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Fabien Engelmann : « le système syndical est aujourd’hui corrompu et la lutte sociale biaisée »

Fabien Engelmann (Front National) est maire de Hayange (Moselle).
Il a bien voulu répondre aux questions du Rouge & Le Noir.

R&N : 4 milliards d’euros versés chaque année aux syndicats, de nombreux scandales, l’ancien président de la CGT recasé par le gouvernement... Les syndicats sont-ils encore représentatifs des travailleurs français et de leurs revendications ?

Fabien Engelmann : Je souhaiterais tout d’abord mettre en exergue le fait que la situation syndicale en France est une totale aberration aujourd’hui. Les syndicats ne représentent plus que 6% des travailleurs français, soit le chiffre le plus bas en Europe. Malgré cela, l’argent public est utilisé à tort et à travers pour promouvoir des idées tout à fait stigmatisantes et nauséabondes. Nous en avons eu encore un parfait exemple il y a peu avec la campagne de communication de la CGT contre nos forces de l’ordre.

Les syndicats d’aujourd’hui ne représentent plus les salariés. Les syndicats d’aujourd’hui sont non seulement dépassés par les questions de société et la crise sociale ainsi qu’économique, mais sont de plus bien souvent attirés par des postes, des compensations financières, et j’en passe.

Les syndicats devraient être libres et séparés de toute préoccupation politique. Et pourtant, des campagnes de communication entières (et donc l’argent du contribuable) de la CGT, de la CFDT ou de l’UNSA sont consacrées à la lutte contre le Front National. La Charte d’Amiens, selon laquelle le double objectif syndicaliste de « défense des revendications immédiates et quotidiennes et de lutte pour une transformation d’ensemble de la société en toute indépendance des partis politiques et de l’État », n’est plus respectée. Peut-on alors encore parler de représentativité des travailleurs français, de respect et de lutte pour leur travail et leurs revendications ? Au vu de tout cela, je ne le pense pas.

R&N : Le système syndical français est-il encore viable ou faut-il, selon vous, trouver une nouvelle forme de représentation des salariés français ?

Fabien Engelmann : Le système est aujourd’hui corrompu et la lutte sociale est biaisée. Une émergence de nouveaux syndicats autonomes, libres et non politisés est évidemment nécessaire. Mais, encore faudrait-il que les travailleurs s’investissent dans l’action syndicale pure, dans la vraie défense des salariés.

Nous sommes aujourd’hui à un point de non-retour : la contestation est systématiquement stérile et les syndicats sont de grandes sectes qui interdisent et boycottent tout autre son de cloche que le leur, qui verrouillent le débat et ne s’appuie que sur la gauche. C’est cela qui provoque le désamour complet de la population pour les organisations syndicales.

Le projet de remanier le syndicalisme français devra donc être mené depuis les racines, pour enfin changer le cœur de la lutte sociale.

R&N : L’existence de syndicats étudiants et lycéens est-elle justifiable ?

Fabien Engelmann : Très franchement, je pense qu’aujourd’hui, les syndicats étudiants ont la même image que les syndicats de travailleurs. Ils ne représentent plus rien, sont clairement politisés et n’ont aucun impact réel. Les jeunes pensent à leurs études, leurs examens ou concours, à leur futur et à leur avenir professionnel. L’UNEF par exemple ne représente que des étudiants de gauche, menés par un responsable socialiste qui sera sûrement étudiant à vie. Encore une fois, ils se prévalent d’une idéologie anti-capitaliste mais sont bien contents de recevoir les subventions, les aides, les APL, etc. et profitent ainsi de ce système qu’ils critiquent.

Au final, on est toujours dans ce système de contestation stérile et bien-pensante, sans réel but d’amélioration des conditions d’accueil, de suivi, d’aide des jeunes, etc. Pardonnez-moi l’expression mais leur seul but est tout simplement d’e******r le monde !

R&N : Les finances des villes FN sont scrutées à la loupe par vos adversaires politiques. Quel bilan tirez-vous de la gestion financière de votre ville au bout de deux ans ?

