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Les impressions du monôme

20 novembre 2012 Eschaud , ,

Nous vous recommandons chaudement l’analyse de Fikmonskov et la lecture du commentaire d’Alain Escada sur Itinerarium.

Déclaration liminaire

Tous les témoignages ci-dessous ont été pris sur le vif, avec leur sincérité et leurs fautes. Au fur et à mesure de la réception de ceux-ci, cet article sera susceptible d’être mis à jour.

Veillée du 16 novembre

Dupleix : « Bien qu’annoncée très tardivement, la veillée de prière de ce vendredi 16 novembre en l’église Saint-Séverin (Paris V) a été un succès. La soirée était faite d’une adoration du Saint-Sacrement, d’un chapelet médité devant celui-ci, de confessions, ainsi que d’une nuit de veillée. On a noté un changement de ton général : comme le rappelait il y a quelques jours l’abbé de Tanoüarn, le "soixantisme" ou l’acceptation de la laïcité par l’Église en France, est bel est bien mort, et l’Eglise estime avoir son mot à dire dans les évolutions de la société et dans sa quête de progrès.
Ainsi pendant la soirée, un accent particulier a été mis sur la réparation des crimes commis par la France et l’intercession de la vierge a été demandée pour sauver notre Patrie en ce moment sombre.
Lors de la récitation du chapelet, nous avons médité sur les apparitions de l’Ile-Bouchard, en 1947, au moment où la France était proche de basculer dans le bolchévisme. L’atmosphère générale était réparatrice : il faut souffrir pour nos compatriotes qui ne veulent plus entendre le message de Dieu. »

Manifestation du 17 novembre

Ambrogio Riva, pour l’avant du cortège : « Une foule considérable qui a surpris même les organisateurs. La sono a été attaquée par des hackers (elle devait fonctionner par wifi) donc nous avons marché en silence pratiquement tout le temps. Un peu de désorganisation à l’avant car la police laissait les gens remonter la manifestation et se placer devant les élus, ce qui gênait considérablement les journalistes pour les photos. D’où les arrêts nombreux. Grand succès, même la presse de gauche n’a rien trouvé à redire, l’argumentaire distribué par les organisateurs a été respecté. La police a fait son travail lorsque les contre-manifestants ont tenté de perturbé le cortège (à l’angle rue de Rennes). Discours limite sectaire de Frigide Barjot à la fin. De nombreux élus UMP. A part Gollnisch, absence remarquée du FN. »

Marie Proserpine : « C’était plutôt calme, mais le problème, c’est qu’il n’y avait personne pour canaliser le tout, une amie s’est sentie mal et nous ne pouvions rien faire pour ressortir et essayer de l’aider... »

Benjamin : « La manifestation de samedi a bien répondu aux attentes. L’organisation était très bien, les slogans et l’argumentaire des discours comme la sécurité. Le problème de sono n’était pas généralisé, si bien que pendant presque toute la manifestation il y avait de l’ambiance autour de moi, et il semble finalement normal que tous n’aient pu être au cœur, étant donné le monde qu’il y avait. »

Bougainville :« De la joie : il y en avait beaucoup ce samedi, au milieu d’une foule immense rassemblée pour défendre le mariage. On se sentait gonflés à bloc et encouragés par cette bonne ambiance, sans provocation, pacifique, mais ferme et résolue. J’étais encore Place Denfert-Rocherau quand le bout du cortège est arrivé aux Invalides ! Venu avec des membres de mon aumônerie, je recevais des messages enthousiastes sur mon portable de la part d’un ami pasteur évangélique, venu manifester avec sa paroisse. Cette manifestation était pleine de promesses pour l’avenir. Je n’oublierai jamais ce samedi 17 novembre. »

Pierre-Henri : « Les discours étaient improvisés : très décevant. A mon sens, la fin de la manif’ était un bide : on a attendu en vain un mot final, mais rien n’est venu. Ce fut juste une sorte de grosse fête : une vingtaine de jeunes dansaient sur un char, j’ai vu un couple danser le rock, des vieilles qui tapaient des mains en se dandinant en ryhtme.

