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Samuel Lafont : « Défendre l’Europe des peuples, la réalité et nos identités »

Corsaire, administrateur du R&N, a rencontré Samuel Lafont, militant rendu célèbre lors des manifestations d’opposition à la loi de dénaturation du mariage. Samuel Lafont est désormais tête de liste aux Européennes dans la région Sud-Est, sous les couleurs du label Force Vie.

Corsaire : Samuel Lafont, bonjour. Vous êtes tête de liste Force Vie dans la circonscription Sud-Est aux Européennes. Pouvez-vous vous présenter ?

Samuel Lafont : Bonjour au Rouge et le Noir et à ses lecteurs. Je suis âgé de vingt-six ans.
Mon parcours politique est le suivant : ancien militant et responsable de l’UNI [NDLR : mouvement étudiant de droite, proche de l’UMP], je suis avant tout un homme de terrain. On peut dire que je fais partie de l’« aile droite » de l’UMP depuis désormais huit ans.
Comme de nombreux autres jeunes, je me suis beaucoup investi à l’occasion des Manifs Pour Tous l’an dernier. Cet engagement s’est concrétisé sur le terrain ainsi que dans la création de groupes d’opposition à la loi Taubira, gravitant autour de la Manif Pour Tous : j’ai ainsi participé à la création du Camping Pour Tous [NDLR : groupe d’opposants à la loi Taubira postés devant le Sénat, dans les jardins du Luxembourg, après la manifestation du 24 mars 2013], Prisonnier politique [groupe d’opposants ayant subi des gardes à vue, notamment rue de l’Evangile], Français en révolte. Aujourd’hui, je suis proche des mouvements contestataires vis-à-vis du gouvernement.

Corsaire : Pourquoi vous présenter sur la liste « Force Vie » plutôt que sur une autre liste de droite ?

Samuel Lafont : Ma démarche a pour objectif d’aller au delà des partis. Certains commentateurs estiment qu’il n’existe plus de différences entre la droite et la gauche. Pour ma part, je pense qu’il demeure une différence droite-gauche à la base. A partir de ce constat, il y a clairement quelque chose à faire dans la suite de la dynamique « Manif pour tous ».
Mais le problème essentiel réside aujourd’hui dans la structure des partis. Les partis défendent avant tout leurs intérêts propres, puis le régime et, enfin, la France. Trop peu d’hommes politiques pensent simplement aux intérêts de la France et à ceux des Français.

Corsaire : Estimez vous que les partis établis ont manqué le coche l’an dernier ?

Samuel Lafont : A l’heure actuelle, aucun parti politique n’a compris la colère légitime qui anime les Français sur différents sujets : la Famille bien sur, mais aussi la sécurité, l’immigration, l’identité ou encore les impôts…
Concernant les européennes, le combat que je désire mener est culturel (il s’agit de faire passer nos idées dans le paysage politique et intellectuel français) mais aussi électoral. Ces deux combats sont complémentaires, ils se répondent car depuis un moment, les idées de droite montent, et le moment est venu d’appeler à voter pour ces idées. Ces élections européennes seront le rendez-vous des convictions !

Corsaire : Pourquoi ne pas vous être rallié à Sens Commun, cette initiative visant à promouvoir les idées émanant de la Manif Pour Tous au sein de l’UMP ?

Samuel Lafont : Je connais bien les initiateurs de Sens Commun. Plusieurs de mes amis ont rejoint cette initiative. Je ne pense pas que l’on puisse dire qu’il existe, de façon manichéenne, un bon et un mauvais choix. Il existe certes plusieurs stratégies, mais elles tendent au même but et se complètent. Je comprends cette logique consistant à influencer le parti le plus important à droite. Il est bon que certains s’y engagent.

Corsaire : Est-il envisageable que des sympathisants de l’UMP, affiliés à Sens Commun, fassent campagne avec vous ?