Fabien Engelmann : Ces deux ans nous ont permis dans un premier temps de baisser les dépenses de fonctionnement de notre mairie, d’assainir ses frais et de supprimer les dépenses somptuaires de l’ancienne majorité socialo-communiste. Les départs en retraite ne sont pas non plus remplacés.

Grâce à cela, notre budget d’investissement a pu augmenter et nous comptons en faire bon usage en redessinant notre ville, lui assurant ainsi un futur tourné vers l’avenir, avec un nouveau plan local d’urbanisme et une logique de développement durable.

Le quotidien des administrés et leur bien-être sont notre but ultime. Ainsi, nous sommes la seule commune de notre secteur a avoir baissé symboliquement de 2% les parts communales des taxes d’habitation, contrairement aux communes voisines comme Thionville (Les Républicains) où elles ont augmenté de 20%, ou encore Algrange (PCF) et Florange (DVD) par exemple.

R&N : Parmi la gestion financière d’une commune se pose la question des subventions associatives. Quelle place lui accordez-vous ? Sur quels critères choisir de subventionner ou non telle association ?

Fabien Engelmann : Les associations représentent évidemment le cœur et le dynamisme d’une ville. A Hayange, elles ont une journée dédiée, au cours de laquelle elles peuvent présenter leurs activités, leurs équipes et leurs actions. En dehors de cette fête conviviale et familiale, nous leur mettons à disposition, une fois par an et gratuitement, une salle pour pouvoir mener leurs assemblées générales ou grands rassemblements dans les meilleurs conditions possibles. Une soirée entière leur est également consacrée lors des vœux du maire et de son conseil municipal.

Mais ces associations doivent être à l’image de nos habitants et respecter certains grands principes de notre République Française, comme la fraternité, la laïcité et le respect d’autrui. C’est donc dans cet esprit que nous n’accordons aucune subvention aux associations communautaristes ou politiques. Notre collectivité investit dans l’intérêt de tous les Hayangeois et Hayangeoises, sans distinction, et nous avons donc le souci du respect de tous.
Globalement, nos relations avec les associations sont plus que cordiales et tous les événements organisés ensemble ou avec leur concours se déroulent très bien. Cependant, il y a toujours des exceptions à la règle, et nous sommes alors intransigeants.

Nous avons eu, par exemple, des problèmes avec le Secours Populaire Français, et plus particulièrement avec la présidente du centre de Hayange. Après avoir essayé, par le dialogue, de régler nos différends, nous nous sommes aperçus que leurs revendications et leurs contestations n’étaient que pures élucubrations politiques, soutenues voire encouragées par une autre association de militants communistes et d’extrême gauche (que nous ne subventionnons évidemment pas) appelée « Hayange en Résistance » ou encore « Hayange Plus Belle Ma Ville ». Ce groupuscule n’a de cesse de perturber la tranquillité des Hayangeois et de mener une petite « guéguerre » ridicule contre la majorité municipale.

Nous nous en accommodons et continuons le travail avec les associations qui souhaitent réellement venir en aide aux plus démunis, comme par exemple avec les Restos du Cœur ou le Secours Catholique Français.

R&N : Quels sont vos relations avec les représentants locaux de l’Église Catholique ?

Fabien Engelmann : Nous entretenons des relations très courtoises avec l’Église Catholique. Nous organisons même ensemble des événements, comme le Grand Concert de Noël de la Philharmonie municipale la Lorraine. Les recettes de plusieurs événements reviennent d’ailleurs au Conseil de Fabrique. Nous avons également de très bonnes relations avec le Temple Protestant et l’Église Évangélique qui sont situés sur le territoire de Hayange.

R&N : Vous êtes fortement engagé dans la défense de la cause animale. Comment cet engagement vous pousse-t-il à réfléchir aux questions de la défense de la vie humaine, particulièrement lors de sa conception et de sa fin naturelle ?

