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Entretien avec le Père Jean-Baptiste : « Derrière Néron, Hitler ou Daech c’est Satan qui agit »

Né en 1971, le Père Jean-Baptiste (Guillaume GOLFIER), chanoine régulier de la Mère de Dieu, à l’abbaye Sainte-Marie de Lagrasse dans l’Aude est prêtre depuis 2002. Diplômé en philosophie (commentatorat IPC, Paris), en histoire (maîtrise Paris IV-Sorbonne) et en théologie (doctorat ICT-ISTA, Toulouse), il a un ministère varié. Il prépare la publication de la première thèse de doctorat en français sur le démon [1]. Elle est le fruit d’accompagnement de personnes dans la délivrance et d’échanges avec de nombreux exorcistes et théologiens. Il a donné nombre de conférences grand public sur le sujet du diable et de la délivrance. Il a bien voulu répondre aux questions du Rouge & Le Noir.

R&N : Pourquoi vous intéresser au diable ?

Père Jean-Baptiste : Pour trois raisons. D’abord, la compassion envers des personnes qui souffrent, physiquement, psychologiquement ou spirituellement et ont souvent cherché en vain le secours de médecins, psy et même de prêtres. J’en reçois beaucoup, comme tous les prêtres peuvent le faire.

Ensuite, parce que le diable rappelle le combat qui sera toujours le plus fondamental et le plus caché. Derrière Néron, Hitler ou Daech c’est Satan qui agit. Or, « le combat spirituel est plus rude que les batailles d’hommes [2] », disait Rimbaud.

Enfin, je vous l’avoue, parce que parler du diable attire tout le monde et permet de parler du Christ, des sacrements, des anges et de leur Reine à des personnes qui ne viendraient pas autrement... Bref, ce sujet est parfois un sainte ruse !

R&N : Le diable existe-t-il vraiment ?

Père Jean-Baptiste : Cela ne fait aucun doute pour ses centaines de milliers d’adeptes explicites dans le monde [3] ! En outre, toutes les religions et cultures, antiques ou modernes, le connaissent assez bien. Les démonologies greco-romaines antiques, persane, égyptienne, musulmane convergent sur des traits principaux.

Philosophiquement, il est convenable que la gradation des êtres des minéraux jusqu’à Dieu passe par ce chaînon logique entre l’homme et Dieu : nous sommes parents des animaux par notre corps, et comparables aux anges par notre âme spirituelle.

Enfin, pour un catholique, l’existence et la nature du diable sont claires et nettes.

Souvent cité dans l’Ancien Testament, très présent dans les évangiles, et obsédant dans l’Apocalypse, le diable nous est bien révélé par Dieu. La tradition des Pères et le magistère ont précisé sa nature et sa puissance avec clarté [4].

« Un dur combat contre les puissances des ténèbres passe à travers toute l’histoire des hommes ; commencé dès les origines, il durera, le Seigneur nous l’a dit (cf. Mt 24, 13 ; 13, 24-30 & 36-43), jusqu’au dernier jour » [5].

Mais il aime se cacher ! Baudelaire nous rappelle que « la plus belle des ruses du diable est de vous persuader qu’il n’existe pas [6] ».

R&N : Mais qui est Satan et qui sont les démons ?

Père Jean-Baptiste : Pure créature spirituelle, Lucifer était un des anges les plus beaux. Ébloui par sa propre beauté, il a refusé de dépendre de Dieu et de croire en son paradis. Ce chef a entraîné des milliards de ses subordonnés dans la révolte [7]. Mais, rassurons-nous, les anges restés fidèles sont probablement deux fois plus nombreux. En outre, « les bons anges exercent une domination sur les mauvais anges, et ceux-ci sont régis par eux [8]. »

R&N : Quel est le but de ces démons ?

Père Jean-Baptiste : Détourner l’homme de Dieu et se faire adorer par eux en retour. Dès lors, la « partie adverse, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer » (1 P 5, 8) pour éloigner les hommes de Dieu par le péché. Il a pour les fils d’Adam une haine insatiable qu’aucun succès ne peut jamais apaiser. C’est l’homme en tant qu’il est image de Dieu que Satan veut souiller et détruire [9].

R&N : Comment s’y prend-il alors ?

Père Jean-Baptiste : Il a des milliards de ruses et des centaines de pages existent sur le sujet... Mais simplifions. Pur esprit, il a pouvoir sur tout ce qui est matériel, en nous et autour de nous.

Il use d’abord de la tentation dans 99, 99 % des cas, car cela lui suffit pour nous faire tomber dans le péché : film porno, verre de trop, colère, mensonge, ou pensée vaniteuse... il propose cela à nos sens et à notre imagination.

