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[J. OUSSET] Pourquoi le matérialisme est-il en échec pour faire le bonheur de l’humanité ?

Chaque mercredi, le Rouge & le Noir publie un extrait de Jean Ousset (1914-1994). Ces extraits ont pour objectif de répondre à une question, en se fondant sur les Ecritures.

Pourquoi le matérialisme est-il en échec pour faire le bonheur de l’humanité ?

Ne faut-il pas combler les besoins matériels avant de vouloir répondre aux besoins spirituels des personnes ? N’est-ce pas le programme commun de tous les politiques d’aujourd’hui qui n’ont pas peur de promettre ce qu’ils ne peuvent même pas donner et favorisent la division, le désordre, la misère pour beaucoup… ? Au nom d’une compassion matérialiste on prétend oublier le besoin de vérité. Les résultats sont là !
Voici un extrait tiré de l’ouvrage Pour qu’Il règne de Jean Ousset page 455, note 3 « Ecce Homo » :


Matthieu 4, 4 : « L’homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »

Marc 6, 34-46 : « Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.

Déjà l’heure était avancée ; s’étant approchés de lui, ses disciples disaient : « L’endroit est désert et déjà l’heure est tardive. Renvoie-les : qu’ils aillent dans les campagnes et les villages des environs s’acheter de quoi manger. » Il leur répondit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répliquent : « Irons-nous dépenser le salaire de deux cents journées pour acheter des pains et leur donner à manger ? »
… Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction et rompit les pains ; il les donnait aux disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre eux tous. Ils mangèrent tous et ils furent rassasiés.
 »

Luc 9, 11-17 : « qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs afin d’y loger et de trouver des vivres… Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple »… Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ... ».

Jusqu’où devrons-nous descendre pour que nous nous décidions à prendre à la lettre ce rappel de l’Evangile : « L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu  » ? (…)
Combien disent, en effet, qu’avant de parler de Dieu, de civilisation chrétienne, il faut assurer aux hommes le bien-être matériel. Il n’est pas rare même d’entendre proclamer que telle fut la méthode de notre Seigneur dans l’Evangile. C’est pourtant le contraire qu’on y lit : « Jésus, en descendant, vit cette grande foule et en eut pitié parce qu’ils étaient là comme des brebis sans pasteur, et Il commença par leur enseigner beaucoup de choses du royaume de Dieu... » (saint Marc VI, 34 - saint Luc IX, 11).

Et, comme il était déjà tard, ses disciples vinrent, lui disant : « Ce lieu est désert et la nuit approche ; renvoyez-les, afin qu’ils aillent dans les fermes et les villages des environs pour s’acheter de quoi manger  » (saint Marc VI, 35-36). Mais Jésus préféra les nourrir miraculeusement. Ce fut la première multiplication des pains.

Marc 8, 1-9 : « En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une grande foule, et que les gens n’avaient rien à manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit : « J’ai de la compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en chemin, et certains d’entre eux sont venus de loin… ».

Une seconde fois, les choses ne se passèrent pas autrement : «  Comme il y avait encore une grande foule qui n’avait pas de quoi manger, Jésus appela ses disciples et leur dit : « J’ai compassion de cette foule, car voilà trois jours déjà qu’ils ne me quittent pas (avides de m’entendre) et ils n’ont pas de quoi manger ». (saint Marc VIII, 1-2).

La grande compassion de Jésus avait donc, tout d’abord, pour objet les besoins de l’âme, et c’est à ceux-là qu’il pourvoit aussitôt et de lui-même. Si nous continuons à lire le passage de l’Evangile, nous voyons la leçon se préciser encore et nous montrer davantage que les bienfaits temporels octroyés par notre Seigneur n’avaient pas pour vertu efficace de préparer infailliblement à la foi le cœur du peuple qui en était témoin et qui en profitait.

« Tout ce peuple, est-il dit encore, après avoir vu le miracle que Jésus avait fait, disait : « Celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde ». Mais Jésus, sachant qu’ils allaient venir pour l’enlever et le faire roi, se retira sur la montagne... »

Le lendemain, après avoir traversé le lac, Jésus dit à la foule qui l’avait rejoint :
« Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés. Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. » (Jean 6, 26-27)

A suivre : Pourquoi le seul vrai humanisme est-il fondé sur le Christ, vrai Dieu et vrai Homme ?

Pour se former et agir à l’école de Jean Ousset, lire « Pour qu’il Règne », ouvrage historique de ceux qui veulent agir « à contre courant » comme nous y invite le Pape François.

Ces publications sont diffusées en collaboration avec Ichtus, organisation héritière de la pensée et de l’œuvre de Jean Ousset.

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