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[DIRECT] 26 mai : Evènements post-Manif et Veilleurs

26 mai 2013

20h10 : de nombreuses personnes restent sur l’esplanade des Invalides. Certains pour assister à la soirée des Veilleurs, d’autres afin de clamer leur opposition à la loi Taubira devant la rue de l’Université. Cette rue est barricadée par les forces de l’ordre.

Les Veilleurs sont répartis comme suit, tous à proximité du dôme dacré des Invalides :

20h15 : Mouvement de foule de plusieurs centaines vers les crs. Cris. Jets de projectiles. Des fumigènes sont allumés, à procimité de la rue de l’université ;

Un slogan retentit : « CRS en banlieue ! »

20h20 : un renfort de CRS arrive sur les lieux.
Conséquence des fumigènes : on n’y voit plus rien !

20h25 : les CRS gazent abondemment. Les opposants à la loi Taubira refluent donc. Tandis que quelques pierres sont jetées, on assiste à une énorme mouvement de foule vers la Seine. Un lecteur nous écrit : « Ca castagne sévèr »

Pendant ce temps là, plus de 1500 personnes sont assises du côté des Veilleurs.

20h30 :

20h35 : Les CRS ne bougent pas ; les opposants demeurent, tenaces.

20h40 : Les bleus gazent ! Un homme prend le mégaphone et encourage les manifestants à partir sur le centre de l’esplanade, pacifisme oblige.

20h45 : Des CRS arrivent par derrière, par le centre de l’esplanade. Pris entre deux feus, la foule quitte le devant de la rue de l’Université.

Un slogan retentit : « Aujourd’hui l’anarchie, demain la monarchie ! »

Quelques images de la foule sur l’esplanade :


20h50 :

Nouveau gazage des CRS, suivi d’une charge des CRS. Les CrS doivent cependant reculer. Des jeunes prennent des barrières de chantier afin de se protéger. Les Bleus reculent.

20h52 : les CRS sont encerclés, mais la foule n’avance plus. Encore des jets de cannettes de fumigènes.

Pendant ce temps là, chez les Veilleurs :

21h00 : Les CRS sont contraints de reculer sérieusement. Ils balancent donc des grenades lacrymogènes, provoquant un mouvement de foule.

21h05 : retour chez les Veilleurs. Leurs chants contrastent avec les relents de gaz lacrymogène qui leur parviennent.

Retour chez les manifestants faisant face aux CRS. Un calme tout relatif règne désormais, es CRS n’étant plus encerclés. Or, ces derniers étaient bien encerclés tout à l’heure, d’où l’usage de grenades lacrymogène.

La répartition géographique de l’esplanade des invalides, entre opposants et police : les pelouses sud et ouest sont des fiefs des opposants ; la pelouse est est contrôlée par la Police.

21h10 : des grenades lacrymogènes sont lancées sur la foule ; cette dernière les renvoie sur les CRS.

21h20 : l’air est irrespirable sur l’esplanade. La tendance est au jus de citron...
On ne voit plus grand chose à travers les gaz et la fumée.

L’ambiance depuis le pont Alexandre III est surréaliste. On voit au centre des affrontements entre la foule et les CRS. Autour, des gens se promènent tranquillement, en riant. Non loin, les Veilleurs veillent envers et contre tout. Aux abords de la veillée, les CRS attendent au cas où...

Axel, des Veilleurs, déclare : « Je vous promets que ce soir, la violence s’épuisera avant notre non-violence »

Une idée de l’atmosphère :

21h30 : un cordon de sécurité s’est mis en place pour protéger les Veilleurs.

Du côté des affrontements : un médecin est demandé car un homme se sent très mal.
Quant à la situation, c’est 3 pas en avant, puis 3 pas en arrière dès que des grenades lacrymogènes sont jetées.

21h40 : Des Veilleurs se sont fait gazer aux Invalides.

Les CRS protègent enfin les Veilleurs :

21h45 : les « affrontements » se résument essentiellement à des provocations envers les CRS, qui répliquent par des charges. Loin de l’émeute fasciste que les média tenteront de décrire à leurs lecteurs, rappelons qu’ici l’ambiance est plutôt bon esprit.

Les pétards, eux, fusent.

22h00 : Bonne ambiance sur l’esplanade. De nombreuses filles sont sur place. Saluons leur courage.

