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[CONFÉRENCE] Compte rendu de la conférence de Farida Belghoul à Paris le 2 avril 2014

Ayant vu plusieurs vidéos assez enthousiasmantes de Mme Belghoul, je décidai un soir d’aller la voir « en vrai. » Dans une petite salle près du Palais-Royal, une centaine de personnes s’entassaient : femmes voilées, jeunes catholiques aux airs martiaux, familles d’origine africaine et dames d’un certain âge très « rive droite. » Mélange plutôt éclectique et inattendu donc, pour écouter cette ancienne militante des jeunesses communistes, membre et présidente de diverses associations « beurs », féministe repentie, qui s’engage aujourd’hui pour la défense de la structure naturelle de la famille.

La conférencière, vivement applaudie, commence par rappeler son itinéraire, celui d’une immigrée, étudiante à Paris-I, puis « artiste » confrontée à la trahison des revendications des « Beurs » par le communautarisme organisé de Dray et autres SOS-Racisme. Enseignante de l’Éducation nationale, son instinct maternel la pousse à faire l’école chez elle à ses enfants, afin de leur éviter le sort de leurs camarades, passés par les fourches caudines de la Mater alma, laquelle, par son laxisme, en fait des petites frappes. Mère autoritaire, elle doit affronter la réprobation de son entourage et même l’incompréhension de ses enfants qui la souhaiteraient « comme tout le monde »... Quels parents catholiques soucieux de l’éducation de leur progéniture ne connaissent cela de nos jours ? Avec un verbe enflammé et assez drôle – s’il n’était tragiquement juste – Mme Belghoul évoque le « débat démocratique » qui s’installe dans les familles, la perte du respect et les rapports de malsaine égalité qu’entretiennent les enfants avec leur parents, pointant du doigt « l’enfumage » de la crise d’adolescence, enfumage entretenu par les théories fumeuses du Mammouth.

Face à cela, la conférencière martèle que l’éducation des enfants doit revenir aux parents, ce qui n’est plus le cas : désormais, l’institutrice passe plus de temps avec eux que leurs propres géniteurs ! Comment peuvent alors se développer des liens d’affection et de respect filial ? Trahison des mères, qui ont abandonné leurs enfants, elles qui en sont les protectrices, prises au miroir des alouettes du salariat. Trahison des pères à la virilité défaillante. Mme Belghoul n’évoque même pas la théorie du genre, qui est une réalité évidente. La réaction, ce sont les Journées de retrait de l’École qu’elle a mises en place et pour lesquelles elle souligne la disponibilité des femmes au foyer, capables de prendre en charge leurs enfants aussitôt. Elle évoque les pressions des associations de parents d’élève, des professeurs, face à des mères d’origine souvent immigrée, et voilées. Pour elle, les classes moyennes qu’elle a devant elle ce soir portent la responsabilité d’aider ces mères de familles modestes à résister. En effet, organiser des conférences entre soi, la vigilance sans action, ne suffisent pas : face aux pressions, au silence de la LMPT ou même de Vigi-Gender (même si les comités locaux la soutiennent souvent et qu’elle reconnaît que ce n’est que la juste rétribution de l’absence des musulmans lors des manifestations l’an passé) et à la trahison des clercs, imams et évêques – silence contre subsides : « la JRE a rencontré Dieu, mais peu de ses représentants. »

La conférencière appelle alors à la convergences de toutes ces forces et à la fierté des croyants. Elle demande la cohérence des musulmanes voilées qui pleurent d’être mal vues, et le courage des catholiques qui sont ici chez eux. Elle s’exclame : « le Christ ne vous a pas appelés à trahir les enfants de votre pays, il vous a laissé un message universel. Ce n’est pas assez que de protéger vos enfants dans des écoles privées sous contrat (où vous payez pour avoir le même contenu que dans le public) ou hors contrat. Quand on ne veut pas sauver tout le monde, on ne sauve personne : que feront vos enfants lorsqu’ils sortiront de vos écoles ? Ils se marieront avec des transsexuels ? » Et de conclure : « pour ressusciter la France, il faut ressusciter les pères et les mères, car elle ne se relèvera pas sans ses enfants. Du salut de la France dépend le salut du reste du monde. Chacun de nous est responsable, car quand il sera trop tard, nous serons jugés en fonction de nos actes. Mais je n’ai pas le droit de désespérer car je crois en Dieu. »

Les applaudissements crépitent.

— François de Tainchebraye

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