Samuel Lafont : Si certains le désirent, pourquoi pas ? En lançant le label Force Vie, notre idée est de avant tout de créer un rassemblement large. En effet, les Français ont l’impression qu’on leur a menti. Après toutes ces années, les gens sont dégoûtés par le mensonge, et ce dégout est légitime.

Corsaire : Il existe déjà des listes UMP, FN et souverainistes. Ne craignez-vous pas, en lançant une énième liste, de disperser les voix ?

Samuel Lafont : Il convient de rappeler que Force Vie est un label de rassemblement et non un parti politique. Cette volonté de rassemblement s’est forgée l’an dernier : depuis le Printemps, les gens de toutes étiquettes discutent en coulisses, et on peut dire qu’une digue est tombée. Les militants ont appris à se connaître pendant les manifestations.
L’objectif ici est de montrer l’exemple pour la suite : le rassemblement. En nous présentant aux européennes, nous désirons peser au niveau des convictions avec un discours qui nous est cher : défendre l’Europe des peuples et, outre la famille, défendre le Bien commun. Derrière ce combat électoral, il y a un combat culturel.

Corsaire : Vous évoquez justement l’Europe des peuples. Peut-on en déduire que le label Force Vie est souverainiste ?

Samuel Lafont : Personnellement, je suis souverainiste, c’est évident. Les peuples doivent pouvoir décider de leur destin. Les Français en ont assez de cette bureaucratie européenne qui règlement absolument tout depuis Bruxelles. L’important est que les peuples d’Europe s’expriment. Or, en 2005 [NDLR : référendum sur le projet de constitution européenne] la voix du peuple français a été bafouée.

Corsaire : Cela signifie-t-il, dans l’hypothèse où vous obtenez des élus au Parlement européen, que vous rejoindrez un groupe parlementaire souverainiste ? Ou bien un groupe nouveau, ou autre ?

Samuel Lafont : Cela se décidera une fois les élections terminées. Aujourd’hui, on peut constater que des listes similaires aux nôtres sont apparues dans divers pays européens, comme l’Espagne, le Portugal, l’Allemagne, l’Autriche. Pourquoi ne pas former un groupe parlementaire, le moment venu ? Nous verrons cela après les élections.
La priorité, avant toute chose, est de ramener le pouvoir aux français, et pour cela il faut aller le chercher à Bruxelles, en défendant des positions fermes sur la défense de l’identité locale, nationale et européenne.
Dans ma circonscription Sud-Est par exemple, l’identité locale, voire les identités locales, sont fortes. C’est important car on nous bassine sans cesse avec l’idée d’une diversité culturelle un peu floue, issue d’ailleurs… Mais cette richesse culturelle existe déjà en France avec nos pays locaux ! Un mouvement de retour aux racines existe deja en France et nous voulons l’incarner politiquement.
Aujourd’hui, on ne parle en France de la richesse culturelle que lorsqu’elle vient de l’étranger ou est issue d’une immigration, qu’elle soit ancienne ou récente. Mais historiquement la France bénéficie d’une riche diversité culturelle locale : les Basques, les Bretons et les Corses bien sur, mais aussi les Vendéens, les Lyonnais, les Provençaux, les Nissarts, les Savoyards etc.
Bruxelles détruit notre identité en posant des règles absurdes dans tous les domaines, notamment en ce qui concerne les produits du terroir. Dans ma circonscription, je peux citer un exemple simple : celui du vin rosé, dont on a parlé il y a quelques années : selon Bruxelles, le rosé pouvait être un mélange de vin rouge et de vin blanc [NDLR : la Commission avait finalement renoncé à ce projet]… C’est proprement absurde !

Corsaire : Vous défendez les identités locales : en cela, êtes-vous anti jacobin ?

Samuel Lafont : Il s’agit de défendre le principe de subsidiarité et de ne pas gommer les richesses des peuples d’Europe, chacun dispose d’une culture nationale avec, en leur sein, des cultures locales propres qu’il faut défendre comme une richesse historique et non comme une culture importée.

