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Le monachisme, créateur malgré lui d’une civilisation

"L’Europe s’arrête là où il n’y a plus de monastères bénédictins". C’est à un François Mitterrand résigné que l’on prête cette déclaration. Bon sens ne saurait mentir, on regrettera simplement qu’il n’en assumât pas l’héritage.

Depuis quinze siècles, la prière et la vie monastiques imprègnent notre civilisation, saint Benoît est devenu le patron de l’Europe, et on attribue, non sans quelques largesses aux intentions louables, la création de la civilisation occidentale à cette formidable aventure du monachisme. Je dis largesses, car c’est oublier un peu vite le rôle clef joué notamment dans l’organisation politique et géographique de nos régions puis de nos nations par les cathédrales, et les chanoines et évêques qui y accomplissaient leurs ministères. Justice rendue à ces derniers, attachons-nous à définir plus précisément l’objet de notre propos.

Saint Benoît parle de la vie monastique comme "l’école du service du Seigneur". le Pape Benoît XVI dans son discours aux Bernardins prononcé en septembre 2008, avance quant à lui la description suivante des monastères : "Ils furent des espaces où survécurent les trésors de l’antique culture et où, en puisant à ces derniers, se forma petit à petit une culture nouvelle" [1]. Il y aurait bien d’autres définitions possibles, bien d’autres citations pertinentes d’abbés prestigieux, mais nous nous contenterons de celles des deux Benoît, le fondateur et l’héritier assumé, pour en extraire trois axes de réflexion.

Le premier, le service du Seigneur. Ambition première de la vocation monastique, se rapprocher de Dieu et le servir, tel qu’il nous l’a enseigné. C’est la part contemplative du travail de l’Église, et le moyen de sanctification personnelle des moines et moniales. Nous ne sommes donc pas dans la création culturelle.

Le deuxième, c’est la notion d’espace, évoquée directement par Benoit XVI, et qu’on peut retrouver aussi, en le surinterprétant quelque peu, dans le mot d’école utilisé par Saint Benoit. Les monastères furent des lieux d’apprentissage et de diffusion de la Parole de Dieu. Nous reviendrons sur l’importance de cette notion de lieu.

Le troisième, c’est cette création culturelle que souligne le Pape. Elle se pose (déjà) comme héritière, de "l’antique culture", mais plus profondément de la Parole de Dieu. Cette création culturelle sera le fruit, non désiré mais bienvenu, de la mise en œuvre de la parole divine. Elle est issue d’un apprentissage ("l’école") et d’une incarnation, par les moyens concrets de la Règle.

Le monachisme a bien créé une culture, mais il n’était pas fait pour cela, ou du moins n’était-ce pas son ambition. Elle était d’abord de chercher Dieu. Pour ce faire, les indications explicites sur le quotidien mis en œuvre pour se rapprocher de Lui et de le servir comme Il nous l’a enseigné, ont donné lieu à une production culturelle. C’est au travers de ces deux aspects qu’il faut comprendre la culture occidentale comme une conséquence heureuse d’une volonté des hommes, de certains hommes, de se rapprocher de Dieu. L’idée n’est pas ici de retracer l’histoire du développement monastique, de son influence sur le temporel et le géographique, mais de montrer une fois encore la fécondité extraordinaire des hommes quand ils prennent le monde à la mesure de son Créateur. Quelle merveille que ce Dieu Incarné !