Quand on vous dit que l’ambiance est vonne : autour de feux de joie, les opposants à la loi Taubira entonnent des chants paillard, ainsi que le traditionnel « On n’entend pas chanter les CRS »

22h05 : la soirée se transforme en veillée dans certains recoins de l’esplanade.

22h10 : une belle image des Veilleurs. Ils sont pacifiques, mais font face à qui vous savez...

22h12 : la « veillée » se tenant de manière impromptue dans certains recoins (hors Veilleurs) est interrompue. Les CRS ont chargé alors que les opposants à la loi Taubira ne faisaient que chanter.

Les opposants sont encore nombreux, mais ont du reculer. Ils sont complètement encerclés par des CRS. Les CRS sont extrêmement nombreux, il y a au moins 4 rangées. Ils tentent d’intimider les opposants en frappant leurs boucliers avec leurs matraques.

Les opposants, calmes, chantent les Partisans blancs.

22h20 : Les opposants sont calmes et motivés. Surtout, ils sont sans défense. Cela n’empêche pas les CRS d’avancer vers eux d’un air menaçant.

Après « les Partisans Blancs », les défenseurs de la famille entonnent « les Lansquenets ». Ambiance veillée péchue.

Du côté des Veilleurs, ils semblent que les CRS aient décidé de lever le camp :

22h25 : Les jets de fumigènes sont très isolés ; la majorité des opposants présents ce soir est calme, bon enfant, mais en colère.

22h35 : Désormais, il y a d’un côté une veillée à l’esprit très scout, et de l’autres des priants à genoux.

La résistance par les coeurs.

Un opposant à la loi Taubira a été pris par les policiers en civils alors qu’il sortait de la « veillée scoute ». Ses camarades de chant ont voulu le protéger, mais ont essuyé une charge.

La « veillée scoute » reprend malgré tout, à la différence que les Ave Maria ne sont plus audibles.

22h40 : un groupe se met à genoux devant les CRS.

D’autres reprennent en choeur : « On est chez nous ! » Et ils ont raison.

22h50 : un groupe d’une vingtaine de policiers en civil s’apprête à embarquer les jeunes participant aux « veillées scoutes ». Deux autres équipes de policiers en civil vont arriver.

L’un de nos rédacteurs éminents, Carol Ardent, subit alors une violente clef de bras de la part d’un policier en civil. Le motif ? Il prenait des photos.

Pendant ce temps, un enfant d’une quinzaine d’années a été vu visage en sang. Il sortait probablement des Veilleurs, quand il s’est fait molester. Photo à suivre.

22h55 : les policiers civils ne sont pas discrets sur les ordres qu’ils reçoivent... Les jeunes présents sur place n’étant pas sourds, ils entendent que l’objectif de l’opération et de procéder à des interpellations.

23h00 : aux Invalides, les policiers en civil chargent violemment, bousculant même la presse.

Un homme dit aux policiers qu’ils ne font pas leur travail. Immédiatement, 5 policiers en civil se jettent sur lui pour le tabasser.

Certains amis de votre gazette-en-ligne préférée sortent escortés par les CRS... Sortiront-ils vraiment, ou seront-ils interpellés ?

23h05 : N’allez pas à la Tour Maubourg, les contrôles d’identité sont systématique

23h10 : Aux Invalides, les paniers à salade arrivent.

23h20 : il semble que la résistance ait été matée par les Bleus. Sur place, il ne reste pratiquement que les Veilleurs.

23h30 : Carol Ardent et Breizhette, du R&N, embarqués dans les paniers à salade.

Un policier s’indigne des conditions inhumaines (densité) à l’intérieur des paniers à salade. Son commandant le rappelle violemment à l’ordre en le menaçant, sous pretexte qu’ « on ne parle pas comme ça à un commandant de police ».

Minuit passé. Des informations nous parviennent depuis les interpellés des Invalides. Ils sont 180. Selon Me Pichon, le personnel est débordé, et le fait de prendre l’avocat d’office ainsi que le médecin devrait permettre de faire sauter les procédures.

Les interpellés ont été scindés en trois groupes : deux paniers à salade complètement remplis ainsi qu’un plus petit.
Il semble qu’une bonne partie au moins des interpellés soit arrivée à destination rue de l’Evangile (XVIIIe arrondissement).

Bilan général : d’après les média, il y a eu
au total 293 interpellations, 231 gardes à vue :

1h55 : Garde à vue confirmée pour les 140 personnes retenues au commissariat de la rue de l’Évangile.

26 mai 2013

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