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Anne Brassié : « La raison d’être de la virilité est la protection de la femme, de l’enfant et de la Nation »

19 juin 2014 Thibault Corsaire

Anne Brassié et Stéphanie Bignon ont récemment fait paraître aux Editions Via Romana un ouvrage intitulé Cessez de nous libérer.
Le Comité de réaction du Rouge & le Noir ne saurait que vous en recommander la lecture !

Corsaire : Anne Brassié, bonjour ! Pourriez-vous vous présenter brièvement à nos lecteurs ?

Anne Brassié : Ancien professeur, journaliste littéraire, puis biographe, j’anime depuis 27 ans une émission hebdomadaire sur Radio Courtoisie, et depuis peu une émission culturelle, Perles de culture sur TV Libertés.
Stéphanie Bignon est ingénieur spécialisée en intervention sous-marine et agricultrice.

Corsaire : Vous avez récemment publié un ouvrage, avec Stéphanie Bignon, intitulé Cessez de nous libérer !
Quelle est cette « libération » qui vous déplait tant ?

Anne Brassié : C’est le mensonge flagrant de cette "libération" qui nous a incitées à écrire ce livre. On force les femmes à sortir de chez elles et à travailler pour un salaire. L’État veut leur prendre leurs enfants... Comme si le travail des femmes à la maison n’était pas titanesque, et je pèse mes mots, et comme si ce travail des femmes n’était pas essentiel à la société.

Corsaire : In fine, vous défendez l’ordre naturel des choses – c’est-à-dire la Création - face au matérialisme ambiant et à la négation du réel. Peut-on dater ce(s) phénomène(s) ? Qui en est responsable et à qui profite le crime ?

Anne Brassié : Depuis 1789 les révolutionnaires veulent appliquer leur idéologie égalitaire, collectiviste et athée.
Mais il y a aussi le monde capitaliste pour lequel vous n’avez d’existence et de valeur que si vous rapportez de l’argent aux caisses de l’état et aux entreprises ! Tout cela est un peu court...et va dans le mur, ce qui est rassurant !
Au XXe siècle sont nés des mouvements malthusiens et franc-maçons aux États-Unis et en Europe. Sous couvert de féminisme il fallait libérer la femme de la procréation, faciliter l’avortement, diminuer les populations. Les deux buts étant d’élever le niveau de consommation des peuples et de favoriser la licence totale des mœurs.
L’un des directeurs du Planning familial, grand maître de la Grande Loge de France , Pierre Simon, a tranquillement écrit :"La modification politique et sociale doit se faire autour de nos pulsions et pour leur satisfaction... La sexualité sera rédemptrice de l’homme dans le concert universel retrouvé. Il faut réapprendre la tolérance active. Alors au delà de la morale, en route pour la fête."
Nous pensons que sans enfants la fête sera triste !
Les organismes internationaux jouent aussi leur partition et imposent à tous les pays du monde leur terrible loi. L’ONU s’attaque directement à l’Église catholique, dernier rempart d’une société normale dans laquelle il fait bon vivre.
A qui profite le crime ? A ceux dont l’horizon ultime est le lit.

Corsaire : Vous expliquez dans votre ouvrage : « Au siècle dernier, on a expulsé Dieu de la sphère publique pour l’enfermer dans la sphère privée, et l’on sort la femme du foyer… Pour la jeter dans la sphère publique. » Est-ce à dire que le chemin le plus droit pour retrouver une féminité authentique passe par un retour visible du pays au culte catholique ?

Anne Brassié : Bien sûr. On le voit tous les matins aux décisions du parlement.
Sans référence aux lois divines on vote n’importe quoi. Nous avons eu l’avortement légalisé, nous allons avoir l’euthanasie, car c’est le stade ultime du capitalisme, comme dit avec humour Jean Claude Martinez.
Comme les personnes dans le coma, les personnes âgées coûtent cher, il faut économiser donc les éliminer... Nous allons avoir la théorie du genre imposée à chacun par une propagande éhontée.

Corsaire : Si vous deviez dresser en quelques mots une comparaison entre la femme authentique et la femme moderne, prétendument libérée, que diriez-vous ?

Anne Brassié : Il y a plusieurs femmes modernes.
Il y a celle qui se débrouille avec les impératifs du temps et du destin et donc se bat pour fonder une famille, élever elle-même ses enfants et quelques fois rapporte un peu d’argent parce que les loyers sont hors de prix.
Et celle qui applique la thèse libertaire à la lettre, qui fait carrière et se réveille à 40 ans sans foyer, sans enfants et sans avenir. Ce réveil est rude et la rend encore plus agressive.

Corsaire : Enfin, voici une question qui intéressera nos lecteurs de sexe masculin : Quel rôle les hommes ont-ils à jouer dans cette « refondation des rapports entre hommes et femmes » ?

Anne Brassié : Le diable passe toujours par Eve pour atteindre la Création au cœur. Il faut donc se tourner vers la Nouvelle Eve, celle qui nous a été donnée il y a deux mille ans, pour trouver la parade.
Il est à noter que la solidité de notre société est proportionnelle à son sens du sacré et au culte rendu à Marie.
La femme n’a jamais été autant femme (fertile, éducatrice, savante, spirituelle…) que du temps de la chevalerie et c’est à tout deux, femme et chevalier, qu’il appartient de reconquérir le monde.
Retrouvons le sens du Bien commun comme fil rouge de notre vie, reprenons d’autorité le temps de vivre, de parler, de croire… Battons-nous pour reconquérir nos terres, si petites soient-elles.
Les hommes sont nos protecteurs avant même l’État, grâce à eux le fragile foyer peut vivre et particulièrement en période de grand désordre politique.
Les hommes sont nos protecteurs à l’image de Joseph qui a vécu et exprimer sa dissidence en protégeant Marie et l’enfant Jésus jusqu’en Egypte.
La raison d’être de la virilité est la protection de la femme et de l’enfant et par extension de la Nation.

19 juin 2014 Thibault Corsaire

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