Corsaire : Vous évoquez également l’immigration. Quelle est votre position à ce propos ?

Samuel Lafont : Nous défendons le Bien commun et l’Europe des peuples.
Pour moi, il est également important de prendre en compte l’avis des Français sur le sujet de l’immigration. Regardez l’exemple de la votation suisse relative à l’immigration. Posons la question aux Français ! Que désirent-ils en matière d’immigration, sachant que des sondages ont montré qu’ils étaient majoritairement favorables à une remise à plat du système migratoire français ? Les Français ont le droit de donner leur avis là-dessus.

Corsaire : Le terme « Vie » est partie intégrante de votre label. Quelles en sont les incidences sur votre ligne politique et vos propositions ?

Samuel Lafont* : Nous défendons la Vie de la conception à la mort naturelle.
Il est urgent de sensibiliser les Français à cette thématique. L’exemple belge en matière d’euthanasie des mineurs en Belgique est ici symbolique : à partir de cela, on peut toucher les Français pour montrer la logique mortifère animant les gouvernants. Et ainsi leur poser la question suivante : où est la limite de ces gouvernants ? Il s’agit de leur montrer que les idéologues socialistes au pouvoir n’ont justement plus de limites. Tuer des enfants en Belgique est tristement symbolique.
Il en va de même s’agissant de la question de la PMA et de de la GPA. En France, le gouvernement a menti sur le PACS, en promettant qu’il n’y aurait pas de « mariage » homosexuel. Après avoir adopté le « mariage » homosexuel, ils ont légalisé l’adoption et s’aprêtent à plancher sur la PMA et la GPA. Non, ils n’ont pas de limites, même si leur progression se fait pas à pas.
Le développement de l’avortement de masse est symptomatique de la déresponsabilisation de nos contemporains, qui ne se rendent plus compte de la valeur intrinsèque des choses. Cela est vrai dans de nombreux domaines : les familles qui n’éduquent plus leurs enfants, les délinquants criminels qui agressent physiquement des innocents avec une simplicité déconcertante… Nous sommes face à un Etat nounou qui déresponsabilise les Français d’une manière générale. Cela est aussi entretenu par l’inflation législative et Bruxelle y participe. En définitive, nos adversaires portent le mensonge en eux et tiennent un discours qui va contre la réalité.

Corsaire : Comment se présentent les choses dans votre circonscription ?

Samuel Lafont : Mon objectif est de réaliser le plus gros score possible.
Les autres campagnes UMP et FN vont être nationales, sans véritables particularités locales propres à la circonscription. Plus largement, à droite et à gauche, les électeurs sont déçus par les partis, notamment ceux qui se sont mobilisés contre le mariage pour tous ou contre l’éco-taxe.
Par rapport au Front national par exemple, notre discours est très clair sur le mariage, plus clair que celui du FN. Marine Le Pen ne s’est pas rendue aux manifs, bien qu’elle en ait donné une explication.
Mais l’important n’est pas aujourd’hui d’attaquer les partis simplement pour attaquer les partis. A vrai dire, l’UMP et le FN sont dans une logique très partisane. Or, il faut construire quelque chose au-delà des partis, et Force Vie y participe.
Ma vie, c’est le terrain. Ce qui m’interesse, c’est d’aller au contact direct des gens. Ma circonscription est grande mais je veux tout faire être proche des électeurs.
Aujourd’hui, le mandat européen est souvent devenu une « planque pour cinq ans » attribuée à des députés qui n’y font pas grand chose et qui, ensuite, se recyclent ailleurs. Cela ne favorise pas l’engagement des élus.
Franchement, qui connaît ses députés européens ? Les Européennes sont une élection que les Français connaissent très peu alors qu’elle est devenue fondamentale. Il faut envoyer à Bruxelles des gens qui y défendront l’intérêt de l’Europe des peuples, l’intérêt de la France et des Français.