La musique festive et commerciale m’a paru déplacée, mais je m’y attendais. En revanche, les confetti m’ont surpris et je n’ai pas compris l’intérêt d’en jeter tout le long du parcours.

Toutefois, manifestation très impressionnante par sa longueur et la quantité de personnes présentes. »

Professeur Catherine Rouvier : « Le 17, c’était chiant. Mais efficace car bien vu. »

Arthur du Tertre : « Le succès de la manifestation contre le « mariage pour tous » du Samedi 17 novembre me semble tenir à deux points.

Le premier repose sur le fait que certaines questions sociétales transcendent les clivages politiques et religieux. Les chrétiens, en très grande majorité apparente, ont réussi sur cela à se mobiliser avec de nombreux courants musulmans, juifs, homosexuels, de gauche comme de droite.

Le second point, plus gênant, tient à la manière de manifester. La bonne organisation et les nombreux volontaires ont permis de lisser le message et de contrôler les passages médias qui n’avaient rien de croustillant à se mettre sous la dent et ont été obligés de reconnaître le bon déroulement et le caractère hétéroclite de la manifestation. Pour cela, il a été demandé à plusieurs reprises, aux manifestants de retirer des autocollants estampillés d’un trop sectaire « Non au mariage homo » sous prétexte qu’il peut « faire homophobe ». La manifestation a été gérée, avec ses particularités, comme un cortège de revendications festives, du début à la fin. Ce fut, somme toute, un bon moment passé à flâner au sein de la foule, en se promenant de groupe d’amis en groupe d’amis, à gueuler çà et là quelques slogans.
Si ces deux points ont permis une victoire du nombre, ils n’ont pas autorisé la victoire du fond car malgré tout, des clivages, il y en a, et des jeux, il en faut. Rendez-vous en janvier. »

Manifestation du 18 novembre

Gauthier a recueilli le témoignage exclusif d’un témoin oculaire des rixes du 18 :

Baudouin a participé aux deux manifestations de ce week-end. Dimanche, il animait le cortège en y tenant les rôles de tambour et de cracheur de feu. En tête du cortège au moment des « dérapages », il a été le témoin oculaire de l’intégralité des évènements. Voici son récit.

« Les Femen avaient bien prévu leur coup. Je les avais vues venir de loin
en voyant ce groupe (style lesbiennes hipsters, fausses rebelles...). 
Elles avaient bien sûr contacté les médias auparavant et étaient accompagnées par tout une ribambelle de photographes, caméramans etc. 
Elles se sont désapées sur une aile de la manif qui n’était pas encadrée, et 
elles ont foncé dans le tas seins nus, avec leur slogan (« In gay we trust ! », ndlr) et leurs gazeuses (qui même si ce n’en étaient pas vraiment étaient ultra menaçantes et ont tout de suite été considérées comme tel !). Il y avait des poussettes, des vieilles, des enfants... 
Les mecs du service d’ordre n’ont pas tapé dessus, ils les ont juste repoussées et tenté de leur enlever leurs bombonnes. En revanche ce qui a fait scandale, ce sont les skinheads type hooligans-casseurs qui ont tapé dessus sans hésiter



. Ils ont réagi comme dans une bagarre sans considérer qu’elles étaient des femmes.


Le service d’ordre (et moi-même) voulions apaiser les tensions, les photographes prenaient frénétiquement toutes les parties de l’action avec une froideur à faire vomir. Comme si la violence était dans l’objectif et non devant eux. 
Ce ne sont pas des intégristes catholiques, 
mais des casseurs néo-païens se revendiquant du nationalisme (je pense du GUD) et ne cherchant que la castagne qui ont frappé et couru après. Ils sont d’ailleurs partis après ça, la cause leur importait peu. 
Oui, ils ont tapé sur les caméras (sans doute assurées) ; 
oui, ces femmes sont des folles hystériques ne cherchant qu’à prendre des coups et à se faire repousser (cela fait partie de leur stratégie). Caroline Fourest était dans le lot, habillée tout en noir, genre casseur également. Elle a pris parti en s’interposant ! Et elle ne parle jamais de ce qu’elle a fait mais seulement des coups qu’elle a reçu



.