Quaerere Deum : une vocation personnelle et communautaire
La recherche du définitif derrière le provisoire, du Dieu Éternel et de l’éternel en nous, fut d’abord la quête de quelques privilégiés. C’est ce qu’on appelle l’eschatologie. Sans revenir sur l’histoire du monachisme, on peut néanmoins en identifier un schéma, qui sera forcément réducteur, plein de contre-exemples, et bien souvent inadapté. Mais c’est souvent le retrait d’un seul, d’un ermite, qui au service de Dieu, attirera à lui les âmes assoiffées. Ainsi naîtront des communautés, puis des ordres monastiques. Avec sa régulation, en ce sens de la mise en œuvre de règles monastiques, le monachisme répond à deux exigences. Celle, pour un homme, ou une femme, de vivre une vocation qui lui est propre et de répondre à l’appel de son Créateur. Celle ensuite de le faire sous l’autorité d’une règle, d’un père Abbé, dans un lieu donné. Cette deuxième exigence répond au schéma cité ci-dessus. Car après tout, l’histoire de l’Église est remplie de saintetés vécues dans le désert de la solitude, des premiers ermites jusqu’à Charles de Foucauld. Mais la formation de communautés autour de la recherche et de l’imitation du Christ correspond à la nature humaine, pour en pallier les faiblesses, et en sublimer les interactions.

La Parole et la Règle
La communauté exige la Règle. Pour chercher Dieu, il faut étudier Sa Parole. La révélation divine, transmise dans l’Ancien et le Nouveau Testament par le moyen humain du discours et de l’écriture, se doit d’être lue et comprise correctement. C’est la sagesse de l’Eglise, son expérience et celle de ses Pères fondateurs. Mieux encore, la Parole de Dieu n’est complète que par son interprétation et sa mise en œuvre. Benoît XVI le dit en ces mots : "L’Écriture a besoin de la communauté où elle est vécue. La règle de Saint Benoît, en se fondant sur la Parole de Dieu, s’attache ainsi à donner aux moines des moyens très concrets pour le Quaerere Deum, pour l’incarnation de la révélation. Dans Comment être Chrétien dans un monde qui ne l’est plus, Rod Dreher raconte ainsi ses découvertes de la mise en œuvre de la parole de Dieu au travers de la règle. Celle-ci s’offre comme autant d’indications précises offertes aux moines de tourner chacun de leurs gestes et leur travail quotidien vers celui à qui ils ont donné leurs vies. Il cite la parole d’un moine : "Si l’on arrive à accepter que la volonté de Dieu se manifeste dans tout ce que l’on fait, alors les journées que l’on vit deviennent autant de prières". D’où le symbole de chaque geste, la codification des mots. A l’abbaye de Fontgombault, je me souviens d’avoir entendu le frère portier décrocher son téléphone en commençant sa conversation par ces simples mots : « Benedicamus Domino », en lieu et place de l’habituel et impersonnel « allo ». De la sorte, son action est d’entrée orientée vers Dieu. Cette étude de la Parole et sa mise en pratique est la voie que Dieu nous donne pour parvenir jusqu’à lui. Dom Jean Leclerq, dans L’amour des lettres et le désir de Dieu explique ainsi : "Eschatologie et Grammaire sont, dans le monachisme occidental, indissociables l’une de l’autre". On recherche Dieu (eschatologie) par l’étude et la mise en pratique de sa parole (grammaire).

Ora et labora
Souvent présentés comme la devise bénédictine, ces trois mots sont un bon résumé d’une règle qui s’évertue à codifier presque tous les aspects de la vie quotidienne du moine. A l’inverse, ou plutôt différemment, la règle de saint Augustin, l’une des plus courtes des règles de vie communautaire, pourrait se résumer dans sa phrase bien connue : « Aime et fais ce que tu veux ». En travaillant, le moine cherche encore à imiter le Christ, à le contempler jusque dans ses gestes. Il contemple le charpentier. Cette tradition, qui nous vient du judaïsme, exigeant des rabbins qu’ils eussent aussi un emploi, a contrario de la tradition grecque, permet au moine de tenir son rang de collaborateur du Créateur. Il répond à l‘invitation divine de la Genèse, confiant à l’homme Sa création. Dieu travaille, mais il a besoin de nous, et pas seulement de nos esprits. Il veut nos âmes et nos corps, qui participeront à la vie éternelle. Le moine travaille car le monde que Dieu a créé n’est pas fini, et Dieu y travaille avec et même grâce à la collaboration de ses créatures. C’est d’ailleurs ainsi qu’il faut comprendre le magnifique mystère de la vie, qui fait de l’homme et de la femme des co-créateurs. Cette notion d’ordonnancement du monde est importante, car elle est caractéristique de l’Europe Chrétienne. Mais elle doit rester à la mesure du Créateur, et non à la simple mesure de l’homme. C’est pourquoi, le Labora ne peut se séparer de l’Ora, en tant qu’il existe pour donner corps à ce dernier.

