôt un atout par défaut. Ses utilisateurs savent bien que les fameux algorithmes de choix des contenus n’offrent que des publications susceptibles de plaire à l’utilisateur, qui se retrouve ainsi enfermé dans une “bulle” confortable de pensée uniforme. Cela ne fait probablement pas un vote, mais le conforte... et ce également pour les électeurs d’Hillary Clinton, qui n’ont clairement rien vu venir.

Les meilleurs alliés de Trump, en réalité, ont sans doute été twitter et youtube, car ces deux media permettent d’accéder facilement à des contenus beaucoup plus variés par mots-clefs. Là, le constat est sans appel : le compte twitter de Trump obtenait en général dix fois plus de retweets que celui d’Hillary Clinton — seuls ses derniers tweets post-élection atteignent les 100 000 à 200 000 retweets. Prenons pour exemple leurs tweets respectifs d’encouragement aux troupes le 8 novembre, jour de l’élection présidentielle. Celui de Trump ne comptait le soir “que” 250 000 retweets, mais pour les normes de twitter, c’est phénoménal. Celui d’Hillary Clinton, récemment supprimé, n’en comptait que 30 000.

Outre les comptes officiels et les vidéos discrètement réalisées par des professionnels, les partisans des deux bords ont bien sûr réalisé leurs propres contenus, souvent parodiques. Pepe the frog est ainsi devenu la mascotte des partisans de Donald Trump.

Donald Trump, l’incarnation du rêve américain

Cela choque l’observateur français, mais pour beaucoup d’Américains, Trump est un modèle. Parti de “presque rien”, un prêt d’un million de dollars accordé par son père, il est devenu milliardaire en quelques années de travail. Il est connu dans tout le pays grâce à ses concours de miss — il est propriétaire des concours Miss America et Miss Univers — et par son émission de télé-réalité The Apprentice. Il incarne le rêve américain.

Tout milliardaire qu’il est, il reste accessible à ses compatriotes. Ses propos dérangent les media et les Américains urbains au verbe policé, mais ravissent les autres : « Il pense comme nous, il parle comme nous, c’est l’un des nôtres ».

Voter Trump : un vote contre Clinton

Ce vote-là, on ne l’a peut-être pas assez mentionné. Si les grandes villes restaient enfermées dans leur bulle idéologique, une large part de l’électorat démocrate ne s’est pas mobilisé, ou a résolument voté contre Hillary Clinton.

Le ralliement des électeurs démocrates

Ce sont tout d’abord les électeurs de la Rust Belt et de la campagne dans les États considérés comme acquis par Hillary Clinton et auprès desquels elle n’a pas jugé utile de faire campagne, malgré les avertissements de son mari. Quand Trump s’est penché sur leurs besoins, il n’en a fait qu’une bouchée.

Ensuite, le slogan Let’s drain the swamp !Asséchons le marais !, sous-entendu des politiciens corrompus — n’a pas fait florès que chez les républicains. Une caisse de résonance formidable lui a été donnée par les réseaux sociaux, avec le renforts toujours des cinéastes dissidents d’Hollywood. La vidéo qui a eu le plus de succès, d’après The Hollywood Reporter, a été réalisée par la firme Madison McQueen, dirigée par Robert Perkins, Justin Folk (The Matrix Trilogy) et Owen Brennan (The O’Reilly Factor,Morning Joe). Destinée aux Millenials — la génération qui a grandi dans les années 2000 — et attaquant de front la Fondation Clinton, elle a totalisé 32 millions de vues sur des sites commes MTV, Vice, AOL et Yahoo Sports.

Enfin, il ne faudrait pas l’oublier, beaucoup de démocrates sont des patriotes comme les autres, et à ce titre, l’imprudence d’Hillary Clinton révélée par WikiLeaks a été un élément rédhibitoire. Le résultat ne s’est pas fait attendre :

Un autre vote contre le système : le ralliement des électeurs de Bernie Sanders

Ils votaient contre le système. Ils voulaient renverser la table avec Bernie Sanders, et le parti démocrate les a privés de leur candidat pour favoriser un personnage d’appareil. De plus, celui-ci a ensuite soutenu ce pur produit de la classe politique. C’en était trop pour une partie de ses électeurs. Sous-estimé — peut-être même pas envisagé ? — ce vote est allé tout droit dans la direction de Donald Trump... expressément et uniquement pour faire perdre Clinton.

Trump : l’image d’un incorruptible

C’est l’un de ses grands atouts. Milliardaire, ayant sa vie derrière lui, il n’a plus rien à gagner, sauf le ridicule de la défaite. Il a financé une grande partie de sa campagne sur ses propres deniers, et a confirmé après son élection qu’il ne toucherait pas ses indemnités présidentielles. Il préfèrera sans doute son propre jet à Air Force 1 et envoie des petits fours aux policiers chargés de contenir les émeutes de ses opposants depuis une semaine. Le candidat du service gratuit de son pays, qui n’en rêverait ? Inachetable et payant de sa personne, il est l’image de l’anti-corruption par excellence.

Qu’importe qu’il ait fraudé le fisc ? Beaucoup ont rêvé d’en faire autant, surtout lorsqu’il s’agit de financer les guerres que réprouve l’électeur, l’avortement et une “paix sociale” factice via les aides sociales. Finalement, cette faute de taille le leur rend presque plus sympathique.

Par ailleurs, ses idées politiques ne datent pas d’hier, mais des années 1980. Son engagement alternativement chez les démocrates et les républicains est ancien, bien qu’il n’ait jamais envisagé de briguer l’élection présidentielle auparavant. Les media — menteurs et corrompus, souvenons-nous — peuvent bien parler d’inexpérience, d’amateurisme et de versatilité, youtube dit le contraire... et cela fait plus de 14 millions de vues.

Finalement, on peut dire avec la présentatrice de CNN effarée par le retournement des swing states lors de la nuit de l’élection : « C’est le peuple qui s’est révolté contre les élites ! » Cette tendance traverse d’ailleurs tout l’Occident mondialisé, pour exactement les mêmes raisons.

Guillemette Pâris

[1Au Texas du Sud, ils représentaient environ 68,9% de la population en 2010.

[2Selon les sondages, le nombre d’athées aux États-Unis varie entre 3 et 9%.

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