Il affectionne ensuite les liens pour éviter au pécheur de se relever. Plus rares, mais tenaces, ces liens paralysent la vie spirituelle et sont souvent consécutifs de ce que les exorcistes appellent les « portes ouvertes » au démon. On peut en compter sept : 1. Hérédité chargée / 2. blessures d’enfance / 3. médiumnité naturelle / 4. attachement à un lieu ou objet infesté /5. répétition de péchés graves / 6. refus de pardonner / 7. refus de s’abandonner [10].

Par exemple, si un ascendant a fait de la magie (hérédité chargée) ou si la personne a pris la mauvaise habitude d’un vice (porno, masturbation) elle gagnera à être délivré par une prière de délivrance en plus de l’absolution sacramentelle en confession.

Et bien sûr, il faut fuir comme la peste, la cartomancie, les voyants [11], spirites qui font tourner les tables et autres sectes. À côté de charlatans, il y a d’authentiques mediums d’une action diabolique, à leur insu parfois. J’ai reçu beaucoup de victimes en prières de délivrance.

Enfin, dans des cas fort rares, mais qui semblent plus nombreux aujourd’hui, la personne peut être victime de quatre emprises extraordinaires : infestation, vexation, obsession, possession [12].

Cette dernière qui impressionne le plus est la plus rare. Si la possession est la plus spectaculaire de l’emprise maléfique, elle reste moins grave qu’un état de péché mortel ! On connaît même une sainte possédée : sainte Mariam Baouardy (1846-1878), canonisée par le Pape François en 2015, preuve qu’en un cas limite très rare, une personne peut être possédée en son corps sans faute de sa part, son âme restant libre et unie à Dieu.

R&N : Comment lutter contre ces attaques diaboliques ?

Père Jean-Baptiste : En fuyant les pratiques mauvaises (les péchés bien sûr mais aussi les thérapies douteuses) et en se tournant résolument vers le Seigneur et son Église.

La vie chrétienne, fidèle à la prière, à la charité, aux sacrements et à la fréquentation de la Parole de Dieu est déjà un petit exorcisme très efficace. Saint Thomas insiste avec saint Paul (Ep 6) sur le rôle décisif des vertus théologales et cardinales pour lutter efficacement contre le démon, comme le légionnaire romain contre les barbares, avec le casque de l’espérance, la cuirasse de la foi et de la charité etc.

Mais lorsque les difficultés matérielles ou médicales sont inexplicables, lorsque les blocages psychologiques ou spirituels sont sévères et que les moyens ordinaires ne suffisent plus et que l’on discerne des imprudences passées (voyance, vice, etc) ou des drames subis (viol, mauvais œil etc) il faut se tourner vers un prêtre. Tous peuvent prononcer des prières de délivrance, après un diagnostic discret, prudent et humble. Si la personne est victime d’une infestation sévère ou d’une possession il faudra recourir au prêtre exorciste nommé par l’évêque diocésain. Il est seul habilité à prononcer un exorcisme majeur.

R&N : Mais pourquoi donc Dieu permet-il un tel combat ?

Père Jean-Baptiste : Pour que nous ayons le mérite de la victoire qu’il nous aide à remporter ! De notre point de vue limité, la lutte peut sembler injuste et épuisante. Mais nous serons émerveillés de constater dans l’éternité combien les anges et les saints, la Vierge et toutes les miséricordes divines nous ont accompagnés, soignés, réconfortés.

« Ces attaques des démons sont finalement soumises à l’ordre de Dieu qui sait se servir du mal selon son plan, en l’ordonnant au bien [13]. »

Bref,« les démons [...] punissent par haine ou par envie [14] ». Mais Dieu intègre cela dans son dessein divin d’adoption filiale. Il se sert de leurs attaques pour confirmer notre vocation fondamentale d’enfants de Dieu :

« Les anges, du fait de leur nature, tiennent le milieu entre Dieu et les hommes. Or, le plan de la Providence comporte de procurer le bien des êtres inférieurs par le moyen des supérieurs. Pour ce qui est du bien de l’homme, il est procuré d’une double manière par la Providence : soit directement quand l’homme est porté au bien et détourné du mal, et il convient que cela se fasse par le ministère des bons anges ; soit indirectement quand l’homme est éprouvé, combattu par l’assaut de l’adversaire. Et cette manière de lui procurer son bien humain, il convient qu’elle soit confiée aux mauvais anges afin qu’après leur péché ils ne perdent pas leur utilité dans l’ordre de la nature […] ; c’est jusqu’au jour du jugement qu’il faut procurer le salut des hommes. C’est jusque là, par conséquent, que doit se poursuivre le ministère des anges aussi bien que les épreuves infligées par les démons. Tout ce temps-là, les bons anges sont envoyés ici-bas auprès de nous ; les démons résident dans l’air ténébreux pour nous éprouver [15]. » « Étant donné la faiblesse de l’homme, il suffirait qu’il soit attaqué par la chair et le monde. Mais cela ne suffit pas à la malice des démons, qui se servent de l’un et de l’autre pour assaillir les hommes. Cependant, grâce au plan divin, cela sert à la gloire des élus [16]. »

R&N : Ce combat est-il aujourd’hui plus important qu’hier ?

