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Falk Van Gaver : « Christianisme et anarchisme sont plus que compatibles »

Né en 1979, Falk van Gaver est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et professeur agrégé de philosophie. Membre fondateur puis directeur de la revue Immédiatement (1996-2004), il a développé à partir des années deux mille, à travers des dizaines d’articles et une douzaine d’ouvrages, les idées d’ « écologie intégrale » et d’ « anarchisme chrétien ». Il est notamment l’auteur de L’écologie selon Jésus-Christ (L’Homme Nouveau, 2011), de L’anarchisme chrétien et Anarchrist (L’Oeuvre, 2012 et DDB, 2015, avec Jacques de Guillebon), ou encore de Christianisme contre capitalisme (Cerf, 2017) et il a également participé à la création de la revue Limite.

R&N : Pourriez-vous dans un premier temps définir les termes anarchisme et christianisme qui forment le concept d’anarchie-christianisme ?

Falk van Gaver : Qu’est-ce que l’anarchie ? Comme le disait Proudhon, premier théoricien conscient de l’anarchie : « l’anarchie, c’est l’ordre sans le pouvoir ». L’anarchie, c’est une société sans autorité : c’est une utopie, c’est-à-dire un idéal régulateur, l’anarchisme étant la tension vers cet état, le mouvement politique visant à instituer cette société. Qu’est-ce que l’anarchisme ? Comme l’étymologie l’indique, l’anarchisme est avant tout un anti-autoritarisme. Anti-autoritaire, l’anarchisme est donc libertaire et égalitaire : libertaire et donc égalitaire, anti-hiérarchique. Égalitaire parce que libertaire, c’est important, l’égalité est ici au service de la liberté, elle est un moyen de la liberté qui est la fin visée. L’anarchie, c’est donc une société libre - mais la liberté, ce n’est pas n’importe quoi n’importe comment, elle a des conditions et requiert des moyens : c’est une société libre pour tous, à la différence du libéralisme qui est, comme le disait Lacordaire, « la liberté du renard dans le poulailler ». C’est donc une société qui reconnaît la liberté de chacun et donc l’égale dignité de chacun et donne donc à chacun les moyens concrets de sa liberté - d’où l’égalitarisme. Pour reprendre les mots d’Orwell, c’est une société libre, décente et juste, égalitaire. L’anarchisme est donc avant tout un individualisme et un personnalisme, et donc un égalitarisme. Cette égalité s’est traduite successivement par différents courants dans le développement conscient de l’idée anarchiste au XIXe siècle : le mutuellisme, le socialisme et le communisme libertaires. J’insiste sur le terme libertaire - on pourrait parler de libre-socialisme ou libre-communisme, pour le différencier radicalement du socialisme et du communisme autoritaires, notamment marxistes puis marxistes-léninistes, qui ont persécuté et exterminé les anarchistes partout où c’était possible. D’où le drapeau rouge et noir de la CNT et de l’AIT et de nombreux courants anarchistes : le rouge pour le socialisme ou le communisme, le noir pour l’anarchisme : on peut aussi parler d’ « anarcho-socialisme » ou d’ « anarcho-communisme ».

Qu’est-ce que le christianisme ? Comme disait saint Basile de Césarée, « le christianisme, c’est l’imitation du Christ ». Qui était le Christ ? Si l’on reprend les témoignages du Nouveau Testament, c’était un prophète itinérant et un messie juif, remettant directement en cause les autorités et traditions religieuses et politiques de son temps, aussi bien juives - sadducéennes comme pharisiennes - que païennes - grecques, romaines, orientales - et pour cette raison persécuté, condamné à mort et exécuté par l’ensemble des autorités politiques et religieuses de son temps - le Temple et la Synagogue, sadducéens et pharisiens, Rome et Jérusalem, Pilate et Hérode... Si l’on prend le contenu de son message, il prônait le Royaume des cieux ici et maintenant, la liberté et l’égalité de tous devant Dieu, tous fils et filles de Dieu et frères et soeurs en Dieu, la dignité des pauvres, des humbles, des petits, des exclus, des proscrits, l’amour de Dieu pour tous, la pauvreté volontaire, le partage des biens, l’illégitimité de toutes les autorités et traditions humaines trop humaines, la cessation de tous les sacrifices, la paix, la non-violence, le témoignage jusqu’au martyre... Pour qui connaît l’anarchisme et les Évangiles, les accointances sautent aux yeux.

R&N : Christianisme et anarchisme peuvent-ils être compatibles ? De manière plus stricte, est-ce que la doctrine catholique peut aller de pair avec l’idéologie anarchiste ?