Trois mecs du GUD (des abrutis boutonneux ou encagoulés) l’ont chopée derrière une voiture en croyant que 
c’était un mec ! 
Là, elle s’est relevée, a perdu son bonnet, on a vu que c’était elle
 (le fameux « Casse-toi sale pute ! »), elle s’est enfuie et 
les débiles sont partis à la poursuite des contre-manifestantes. 
Avec les gens du cortège et du vrai service d’ordre, nous avons formé une ligne



.

Merci beaucoup ! Je vais rajouter quelques questions. 
Tout d’abord, confirmez-vous que le service d’ordre a crié des consignes comme « les tapez pas ! » ou « pas de coup ! » ?







Oui bien sûr, 



et moi de même… 



tout les gens normaux, quoi ! 


Il n’y a que ces beaufs qui les frappaient et le service d’ordre et les autres dépensaient plus d’énergie à les retenir qu’a repousser les contre-manifestantes



.





Sur les vidéos on croit voir une fille que le service d’ordre essaye d’écarter et qui commence à frapper des types en gilet fluo. Confirmez-vous que c’est arrivé ?





Je n’ai pas assez décrypté les vidéos… Juste, elles poussaient



 mais honnêtement elles ne cherchaient pas à mettre des coups au visage. (Ndlr : après avoir visionné les vidéos, le témoin s’est ravisé et a reconnu une grande violence de la part de la manifestante visée par la question.) 








Qu’y avait-il dans les bombonnes ?





Je sais pas, un truc pas agréable



, genre pas bon à respirer.



 Je pense que c’étaient des petits extincteurs peints en blanc, avec écrit « Holly Sperm » dessus.







Confirmez-vous également qu’elles ont visé des poussettes, comme le montrent a priori les photos ?





Ah oui ! Elles s’en battaient les c******* ! 


(ou les ovaires !)



 Poussettes et plus : gamins, vieilles… 



elles avaient mis leurs cerveaux sur « off ».





Une dernière question : avant que cela ne dégénère, est-ce que Caroline Fourest était vraiment là en tant que journaliste comme elle l’a prétendu ?





Non je ne pense pas



, en tout cas elle n’en avait vraiment pas l’air ! Et elle n’a pas pu s’empêcher de prendre parti dès que possible.







Professeur Catherine Rouvier : « Le 18, c’était top . Mais moins efficace car mal vu et agrémenté de provoc’ dans le but de faire interdire Civitas. »

Ambrogio Riva, pour l’avant du cortège : « Gros succès également dans une autre proportion, avec beaucoup de "tradis". Bonne ambiance, festive, avec des chants et de la musique. Discours caricatural d’Escada à la fin car trop clérical. La police n’a volontairement pas fait son travail au début lorsque les contre-manifestants ont violemment attaqué le cortège. Le service d’ordre a, quant à lui, fait son travail correctement. »

Marie-Cécile : « La manifestation des "intégristes" s’est passée dans une ambiance calme. Je n’ai vu aucune violence, juste quelques personnes à leur balcon qui faisaient de brèves provocations, mais rien de plus. La manifestation s’est d’ailleurs achevée sur une dizaine de chapelet chantée, puis la foule a rejoint le métro calmement. »

Benjamin : « Pour celle de dimanche elle avait moins de moyens, ce qui semble normal, mais la sono n’a pas pu accompagner le cortège tout le temps, et certaines parties du cortège étaient donc moins dynamiques (ou bien il manquait de synchronisation dans les slogans). Par ailleurs les slogans étaient globalement un peu plus percutants mais moins sophistiqués que la veille. Seul bémol, certaines banderoles étaient maladroites, prêtant aisément à la critique. »

Pierre-Henri : « Beaucoup plus sobre et plus clair. Les slogans étaient plus percutants et, surtout, ils étaient scandés pendant presque toute la durée de la marche. L’animation a certes manqué vers la fin : dommage. La musique passée était plus sérieuse, plus grave. En revanche, les tentatives de reprise de chant comme Elle descend de la montagne ou Déja mal mariée étaient franchement ridicules, tout comme le fait d’avoir laissé une fille lancer les slogans.

