L’infolettre du R&N revient bientôt dans vos électroboîtes.

Le bal des fantômes

Notre époque est sans doute celle des non-sens et de la plus totale absurdité. Voilà comment les générations postérieures, si elles ne sont pas fabriquées dans des usines à fœtus ou distribuées dans des couples évolutifs tant par les « genres » que les sexes – s’ils existent encore – et que le nombre (il y a d’ores et déjà en Nouvelle-France un cas d’enfant, probablement conçu du Saint-Esprit, ayant trois parents, la Sainte-Trinité sans nul doute), pourront lire notre temps.

Dans cette apothéose du festivisme triomphant, au seuil de cette formidable époque où nous pourrons tout partager, les uns avec les autres, les uns sur les autres, les uns étant les autres et que sais-je encore, Le Figaro nous apprenait avec bonheur que le Brésil (signe d’un exotisme de bon aloi) avait célébré (on ne saurait mieux faire) la surdité (qui ne manque jamais de stimuler mon enthousiasme) grâce à une fantastique fête techno (on ne pouvait rêver mieux) [1]. Fantasmagorie même, tant il est vrai qu’une assemblée de sourds se trémoussant sans mot dire a quelque chose tenant du fantôme et du lugubre.

Voilà qui est décrété, on n’empêchera pas les sourds d’écouter de la musique, même s’ils ne l’entendent, de « danser », même s’ils ne peuvent l’apprécier. On se souvient des clowns de Bertrand Delanoë [2], chargés de la police festive, priant les fêtards de façon humopristique et originale de ne point trop faire la fête. Aujourd’hui, ceux qui sont contraints de ne pouvoir faire la fête, sont tout de même joyeusement invités à nous faire croire qu’ils le peuvent, et que par la grâce de la Sainte-Modernité, les voilà guéris.

Preuve du métissage des cultures urbaines du monde, Le Figaro prend soin de relever la présence d’un autre drille : un rappeur finlandais au doux nom anglo-saxon. À bon entendeur, salut.

Prolongez la discussion

Le R&N a besoin de vous !
ContribuerFaire un don

Le R&N

Le Rouge & le Noir est un site internet d’information, de réflexion et d’analyse. Son identité est fondamentalement catholique. Il n’est point la voix officielle de l’Église, ni même un représentant de l’Église ou de son clergé. Les auteurs n’engagent que leur propre conscience. En revanche, cette gazette-en-ligne se veut dans l’Église. Son universalité ne se dément point car elle admet en son sein les diverses « tendances » qui sont en communion avec l’évêque de Rome : depuis les modérés de La Croix jusqu’aux traditionalistes intransigeants.

© 2011-2019 Le Rouge & le Noir v. 3.0, tous droits réservés.
Plan du siteContactRSS 2.0