Falk van Gaver : Pour certains, Jésus était le premier anarchiste..., tant par son message que par son mode de vie. Leader spirituel informel, révolutionnaire religieux, vivant la pauvreté volontaire et la communauté des biens, entourés de réprouvés et de gens de peu, femmes, prostituées, zélotes, publicains, voire païens, prêchant le Royaume de Dieu pour tous... Et les autorités religieuses et politiques de son temps ne s’y sont pas trompées, préférant libérer le brigand et sans doute nationaliste juif Barabbas, bien moins dangereux pour leur pouvoir, que le très subversif messie galiléen... Si le christianisme est l’imitation du Christ, la suite du Christ, alors, oui, christianisme et anarchisme sont plus que compatibles : on pourrait dire que le christianisme est la forme qu’a prise l’anarchisme au sens de tension vers la liberté, l’égalité et la dignité de chacun au sein d’une société religieuse monothéiste, au sein du judaïsme en l’occurrence - de même que le cynisme dans le polythéisme grec ou le bouddhisme au sein l’hindouisme, ou encore le taoïsme vis-à-vis du confucianisme. J’ai parlé plus haut d’anarchisme conscient, revendiqué et délibéré qui ne se déclare vraiment comme tel qu’au XIXe siècle, mais il existe un anarchisme inconscient, un anarchisme sans le nom, au sein de la plupart des grandes civilisations connues de l’humanité. Pour en revenir au christianisme, et notamment au christianisme primitif, on voit très vite qu’il prend tout de suite la forme d’un communisme volontaire, dans les Actes des Apôtres, et que les formes les plus radicales du christianisme, c’est-à-dire les plus fidèles à l’imitation du Christ, ont toujours pris une forme que l’on pourrait qualifier d’anarchiste ou de communiste : érémitisme et monachisme notamment.

Plus largement, historiquement, l’anarchisme se développe lentement, pendant des siècles, en terre chrétienne et sur un terreau chrétien et plus précisément évangélique : tous les courants évangéliques radicaux anciens, médiévaux et modernes sont des prémices religieuses de l’anarchisme et du communisme qui, même sous leurs formes athées, y plongent leurs racines. L’anarchisme est un évangélisme athée, un christianisme sans Dieu. Mais de nombreux courants évangéliques radicaux l’ont précédé et lui survivront : adamites, franciscains, fraticelles, cathares, vaudois, picards, hussites, moraves, anabaptistes, mennonites, quakers, Niveleurs, Bêcheux, doukhobors, et j’en passe... À partir du XXe siècle, certains courants seront ouvertement, consciemment, anarchistes et chrétiens ou anarcho-chrétiens, comme les Catholic Workers, Jesus Freaks, Jesus Radicals... Mais l’anarchisme chrétien ne sera incarné que par quelques personnalités, comme Léon Tolstoï, évangéliste radical, pacifiste, non-violent, végétarien, anti-clérical, anti-étatiste, anti-capitaliste, anti-militariste, considéré pour ces raisons comme chrétien anarchiste bien qu’il n’utilise lui-même pas le terme. Théodore Monod, dont les positions recoupent grosso modo les principes tolstoïens, s’est reconnu dans l’anarchisme chrétien sans en faire une bannière, et de nombreux autres chrétiens, dont des catholiques, se sont considérés ou peuvent être considérés comme des anarchistes chrétiens sans y être réduits - on parlera même plutôt de chrétiens libertaires, le terme privatif « anarchiste » ayant un connotation négative (et une histoire parfois violente avec quelques épisodes terroristes) qui ne paraît pas toujours en harmonie avec la dimension fondamentalement pacifiste et non-violente du christianisme radical. On peut citer des personnalités comme Lanza del Vasto, catholique gandhien, Ivan Illich, qui présenta Jésus comme un anarchiste, ou encore tout le courant antimilitariste chrétien avec des objecteurs de conscience comme Jean Van Lierde... Ces courants et personnalités se retrouveront notamment dans la lutte contre l’extension du camp militaire du plateau du Larzac, qui a été largement le fait des réseaux paroissiaux et associatifs catholiques, ainsi que dans la naissance de l’écologie politique. Mais les anarchistes chrétiens revendiqués comme tels sont rares : on peut citer, en terre protestante, les « personnalistes gascons » Jacques Ellul et Bernard Charbonneau et leur critique radicale de la Technique, de l’Etat, du Progrès et de l’Argent - et encore, seul le premier des deux réfléchira vraiment à la question de l’anarchisme chrétien. On peut également rapprocher de l’anarchisme chrétien et du christianisme libertaire les courants existentialistes et personnalistes chrétiens, influencés entre autres par Nicolas Berdiaev...