Il était agréable de pouvoir manifester comme cathos », sans peur de son image et sans être tenu d’être habillés en bleu, blanc, rose (dress code que je n’ai pas accepté le 17, cela va de soi.).

Gauthier : « Ce dernier week-end était un moment fort militant pour moi. Catholique traditionnaliste assumé, j’avais en effet fait le choix de participer aux deux manifestations, celle de samedi pour apporter ma petite pierre au précieux édifice du nombre de manifestants, et celle de dimanche car je m’en sentais plus proche en termes de fond. L’une d’elles était-elle meilleure ou moins bien que l’autre ? Non, non et non !

Dimanche, dès le début de la marche, avenue Duquesne, je me retrouvai fortuitement dans le cortège de l’Action Française. J’y marchai tout l’après-midi durant, au côté de ma famille et de trois amis qui avaient, eux aussi, déjà manifesté la veille. L’ambiance, dans le cortège, était excellente. Familles, prêtres, jeunes et personnes âgées reprenaient en cœur les slogans de l’après-midi, dont plusieurs étaient repris au mot près de la « Manif pour Tous ». Je ne relevai aucun propos homophobe ni aucune parole ou geste déplacés.
Simplement, mes amis et moi remarquâmes trois jeunes hommes, probablement âgés d’environ 18 ans, à l’allure provocatrice et au comportement étrange. Manifestement issus du GUD ou d’un quelconque mouvement nationaliste à tendance « skinhead », ces personnes au crâne plus ou moins rasé, vêtus de blousons noirs et de Rangers, ne semblaient pas là pour participer à la manifestation. Ils ne reprenaient pas les slogans, mais regardaient de tout côté avec l’attitude sans ambiguïté d’individus cherchant la bagarre. Je les ai finalement perdus de vue.

Le seul élément notable auquel j’ai assisté fut le départ de nombreux sifflets lancés par la foule des manifestants à l’adresse d’un jeune homme qui, depuis son balcon au cinquième ou sixième étage d’un immeuble, nous insultait copieusement. Quelques plaisantins se sont mis crier « Saute ! Saute ! » ou « Descends ! Descends ! ». Mais autant que j’ai pu en juger, il ne s’agissait là que de réponses humoristiques, également destinées à montrer à cet individu son manque de courage.

Je n’ai été mis au courant des évènements impliquant les activistes de Femen que grâce à une amie qui, ne marchant pas ce jour-là, suivait les nouvelles via Internet. Sans cela, bien que je me sois trouvé dans le premier tiers du cortège, je n’en aurais probablement rien su avant d’être rentré chez moi.

Concernant ces « dérapages », je ne peux en dire trop, n’ayant pas été moi-même témoin de la scène. Cependant, je tiens à souligner un élément : l’importance du dispositif policier. En effet, lors de la manifestation de samedi, nous sommes passés à une vingtaine de mètres d’une contre-manifestation. Celle-ci semblait regrouper deux-cent personnes environ, et était tenue à distance du cortège par une impressionnante escouade de policiers, munis de casques et de boucliers. J’affirme ici avoir vu à ce moment là le barrage policier en évidente situation de lutte face aux contre-manifestants qui, à en juger par les cris et l’agitation qui en émanaient, semblaient tenter avec acharnement de forcer le barrage et de charger dans notre direction. Ce qu’ils n’ont heureusement pas réussi à faire.
Or, dimanche, les forces de l’ordre étaient – fort logiquement – moins présentes, ce qui a me semble-t-il joué un rôle important, puisque les contre-manifestants ont cette fois eu l’occasion d’atteindre le cortège. Je tiens encore à souligner la qualité de l’action des forces de police au cours des deux après-midi. Dimanche, les policiers ne s’y sont pas trompés et ont réagi avec justice, en interpellant les contre-manifestantes et non les manifestants.