Les conséquences du Quaerere Deum : Et Verbum Caro Factum Est
Et le Verbe, et la Parole s’est faite chair. La vie monastique est une continuité, un témoignage de l’éternité du mystère de l’Incarnation : la mise en œuvre de la Parole Divine. Celle-ci n’est d’ailleurs pas réservée aux moines. Par exemple, selon la théologie du corps de Saint Jean-Paul II, l’homme et la femme, dans l’acte conjugal, sont un témoignage vivant de l’amour Trinitaire. Cette mise en œuvre, ce tâtonnement dans la recherche de Dieu qui se fera petit à petit, vont créer une production culturelle qui sera la caractéristique de la culture Européenne. La diffusion des écritures et de leurs exégèses, puisque, selon Elle, il faut annoncer la Parole, sera ainsi l’origine des premières productions littéraires des moines copistes. Si l’on y regarde bien, c’est toujours dans l’incarnation que nous est parvenue la Révélation. L’Ancien Testament est un formidable recueil d’aventures humaines, relaté par des moyens humains, pour narrer le don de Dieu aux hommes. "La Parole de Dieu et Son action dans le monde se révèlent seulement dans la parole et dans l’histoire humaines", nous dit Benoit XVI. Sans cesse refusé par ceux-ci, Dieu enverra son fils, complètement Dieu et complètement homme, pour parachever ce don total. Il y a là une cohérence et une logique remarquables. L’Ancienne alliance ne pouvait déboucher que sur l’Incarnation, précédée par tous les prophètes, parmi lesquels, juste avant le Christ, vint Jean. "Il n’était pas la Lumière, mais il venait pour rendre témoignage à la lumière". (Jn, 1, 8). L’importance de cette notion d’Incarnation, de mise en œuvre de la Parole, qui a besoin de la communauté pour vivre, est essentielle : pour satisfaire cette quête de Dieu, l’étude de la Révélation est la source première. Mais elle doit être soumise à des règles précises, et son interprétation ne peut être aliénée par une vision personnelle de celui qui s’y attelle. Saint Paul nous en donne la clef dans l’épître aux Corinthiens : "La lettre tue, mais l’esprit donne la vie" (2 Co 3, 6). Il met ici un lien, une limite à l’interprétation : elle doit être soumise aux règles de l’Esprit. Et de préciser : "Le Seigneur, c’est l’Esprit, et là où l’Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté" (2 Co 3, 17). Il faut donc suivre le chemin donné par le Christ pour interpréter la parole. Ce lien choisi a sculpté la culture monastique et partant, la civilisation occidentale. Son abandon actuel, sur lequel nous reviendront, est la cause de la perte de nos repères culturels.

L’exemple musical.
Il n’y a pas, à mon sens, d’exemple plus parlant de la fécondité du monachisme dans la culture occidentale que celui de la musique. Ce médium humain, s’il en est, de louer le seigneur, les moines s’en sont fait les premiers précurseurs, auteurs et interprètes. Là encore, la source est l’écriture. Plutôt que de se dire « Comment ne pas te louer ? » comme le fait une de ces pauvretés musicales que nous sert parfois la liturgie contemporaine, ils se sont attachés à répondre à la question : « Comment Te louer correctement ? ». En lisant la Parole, en s’appuyant sur elle. Le chant grégorien en fut le fruit. Il faudrait un article, que dis-je, un livre entier pour explorer tous les aspects de ce que l’on doit traiter ici en quelques lignes. Mais si l’on voulait résumer au strict nécessaire, on pourrait dégager la logique qui suit. Chant modal, le grégorien privilégie le texte à la mélodie. Celle-ci se fait selon les accents du texte, le sens du texte, et vient à son service pour en aider à percevoir sensiblement (toujours cette incarnation !) la portée spirituelle, et à en aider l’interprétation et l’assimilation. On s’appuie donc sur le rythme et le sens du texte pour créer la mélodie. La Bible est remplie de descriptions des chants angéliques à la gloire de Dieu. Le Gloria et le Sanctus sont même chantés directement par les anges dans l’Écriture. Le grégorien sera la base musicale pour toute la musique occidentale, sacrée comme profane. Ainsi la plus vieille chanson populaire française connue, Le Roi Renaud, est directement inspirée de l’Ave Maris Stella [2]. Et si l’on veut étendre encore la portée culturelle de cet exemple, on peut aussi évoquer l’archéologie, qui s’est adaptée aux exigences acoustiques pour magnifier ce chant [3]. Et ainsi l’on se rend compte de la fécondité culturelle de ce qui n’était au départ qu’une volonté de chercher Dieu, et de le faire à Son école.

