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[COLONNES INFERNALES] du vendredi 6 XII 2013 : Mandela

Nelson Mandela (au centre) accompagné de terroristes du FLN, en Algérie, en 1962.

Chers amis,

Voici votre réinformation du jour. N’oubliez pas d’écouter les bulletins de Radio Courtoisie.

1. Mandela : pour éviter l’overdose de logorrhée journalistique, il suffit de lire les titres

Essayons-nous, chers lecteurs, à commencer par un effort d’imagination ? Qu’est-ce que la presse aura-t-elle envie de nous bourrer dans le crâne à l’occasion de la mort de sa plus grande idole, Nelson Mandela ? Plus grande idole ? Mais oui ! À tort, ou à raison, d’ailleurs : mais dans leur esprit, il fut tout à la fois un noir, donc une CFAF [1], un prisonnier politique victime de l’oppression, symbole évidemment cher aux « mâtons de Panurge » que sont les gratte-papier, un héraut de l’antiracisme créateur d’une nation « arc-en-ciel », là où précisément le facteur ethnique demeure insurmontable, un démocrate simple et bon, quoique issu de l’aristocratie traditionnelle. On pourrait multiplier les idées à loisir : et il n’est que de compter le nombre d’hommes politiques français qui s’imaginent déjà en Mandela national.

Alors pour vérifier ces fantasmes, il nous suffit de faire un tour de la presse, et de se contenter des titres :

  • « La négritude ». Christiane Taubira nous conte Nelson Mandela, ce fabuleux sorcier africain aux noms qui sentent bon le baobab touffu et la savane luxuriante : « Nelson Mandela : Rolihlahla, pour transfigurer le monde ».
  • « Le chef du village ». Mandela n’est pas seulement le sorcier un peu inquiétant de Christiane Taubira, c’est aussi le chef du village qui, avec ses airs de papy gâteau, règne en maître dans les cases. « Un grand chef est mort, mes frères » selon l’Immonde. Un hommage émouvant paraît-il.
  • « L’anti-nazi ». Bah oui ! Mandela n’aimait pas Hitler. Parce que si le gauchisme, c’est la gentillesse universelle et le soja pour tous, le nazisme en revanche, c’est un truc qui fleure bon l’aryen, la pureté du sang, tout ça, tout ça. Beurk ! « L’apartheid, on l’a dans le sang, c’est une maladie héréditaire ». Encore du pain sur la planche pour les « antifa » du Nouvel Imposteur.
  • « Le bananophobe ». Faut-il un commentaire ? « Jean-Luc Mélenchon sur Mandela : "aujourd’hui en France, des enfants lui jetteraient des bananes" ».

  • « Le gay-friendly ». Evidémment, Mandela n’avait pas seulement la haine des bananes : il détestait également les homopobes. « LGBT : Comment Mandela a fait de l’Afrique du Sud une nation vraiment arc-en-ciel ».

  • « L’anti-Le Pen ». Last but nos least, on vous garde la meilleure tarte à la crème pour la fin. Le saviez-vous ? Non, mais vous le devinez : Mandela était un opposant distingué au nazi Jean-Marie Le Pen dont Anne Hidalgo sait très bien qu’il a collaboré avec Hitler, parole d’« antifa ».

D’autres informations sont disponibles sur Fdesouche.

2. Héritage de Mandela : une nation "arc-en-ciel" pacifique ?

Une nation arc-en-ciel ? L’usage de cette expression de bisounours, typique du discours béat et multikuli de nos bobocrates, relève de la propagande. En effet, un fossé gigantesque sépare l’image que se font de l’Afrique du sud nos scribouillards germanopratins et la réalité crue d’un pays ravagé par la violence.
La propagation du sida, l’enrichissement d’une minuscule bourgeoisie noire au détriment des masses affamées de la population du pays, les aspirations divergentes des innombrables ethnies du pays, la corruption, les meurtres quotidiens et l’éradication des "petits Blancs" : voilà le bilan de l’Afrique du Sud post-Mandela. Seul l’historien Bernard Lugan (qui avait répondu à une inquisitoriale de votre gazette favorite il y a quelques semaines) ose en parler.
Il y a trois ans, la Coupe du monde de football avait lieu en Afrique du Sud et les media de l’oligarchie servaient leur soupe habituelle, celle-là même qui nous est proposée aujourd’hui après le décès de Nelson Mandela. Bernard Lugan en a lors profité pour faire unesortie remarquée sur l’état lamentable de l’Afrique du Sud.
Et dire cela, ce n’est pas faire l’apologie aveugle de l’apartheid, mais tout simplement faire preuve d’honnêteté intellectuelle. Cette honnêteté qui manque cruellement aux thuriféraires du brassage forcé des cultures, habitués de la politique de l’autruche.

Par ailleurs le bilan de cette Afrique "libérée" est assez désastreux. Depuis la fin des années 1990, la nation "arc-en-ciel" tant vantée par le parti au pouvoir, l’ANC, fait face à une explosion du chômage, de l’insécurité, des tensions interethniques et de l’expansion galopante du virus du sida. Jacob Zuma, l’actuel président, a été inculpé pour corruption.
Jean-Yves le Gallou rappelle d’ailleurs tous les maux qui frappent le pays :

3. L’avenir incertain des Blancs en Afrique du Sud :

La presse a vaguement évoqué, il y a quelques temps, la situation des Blancs dans ce pays. L’Immonde en avait fait un article mais aussi Slate.fr.

Un petit bonus amusant : une erreur sur le site de l’Aberration durant quelques minutes :

Le Rouge & le Noir veille,

Carol Ardent, Breizhette, Corsaire, Louis Jaeger & Carl Moy-Ruifey


[1« Chance pour l’Afrique du Sud », comme il existe des « Chances pour la France ».

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