Je tiens encore à réaffirmer le caractère cordial et même sympathique de la manifestation de dimanche telle que je l’ai vue et vécue. Et à rappeler à toutes et à tous que les événements regrettables déclenchés par la contre-manifestation des Femen ne sont en rien représentatifs de l’ensemble de la marche. »

Louis et Marguerite, sur contre-info : « [...] Toutefois, présents sur les lieux, il nous apparaît que les principales victimes de ce triste spectacle sont nos enfants qui se sont retrouvés désemparés et pris en otage face à cette terrible violence. [...] Est-il admissible qu’un dimanche à 14h45 dans le 7e arrondissement, pareille violence soit exposée à nos enfants qui en sont ressortis vivants, mais profondément choqués. Gaëlle n’a de plus été témoin d’aucune violence contre ces femmes, même si cela a pu se produire plus tard. [...] N’hésitez pas à diffuser ce message autour de vous, car cette manifestation était pacifique et bon enfant, et que nous devons refuser la haine quand elle prend en otage les enfants et viole nos consciences délibérément. »

Comparaisons et conclusions

Professeur Catherine Rouvier : « Beaucoup de gens ont fait les deux manif’. L’unité viendra de la base, en religion comme en politique. »

Adélaïde Pouchol (Homme Nouveau) : « Il y a le fond, il y a aussi la forme. Sur le fond, les manif’ du 17 comme du 18 étaient claires dans leurs messages. Les slogans étaient sobres, explicites et jamais violents, sauf quelques débordements - minimes ! - le 18. Le slogan du 18 "La France a besoin d’enfants, pas d’homos" n"était pas homophobe, il était seulement pas très malin.

Sur la forme...

La manif’ du 17 se voulait festive, bonne ambiance, genre "gay pride catho". C’est une manif’ peut-être efficace mais caractérisé par la peur de son image. Il fallait donc y aller à grand renfort de confetti et musiques "jeunes" pour n’être pas taxés d’intégristes ou d’homophobes.

Comme si ce terrible projet de société était l’occasion d’une fête.

C’était très festivus festivus (cf. Philippe Muray). Le 17, il était demandé de venir en bleu, blanc ou rose, si possible pas trop marqués... Les cathos ont décidément peur de leur ombre.

Pour le 18, pas besoin de se déguiser ; les crânes rasés étaient donc plus nombreux. Rien de très choquant si ce n’est le groupe des jeunes identitaires qui se croyaient à un rassemblement d’hommage à Hitler et n’étaient manifestement pas à leur place ! (doux euphémisme !). »

Ambrogio Riva, pour l’avant du cortège : « Objectif de mobilisation massive réussi samedi. Cela devrait motiver les gens pour janvier et les inciter à faire venir leurs proches pour mettre toute la France dans les rues de Paris. Les bourgeois indécis seront rassurés au vu du bon déroulement et pourront oser descendre dans la rue en janvier. Les médias ont couvert cette manifesation de manière positive, à mon avis grâce à celle du lendemain. En effet, les médias ont besoin d’avoir un méchant sur qui taper. Civitas a rempli ce rôle à merveille et, dans un sens, c’est l’existence de la manifestation de Civitas qui a permis aux médias d’être bienveillants à l’égard de la manifestation pour tous. Donc les deux permettent d’œuvrer dans le même sens. Maintenant tous dans la rue le 13 janvier. »

Bago : « Je suis surpris de constater que les mêmes "blogueurs" qui reprochent aux journaux de n’avoir pas le bon sens de distinguer les "uluberlus" de la manifestation du 17 des "intégristes" de celle du 18, n’ont pas le bon sens de distinguer les néo-païens de leurs frères catholiques.

Je crois que la plupart des manifestants catholiques du 18 étaient aussi présents le 17, mais ils ne s’y sont pas sentis à l’aise, même s’ils reconnaissent son efficacité. »

Marie-Cécile : « J’ai pu remarquer une différence entre la manifestation du 17 et celle du 18 novembre. Dans la première, la musique était commerciale, festive, les confetti et déguisements étaient au rendez-vous. Quant à la manifestation de dimanche, plus sobre, les organisateurs ont préféré passer la bande originale de Pirate des Caraïbes ou encore celle de Gladiator. »

20 novembre 2012 Eschaud , ,

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