Père Jean-Baptiste : Je le crois. Déjà en 1972, dans les terribles mois de la crise morale de l’après-concile, le Bx Paul VI affirmait :

« Quels sont aujourd’hui les besoins les plus importants de l’Église ? Ne soyez pas étonnés par notre réponse que vous pourriez trouver simpliste, voire même superstitieuse ou irréelle : l’un de ses plus grands besoins est de se défendre contre ce mal que nous appelons le démon [17]. »

Et en 2007, le cardinal Ivan DIAS, préfet de la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples et Envoyé pontifical de Benoît XVI à Lourdes rappelait ces mots impressionnants de saint Jean-Paul II, juste avant sont son élection papale :

« Nous sommes aujourd’hui face au plus grand combat que l’humanité n’ait jamais vu. Je ne pense pas que la communauté chrétienne l’ait totalement compris. Nous sommes aujourd’hui confrontés au combat final entre l’Église et l’Anti-Église, entre l’Évangile et l’Anti-Évangile » [9 nov 1976].

R&N : Pourquoi un tel déchaînement actuel des forces du mal ?

Père Jean-Baptiste : Nous le saurons au ciel... Mais il est sûr que la force du diable tient beaucoup à la faiblesse des chrétiens, à l’affaiblissement de la foi dans les pays apostats de vielle chrétienté. Beaucoup de Français connaissent le coran mieux que l’évangile et vivent comme des païens... Lorsque Dieu perd du terrain dans les cœurs, Satan l’occupe aussitôt.

Il est probable aussi que le démon sait qu’il n’en a plus pour longtemps et lance son baroud d’honneur : la Vierge nous l’a dit déjà en 1830 à la rue du Bac où elle a donné la médaille miraculeuse comme bouclier dans ces combats ultimes. A Fatima (1917) ou Akita (1972), la Reine des Anges nous prévient et nous arme.

C’est peut-être pour cela que le pape François parle tant du démon, plus qu’aucun de ses prédécesseurs peut-être. Il n’est guère de mois où le pape jésuite ne fasse une allusion à Satan et nous mette en garde : « Nous devons toujours lutter contre les impulsions du mal et l’action de Satan [18]. »

Mais rassurons-nous :

« Une chose toutefois est certaine : la victoire finale appartient à Dieu et se réalisera grâce à Marie, la femme de la Genèse et de l’Apocalypse, qui combattra, à la tête de l’armée de ses fils et filles, contre les forces ennemies de Satan, et qui écrasera la tête du serpent » [19].


[1Thèse de doctorat de théologie sous la direction du P. Philippe-Marie MARGELIDON, o.p. (directeur de la Revue Thomiste) sur : Le diable, étrange serviteur de Dieu pour le salut des hommes. Tactiques du diable et divine guérison chez saint Thomas d’Aquin. Soutenue en février 2017 à l’Institut catholique de Toulouse et pourrait être publiée en janvier 2018 chez Artège-Lethielleux (collection sed contra).

[2Arthur RIMBAUD, Une Saison en enfer. « Adieu », « Œuvres complètes », Paris, Gallimard, 1954, p. 244. On sait que le poète (1854-1891) s’est inspiré d’Éliphas Lévi (1810-1875) « grand-prêtre de haute-magie », pour Une saison en enfer, avant sa conversion.

[3On comptait 10 000 groupes satanistes dans le monde en 1946. Ils étaient 135 000 en 1985. On recensait 25 000 satanistes français en 2007, soit une augmentation de 300 % en trois ans (2004-2007), d’après le rapport pour l’année 2007 de la MIVILUDES (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (site miviludes.gouv.fr).

[4Cf. le résumé du Catéchisme de l’Église catholique (abrégé en CEC), édition définitive de 1998, qui traite du démon en une quarantaine de n°. Cf la table analytique, art. « démon ».

[5VATICAN II, Gaudium et Spes (1965) n° 37.