Pour ce qui est du catholicisme, les liens avec l’anarchisme sont plus difficiles : d’abord, parce que l’Église catholique est et a toujours été davantage, à travers l’histoire, une institution religieuse autoritaire et pyramidale de plus en plus centralisée et centrée sur le pape et l’autorité pontificale, bref, une hiérarchie cléricale contraire et hostile à toute forme d’anarchie, voire même de liberté et d’égalité réelle et concrètes en son sein, persécutant et éradiquant dès que possible quasi tous les courants évangéliques radicaux, considérés comme hérétiques, que j’ai cités plus haut, qu’ils soient en son sein ou séparés d’elle... Il y a pourtant eu des courants anarchistes ou socialistes libertaires au sein du catholicisme, et ce dès le XIXe siècle, avec le très riche et méconnu foisonnement du socialisme chrétien (plus tard rebaptisé "christianisme social" dans l’Eglise catholique), puis avec Dorothy Day (dont la cause en béatification a été ouverte en 2000 par le pape Jean-Paul II), Peter Maurin, Ammon Hennacy et le mouvement ouvertement anarchiste et socialiste du Catholic Worker Movement... Mais s’il y a un mouvement majeur du christianisme contemporain, et notamment du catholicisme, hélas méconnu et décrié, qui se rapproche le plus de l’anarchisme même sans le nom, c’est-à-dire du socialisme libertaire, c’est la théologie de la Libération, christianisme libertaire et égalitaire s’il en est, avec entre autres figures de proue Gustavo Guterriez, Leonardo Boff, Dom Helder Camara ou Oscar Romero, qui ne doivent pas cacher non seulement les autres penseurs, passés ou actuels, d’Amérique latine et du monde entier, comme Juan Luis Segundo, Ignacio Ellacuria ou Jon Sobrino, dont certains furent des martyrs, mais également et surtout la masse des pratiques de terrain et engagements concrets, ecclésiaux, paroissiaux, associatifs, populaires, en Amérique latine et dans le monde entier encore aujourd’hui. La théologie de la Libération est sans doute le mouvement religieux chrétien et catholique majeur du dernier demi-siècle, et l’Église catholique, malgré des réserves quant à certaines influences marxistes, a intégré ses concepts majeurs à son magistère, notamment à sa doctrine sociale. De manière mineure, on retrouve quelque chose de très proche de l’anarchisme chrétien dans les courants chrétiens anglo-saxons que l’on pourrait qualifier de communautariens, avec Alasdair MacIntyre ou Stanley Hauerwas, et autour de Radical Orthodoxy avec notamment William Cavanaugh...

R&N : Que pensez-vous du livre de Jacques Ellul Anarchie et Christianisme ? Vous a-t-il influencé ?

Falk van Gaver : Il faut noter que ce livre a d’abord été publié par l’Atelier de création libertaire, excellente maison d’édition anarchiste lyonnaise. C’est un petit livre, important parce que rare, qui met en place des questionnements et des rapprochements entre anarchisme et christianisme. Sa lecture est indispensable à qui s’intéresse à la question, comme propédeutique et prolégomènes à de plus amples recherches. Avec mon ami Jacques de Guillebon, nous avons voulu poursuivre ce questionnement et ce rapprochement dans notre double gros ouvrage (réduit de moitié par l’éditeur avant publication..., c’était une somme !) anarchique-catholique tant par le fond que par la forme L’anarchisme chrétien (2012) et Anarchrist (2015) qui a ramené la question au sein du public notamment catholique. C’est un travail à poursuivre... Le but n’était et n’est évidemment pas de créer un courant anarcho-chrétien en tant que tel, un drapeau ou un slogan, ou quoi que ce soit de réducteur, mais au contraire d’ouvrir les angles, multiplier les alliances et les alliages possibles contre l’horreur moderne.