Corsaire : Au-delà des européennes, quel avenir se dessine pour Force Vie et sa mouvance ?

Samuel Lafont : Nous verrons cela plus tard. La priorité est de viser les Européennes car beaucoup de choses se décident au niveau européen. Comme je vous l’ai dit, en plus du discours électoral, Force Vie mène un véritable combat culturel, voire métapolitique. Ce combat métapolitique, négligé à droite pendant des décennies, a longtemps été l’apanage de la gauche et il faut y remédier.

Corsaire : Faut-il s’attendre à une reconversion en « lobbies » ?

Samuel Lafont : Au sein de Force Vie, chacun est engagé à son niveau, qu’il s’agisse de la société civile ou de l’entreprise. Pour nous, l’important est le retour de la société civile, qui commence à se concrétiser en ce moment.

Corsaire : Âgé de 26 ans, quel est votre message à la jeunesse de France ?

Samuel Lafont : Qu’ils s’engagent ! Je les appelle naturellement à voter pour nous et à nous rejoindre. Chacun doit s’engager selon son charisme, nous avons tous un engagement à tenir pour notre pays. C’est le moment de le faire. Il risque d’y avoir une reconstruction politique en France dans les mois ou années à venir, et c’est le moment de s’engager afin de peser et défendre nos convicttions.

Corsaire : Vous brillez sur les réseaux sociaux, et notamment Twitter. Que pouvez-vous nous dire sur l’impact des nouvelles technologies dans le combat politique et métapolitique ?

Samuel Lafont : Le militantisme 2.0 est devenu indispensable. Il ne faut laisser aucun terrain à nos adversaires. Le web et réseaux sociaux sont des terrains obligés et, d’ailleurs, nous avons reconquis une bonne part du terrain ces derniers mois. Il faut persévérer dans cette mobilisation et professionnaliser nos réseaux. Concrètement, dans une structure donnée, il est nécessaire de dessiner un organigramme clair, et donner une vraie importance à ce que l’on appelle le « community management », en s’inspirant de ce qui se fait de mieux. Les réseaux sociaux ne sont plus un jouet mais une arme à proprement parler : politiquement, culturellement et électoralement.
Le Rouge et le Noir a bien compris l’importance d’y être très présent, notamment sur Twitter, et en assurant par exemple des directs (live tweets) lors des manifestations et des actions, ce qui est essentiel.

Corsaire : Pour vous, la question de la Loi ou de la primauté de la Loi naturelle est elle centrale dans la défense des convictions pro Vie et pro Famille ?

Samuel Lafont : Ce qui fait que beaucoup de Français peuvent rejoindre nos positions à moyen et long terme, c’est un certain retour au bon sens, qui correspond à la Loi naturelle. Les Français peuvent y venir en réaction à ce que font les idéologues d’en face qui nient la différence sexuelle par exemple. Leur idéologie butte nécessairement contre la réalité. En réaction, les gens reviennent à ce qui est vrai, concret et qui existe de tout temps. Quoi de plus simple en effet que l’affirmation du principe selon lequel il faut un homme et une femme pour faire un enfant ?
Le plus important est de convaincre que notre combat pour la France est le bon. Et ce sont nos adversaires eux-mêmes qui nous donnent chaque jour l’opportunité de montrer que nous sommes sur la bonne route.
La difficuté, néanmoins, réside dans le fait que l’homme a bien souvent du mal à réfléchir plus loin que sa simple existence. Il lui faut s’inscrire dans une continuité, dans la tradition et avoir une perspective à long terme, vers l’avenir.
Nous sommes face à une vision égocentrique et égoiste, alors que nous ne vivons qu’un passage. Il faut avoir plus d’humilité.