Héritage, stabilité et « nospépérisme ».
On sait l’incroyable production philosophique et théologique dont les moines furent les auteurs, en premier lieu desquels Saint Thomas d’Aquin. C’est un autre exemple de ce que la recherche de l’intimité avec Dieu a produit comme culture pour le reste du monde. L’un des vœux monastique est celui de stabilité, c’est à dire la fidélité à un lieu. Cette pratique monastique signe la fin de l’ère des nomades, et installe la sédentarité. Il ne s’agit pas d’un manque de moyens de transport ou des dangers de la route, qui forçait les hommes à rester toute leur vie au même endroit. Certains venaient d’ailleurs de loin pour jeter l’ancre définitivement dans un monastère. Mais la stabilité a vite été comprise comme une condition pour le moine à la réussite de sa quête du divin. Et la sédentarité est un marqueur indéniable de la civilisation occidentale.

Ce double héritage, du savoir philosophique, théologique et de sa mise en pratique dans un lieu défini, est magnifiquement incarné dans la personne du Père Jérôme, moine de l’Abbaye Trappiste de Sept-Fons de 1928 à 1985. Formidable figure contemplative, le Père Jérôme doit sa fécondité spirituelle à sa grande culture philosophique et théologique, en plus de sa vie intérieure, acquises et vécues en ce lieu auquel il avait résolu de s’attacher. Auteur de nombreux textes, il en écrira un pour la revue des trappistes qui ne sera pas publié, dans lequel il s’attaque à ce qu’il appelle le "nospépérisme". Ce néologisme, il l’a créé pour critiquer une tendance qui lui était contemporaine et qui consistait à choisir dans l’enseignement des grands penseurs de l’Église, les seules œuvres et productions des anciens de l’ordre cistercien. Fervent défenseur du thomisme, le Père Jérôme se scandalisait de cette mode, qui reléguait au second plan des enseignements essentiels [4]. A travers cet attitude, le Père Jérôme se voulait l’héritier d’une histoire et d’une culture monastique, et incarnait une base solide aux temps d’une Église troublée et d’une civilisation en déroute.

Que reste-t-il du monachisme ?

La déconstruction est achevée. La destruction est à l’œuvre. L’espérance et le renouveau aussi.

Force est de constater que, dans la civilisation occidentale, l’héritage du monachisme n’est plus. A vrai dire, ce phénomène n’est pas nouveau. Rod Dreher en dresse d’ailleurs un portrait qui explique les racines de cette dissolution en plusieurs étapes :

« L’occident s’est progressivement éclaté à mesure qu’il s’éloignait du christianisme [...]. Quelles en sont les causes ? J’en retiens 5 principales sur une période de sept siècles[...] :
• Au XIV, lorsqu’on cessa de croire au lien indestructible entre Dieu et Création [5] [...]
• La Réforme protestante au XVIe siècle , qui vit s‘effondrer toute autorité et toute unité dans la religion.
• Les Lumières, au XVIIIe siècle, qui remplacèrent le christianisme par le culte de la Raison [...]
• La révolution industrielle, entre 1760 et 1840, puis sa conséquence, l’expansion du capitalisme au XIXe et XXe siècles
• La révolution sexuelle, des années 1960 à nos jours. » [6]