On ne peut pas lire Anarchie et christianisme sans lire un autre petit ouvrage important d’Ellul : La Subversion du christianisme. Sa thèse, classiquement protestante mais ici carrément anarchisante, est que la conversion de l’Empire au christianisme a été en réalité une conversion de l’Église à l’Empire. Bref, une trahison, une subversion du christianisme authentique, primitif, évangélique, apostolique. Mais ce christianisme reste subversif comme message et témoignage de l’idéal évangélique du Royaume, que l’Eglise porte comme malgré elle, et qui se retourne régulièrement contre elle. C’est comme si en chaque chrétien, appelé à imiter le Christ, à suivre Jésus, quelle que soit l’Église à laquelle il appartient, se rejouait tout l’Evangile - comment ne pas voir, qu’à part en ses courants évangéliques radicaux minoritaires, l’Église (chaque Église, d’ailleurs) est à la fois le Temple et la Synagogue, les prêtres et les pharisiens, les Anne, Caïphe et Nicodème, englués même quand de bonne volonté dans leurs rapports ambigus avec les Pilate et Hérode du moment..., et aussi avec Mammon... « Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais... » « Vous filtrez la mouche et avalez le chameau... » « Vous ne pouvez servir deux maîtres à la fois, Dieu, et l’Argent... » « Vous ajoutez la tradition des hommes à la parole de Dieu… » Comment ne pas voir que ça s’applique avant tout à l’Eglise d’aujourd’hui ? ça crève pourtant les yeux... Relire les Évangiles et tâcher de les vivre, suivre Jésus, imiter le Christ, c’est se mettre en porte-à-faux avec tous les pouvoirs de notre temps, politiques, économiques, mais aussi et surtout religieux, cléricaux... Au mieux, cette impulsion évangélique infuse et diffuse et remonte par capillarité, de manière certes diluée et atténuée, jusqu’au sommet de l’Église, comme actuellement avec le pape François, d’inspiration franciscaine notamment. Quoi qu’il en soit, la vocation de chaque chrétien, de chaque disciple du Christ, n’est pas de se préoccuper du sort de l’Église, mais de suivre et imiter Jésus Christ. Fais ce que dois, advienne que pourra !

Il est évident que les grands penseurs français et européens de l’anarchisme, Proudhon, Kropotkine, Elisée Reclus, Louise Michel..., sont pétris de christianisme et notamment d’évangélisme, et que la société qu’ils défendent ressemble à s’y méprendre à un idéal social évangélique : liberté, égalité, fraternité... Mais l’histoire européenne et notamment française, avec le conflit majeur entre la majorité de la hiérarchie catholique et les « idées nouvelles », a durci l’opposition entre christianisme et notamment catholicisme d’une part, et les idées et mouvements socialistes d’autre part. Pour faire bref, le catholicisme s’est majoritairement (et sociologiquement) replié sur le conservatisme, la contre-révolution, la droite, avec une adhésion bourgeoise à la propriété privée et au libéralisme économique, parfois teintée de paternalisme ou patronalisme social, alors que le socialisme dans sa forme non-autoritaire est sans doute la traduction la plus fidèle du christianisme social. Et les courants socialistes et a fortiori communistes se sont durcis dans un laïcisme, un anticléricalisme et un athéisme de gauche souvent virulents. La situation est très différente dans les Amériques, protestantes comme catholiques, bien moins laïques, où l’on peut être sans problème anarchiste, socialiste, ou même communiste, et chrétien...

R&N : De quelle manière la connaissance des théories anarchistes peuvent-elles être utiles dans la lutte contre les idées progressistes ?

Falk van Gaver : Tout dépend ce qu’on appelle les idées progressistes... S’il s’agit de l’idéologie du Progrès, les courants anarchistes et socialistes ont en livré une critique sans concession dès le XIXe siècle, et notamment de l’idéologie capitaliste du progrès industriel et technique et de sa traduction concrète par la dévastation et la destruction des communautés, des sociétés, des peuples, des personnes, des pays, des paysages, de la nature... Les anarchistes et socialistes ont été dès le XIXe à la pointe de l’opposition contre ce « Progrès », et ont été parmi les premiers penseurs et militants de la défense des personnes, des pauvres, des femmes, des enfants, des ouvriers, des miséreux (rejoints régulièrement par des socialistes chrétiens ou catholiques sociaux comme Lamennais ou Ozanam) et aussi des paysages et des animaux. Les anarchistes, avec Elisée Reclus ou Louise Michel, sont aussi parmi les premiers « naturistes » et « légumistes », qu’on appellera plus tard écologistes, animalistes ou véganes. Anarchisme, socialisme, personnalisme, féminisme, écologisme, végétarisme et animalisme sont intrinsèquement liés et ont tous eu jusqu’à aujourd’hui leurs versions chrétiennes. Si c’est ça les « idées progressistes », alors les anarchistes (et les anarchistes chrétiens) sont à la pointe du progressisme !

Les anarchistes ont aussi été parmi les premiers critiques (et victimes) des versions autoritaires du socialisme et du communisme, notamment marxistes-léninistes : leurs critiques anti-autoritaires et antitotalitaires sont de première main et souvent bien plus précises et radicales que celles de l’anticommunisme classique, libéral ou conservateur.

Pour conclure, il y a une profonde convergence « antimoderne » entre les idées chrétiennes et les idées anarchistes au sens large et même avec certaines idées conservatives : anticapitalisme, antilibéralisme, anti-gigantisme, anti-industrialisme, anti-totalitarisme, anti-autoritarisme, personnalisme, égalitarisme, libertarisme, communalisme, localisme, écologisme, animalisme...

Pour une vie libre, digne et décente pour toutes les créatures de la Terre, contre tous les Moloch, Baal et Mammon !

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