[6Charles BAUDELAIRE, Petits Poèmes en prose ou Le Spleen de Paris (1862), « Le joueur généreux », Lausanne, la Guilde du Livre, 1947, p. 386. Le poète a probablement repris la phrase au père de Ravignan et elle sera citée par J. K. Huysmans ou G. Bernanos. On sait que dans les Fleurs du mal, Baudelaire (1821-1867) développe des litanies de Satan. Il y fait une abjuration de la religion et en particulier du catholicisme. Le poème inclut une inversion blasphématoire du Kyrie Eleison et du Gloria de la messe catholique, ou bien substitue Satan à Marie dans la liturgie qui lui est consacrée. Cf. James R. LAWLER, Poetry and moral dialectic : Baudelaire’s ’secret architecture’, Madison, Fairleigh Dickinson Univ Press,‎ 1997, p. 156. Dans un procès de 1857, le poète fut menacé d’atteinte à la morale religieuse mais finalement relaxé.

[7Dn 7, 10 indique le grand nombre de saints anges (« Mille milliers le servaient, myriade de myriades, debout devant lui »). Combien d’anges furent entraînés dans sa chute par Lucifer ? Un tiers des milliers de milliards d’anges probablement, si l’on tient pour exacte l’image de Ap 12, 4 : « Sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipite sur la terre. » Ap 9, 14-16 mentionne en un combat 200 millions de démons...Mais si un tiers des anges se révoltent avec Lucifer, cela signifie que les anges fidèles sont deux fois plus nombreux que les démons. Notons que le diable a affirmé au père Candido Amantini (maître de don Amorth et exorciste à Rome de 1961 à 1992, dont le procès de béatification s’est ouvert en 2012) : « nous sommes tellement nombreux que, si nous étions visibles, nous pourrions obscurcir le soleil ».

[8Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique (ST), Ia, q. 109, a. 4, c.

[9Cf. Serge Thomas BONINO, Les Anges et les Démons. 14 leçons de théologie, coll. « Bibliothèque de la Revue thomiste », Paris, Parole et Silence, 2009, p. 299. Victor HUGO, dans La Fin de Satan, dit exactement la même chose en une langue magnifique.

[10Cf. P. DE MAUROY, fsj « Quand nous ouvrons des portes au démon », L’Homme Nouveau, (Hors Série n° 5), nov. 2011, p. 38-41. Cf. son site internet : www.vade-retro.fr et les vidéos de : http://fr.gloria.tv/?search=PPM

[11Légalement interdite en France jusqu’en 1994, la voyance s’est beaucoup développé grâce à internet. Une consultation moyenne coûtait 15 €/ 10 minutes en 2015 et 4€/ la minute supplémentaire. Selon le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel), 1 Français sur 4 ou 5 consulte un voyant au moins une fois par an. Les 2/3 des clients seraient des femmes. Combien vont voir un prêtre ? Il y a aujourd’hui en France 10 fois plus de voyants que de prêtres (près de 10 000) ou de psychiatres (13 000). En Italie, don Amorth vient de confier que selon son amie anthropologue Cecilia Gatto, décédée en 2005, « plus de 13 millions d’Italiens fréquentent les mages. Un tsunami face à la misérable quantité de prêtres et d’exorcistes en Italie ! » (Gabriele AMORTH (avec Stefano STIMAMIGLIO), Le Démon ne peut rien contre la miséricorde de Dieu, Paris, Téqui, 2016, p. 46.) Il craint que 25 % des jeunes n’aient aujourd’hui touché au spiritisme. La medium Patricia Darré vendait elle-même ses livres en 2012 et 2013 à plus de 100 000 exemplaires. Depuis mai 2015, le jeu de “Charly Charly” banalise par internet le spiritisme auprès de millions de jeunes, etc...

[12Selon le vocabulaire proposé ici, la possession est une emprise totale du diable sur tout le corps de la personne, l’infestation une emprise partielle, sur un membre, un objet ou un animal, l’obsession une emprise ponctuelle sur le psychisme, la vexation une attaque ponctuelle sur le corps.

[13ST, Ia, q. 114, a.1, c.

[14ST, Ia, q. 114, a.1, ad 1.

[15ST, Ia, q. 64, a. 4, c.

[16{}ST, Ia, q. 114, a.1, ad 3.

[17Bx PAUL VI, audience générale du 15 nov. 1972 - DC (1972), p. 1 053.

[18Pape FRANÇOIS, Catéchèse sur le Credo, 13 novembre 2013.

[19Cardinal Ivan DIAS, homélie à Lourdes, devant 150 000 fidèles, le 8 décembre 2007, pour le 150e anniversaire des apparitions de Lourdes. Texte cité dans Francesco BAMONTE (actuel exorciste de Rome), La Vierge Marie et le diable dans les exorcismes, préface de don Renzo LAVATORI, Saint-Benoît-du-Sault, Éd. Bénédictines, 2012, p. 138. Ce texte important n’a pas paru dans la Documentation Catholique. Pour aller plus loin ,voici de bons sites internet : http://sosparanormal.free.fr/exorcisme.php ; www.vade-retro.fr ; www.final-age.com ; www.jesusmarie.com ; www.serviam.net 

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