Nous avons parlé plus haut du lien décrit par Saint Paul à l’interprétation et à la mise en œuvre de la Parole. Si ce lien, que Benoît XVI évoque comme « un lien de l’intelligence et de l’amour » n’est pas respecté, il peut entraîner à deux écarts. Le premier, c’est la libre interprétation, entraînant la subjectivité totale. On peut remarquer cette dérive comme caractéristique du protestantisme, et plus généralement la percevoir comme la cause du relativisme ambiant. Le second, c’est le fondamentalisme absolu, sans interprétation. L’islam illustre bien cette dérive que, personnellement, on serait tenté de voir comme presque moins destructrice que la première, si plus spectaculaire. Mais les deux ont la même origine.

Mais face à cette déchristianisation qui semble ne plus avoir de limites, les monastères d’aujourd’hui font figure de phares dans la nuit. Et la lampe brille fort. En pleine crise des vocations, les monastères fidèles à ce lien demeurent des lieux rayonnants, où la soif spirituelle d’une génération trouve de quoi s’épancher. On constate avec joie les fondations en plein essor d’abbayes bénédictines comme celle de Notre Dame de Lagarde, ou une fille à venir prochainement chez les Augustiniens de Lagrasse.

A l‘école de Dieu, la vocation de ces hommes, en plus de « suppléer » à la dette des hommes, pour reprendre un terme qu’affectionnait le Père Jérôme, est aussi celle de nous réapprendre à quelle référence nous vouer. Experts de Dieu, il nous montre Sa direction. Familiers de celui qui est Amour, ils nous réapprennent à aimer. Intimes du Créateur, ils nous redonnent le sens des créatures. A l’invitation du Cardinal Sarah, dans son homélie prononcée à Chartres le 31 mai 2018, à l’issue du Pèlerinage de Pentecôte, consultons les :

"Cher peuple de France, ce sont les monastères qui ont fait la civilisation de ton pays ! Ce sont les hommes et les femmes qui ont accepté de suivre Jésus jusqu’au bout, radicalement, qui ont construit l’Europe chrétienne. Parce qu’ils ont cherché Dieu seul, ils ont construit une civilisation belle et paisible, comme cette cathédrale.
Peuple de France, peuples d’Occident, vous ne trouverez la paix et la joie qu’en cherchant Dieu seul ! Retournez à vos racines ! Retournez à la Source ! Retournez aux monastères ![...] Vous y ferez l’expérience qu’il est possible de mettre concrètement Dieu au centre de toute sa vie. Vous y ferez l’expérience de la seule joie qui ne passe pas !"

Arsène du Pouilloic

[1cf. Discours de Benoît XVI, collège des Bernardins, vendredi 12 septembre 2008. Toutes les autres références au Pape Benoît XVI sont issues de ce texte. (http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/speeches/2008/september/documents/hf_ben-xvi_spe_20080912_parigi-cultura.html)

[2Revue Canticum Novum, n°60 (2012). Interview du professeur Paul-Augustin de Proost, Doyen de la Faculté de lettres de Louvain.

[3Cf Mont Saint Michel, la voix des anges, Arte (https://www.youtube.com/watch?v=_wZcWbqdoc0)

[4Cf Père Jérôme, un moine au croisement des temps, Anne BERNET, Editions du Cerf, pages 371 à 395

[5C’est le nominalisme : ce n’est plus le Seigneur qui ordonne les choses, mais les hommes. Car en effet si Dieu est le principe de toute création, il serait limité, puisque la création elle-même est finie. C’est donc l’homme qui nomme le sens des créatures. D’où le terme nominalisme. Cette théorie sépare Dieu de sa création, et remplace Dieu par l’homme dans ce rôle.

[6Rod DREHER, Comment être Chrétien dans un monde qui ne l’est plus, Le Pari Bénédictin Editions Artège, Chapitre II.

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