Or, nos adversaires veulent tout chambouler, alors que le droit positif devrait se conformer à la réalité et au droit naturel. Nous avons en face de nous des gens comme le sénateur Jean-Pierre Michel qui affirmait l’an dernier que « Ce qui est juste, c’est ce que dit la loi. Voilà, c’est tout. Et la loi ne se réfère pas à un ordre naturel. Elle se réfère à un rapport de force à un moment donné. Et point final. C’est le point de vue marxiste de la loi ». Il a tort.

Corsaire : Justement, en parlant de l’office du législateur : quelle est votre position à propos de l’abrogation de la loi de dénaturation du mariage, alors que le seul parti à en avoir promis l’abrogation est le FN ?

Samuel Lafont : Evidemment il faut abroger la loi Taubira ! Le problème de la droite, c’est qu’elle jamais eu le courage de revenir sur le mal qui a été fait. Or, lorsque l’on combat une loi mauvaise et que l’on a le pouvoir de l’abroger, il faut avoir le courage politique de le faire. C’est une question de cohérence et de confiance envers les électeurs.

Corsaire : En parlant d’idéologie, Vincent Peillon sera justement l’un de vos adversaires dans la circonscription Sud-Est…

Samuel Lafont : En effet. Ce sera un combat symbolique, mais pas seulement. Il y aura face à nous des hommes qui correspondent vraiment à ce que les gens trouvent malsain dans la politique « politicienne » actuelle.
Par exemple M. Benhamias, un ancien des Verts, passé au Modem pour être élu député au parlement européen (représentant ma circonscription), a récemment rallié le « système Menucci  » (PS) à Marseille.
Face à ces idéologues et à ces opportunistes, je compte défendre le pays réel.

Corsaire : Revenons à l’un des points de votre programme, Samuel : la sécurité. C’est un thème omniprésent depuis plusieurs années dans le paysage politique français. Qu’allez-vous concrètement apporter au Français sur ce sujet précis et crucial ?

Samuel Lafont : Certains ne veulent parler que de « sentiment d’insécurité ». Ceux qui sont bien en sécurité chez eux ne veulent pas voir l’insécurité que vivent de nombreux Français au quotidien... Je pense, pour ma part, que la sécurité est la première des libertés.
L’insécurité, je l’ai vécue dans ma chair en étant poignardé l’an dernier. L’insécurité est intrinsèquement liée au laxisme : les Français savent très bien que derrière, la Justice n’est pas efficace et qu’in fine, on parle aujourd’hui plus souvent du bien être des délinquants et criminels que des victimes.

Corsaire : Justement, parlons à nouveau de votre agression qui il y a presque un an, avait fait couler beaucoup d’encre. Où en êtes-vous au niveau judiciaire ? [NDLR : le 13 avril 2013 dans la nuit, dans les couloirs du métro Odéon, Samuel Lafont reçut sept coups de couteau.]
Concrètement, le procès n’aura pas lieu avant 2015. Tout cela est très long.
Mes agresseurs sont aujourd’hui en liberté. Un seul d’entre eux a fait de la détention provisoire alors qu’il y a eu des aveux et qu’il existe des vidéos. Tous les éléments existent pour qu’ils soient condamnés. L’enquête devrait servir à établir les motifs de cette agression.
Il s’agissait en effet d’une agression très violente, mais je me suis défendu. Aujourd’hui, j’ai encore des séquelles, certains fourmillements dans le bras gauche.
Finalement, je m’en sors bien, par rapport à toutes ces femmes violées et tous ces hommes poignardés à mort comme Antoine [jeune homme poignardé à mort au Trocadéro le soir du Nouvel An].

Corsaire : En conclusion, pouvez-vous dire que cela vous a rendu plus fort, plus volontaire ? Cela a-t-il eu des incidences sur vos engagements dans la Cité ?

Samuel Lafont : Oui, je crois. Cela m’a poussé à relativiser un certain nombre de chose et à me dire que quoiqu’il advienne, je ne lâcherai rien.

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