Fabien Engelmann : Je suis très attaché à toutes formes de vie et à toute souffrance, mais je suis surtout attaché à la vie existante plutôt qu’à celle qui pourrait être ou ne plus être. C’est dans ce sens que je me concentre plus sur la torture animale, les conditions d’élevage horrible et le manque de respect pour les animaux. C’est tout ce mal qui leur est fait qui me révolte, et c’est d’ailleurs pour cela que je suis plus qu’admiratif du dévouement et de l’engagement de Brigitte Bardot depuis tant d’années.

Mais c’est aussi parce que je suis attaché au déroulement de la vie que je considère qu’il ne faut pas revenir sur le droit des femmes à mener la vie qui leur convient. Il n’est, pour moi, absolument pas question de remettre en cause la loi Veil et les françaises doivent disposer de leur corps comme elles le souhaitent. Par contre, je condamne évidemment l’avortement abusif alors que la contraception n’a jamais été aussi accessible qu’aujourd’hui.

La situation actuelle ne provient que d’une seule source : la manque de réelle politique familiale, basée sur l’aide des femmes en difficulté, la gestion des pressions familiales, des moyens financiers et des structures adaptées, des aménagements de travail, etc. Il y a plein de choses à faire pour que certaines femmes qui décident aujourd’hui d’avorter, puissent prendre une autre décision avec des conditions et des aides adaptées.

Concernant la fin naturelle ou assistée de la vie, je pense que la loi Léonetti répond pour le moment à cette problématique très délicate. Valider l’euthanasie pourrait entraîner tellement d’abus, et c’est pour cela que, bien que très ouvert à la réflexion et au débat, je pense que ce sujet de société ne devrait pas être pris à la légère et je n’ai pas la prétention d’avoir pour le moment une réponse tranchée à ce sujet.

R&N : L’islam doit se conformer aux règles de la République affirment de nombreux élus. Si l’islam faisait son aggiornamento, faudrait-il alors le laisser devenir de plus en plus présent, voire majoritaire, dans notre pays ?

Fabien Engelmann : Pour répondre à votre question, je ne pense pas que les « gaulois » se laisseront faire face à la destruction de leur culture, de leur religion et de leurs lois. Les Français réagiront, je l’espère en tout cas. La France, et notre civilisation, ont une culture et des racines chrétiennes, et elles entendent bien les conserver.
Il est certain qu’avec les vagues d’immigration clandestine que subit notre pays, et donc la démographie qui en découlera, nous allons devoir faire face à une croissance exponentielle de cette religion en France, et dans toute l’Europe en général. Si l’on s’entête à ne pas recréer nos frontières, à ne pas avoir une politique claire sur les migrations - notamment économiques - l’Islam deviendra majoritaire en France, c’est inéluctable.
Il nous faut être inflexibles et stopper net cette immigration massive. Nous sommes déjà dans une conjoncture difficile : entre attentats, quartiers sensibles où règnent d’autres règles que celle de la République, revendications religieuses voire parfois raciales et grignotage de notre laïcité, nous nous rapprochons de plus en plus d’un islam de conquête. Il est temps pour les musulmans de France de prouver qu’ils se désolidarisent de ces pratiques et placent la France avant leur confession.

R&N : Vous retwittez régulièrement des sites (comme Fdesouche par exemple) de ce que certains journalistes appellent la "fachosphère" ou la "réinfosphère". Pourquoi vous informez-vous sur ces sites ? Comment les situez-vous par rapport aux médias traditionnels ?

Fabien Engelmann : J’affectionne ces sites tout simplement car ils s’inscrivent hors du système, dans une démarche de clarté, sans langue de bois. Sur des sites comme Riposte Laïque, vous n’avez pas de différenciation entre le pays enraciné dans les valeurs de la vie, dans le travail, dans la crise, et le pays institutionnalisé avec un gouvernement socialiste dictateur et des médias à sa botte. Ces sites permettent de montrer aux habitants de France qu’il existe une alternative aux mensonges, aux enfumages de la télévision et de la presse politisée et dominante.

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