L’infolettre du R&N revient bientôt dans vos électroboîtes.

[COLONNES INFERNALES] du mardi 26 XI 2013

Chers amis,

Voici votre réinformation du jour. N’oubliez pas d’écouter les bulletins de Radio Courtoisie.

1. Tombe de Clemenceau : selon que vous serez athée ou catholique...

Ce n’est un secret pour personne, il est de nombreuses profanations de tombes — catholiques dans leur immense majorité — qui ne dérangent pas outre-mesure le bien nommé Roger-Petit ni toute sa clique. Lorsque en revanche l’on s’en prend à un pilier de la république laïque et radicale, il convient de s’en émouvoir dans les colonnes du Nouvel Imposteur. Avec l’art et la manière.

Car non-content d’insister lourdement sur le crime de lèse-république — voire, osons le terme, de lèse-Manuel Valls, successeur autoproclamé de Georges Clemenceau — c’est une véritable leçon d’amalgame lourd qui nous est offerte gratuitement.

Dans ces cas-là, inutile de faire dans la nuance, on ouvre le feu à volonté : Béatrice Bourges, les cathos-tradis, les Français racistes qui sentent le moisi, tout y passe pêle-mêle. Sans le plus petit commencement de justification : calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose.

Mieux encore. L’analyse du chroniqueur Roger-Petit atteint ses véritables sommets de mauvaise foi au moment de commenter la condamnation apportée par la Manif pour Tous. Premièrement, inutile de chercher la moindre sincérité chez ces gens-là : c’est bien entendu par calcul, se sentant cerné par le citoyen Roger-Petit et ses petits poings batailleurs, que le mouvement se désolidarise de l’acte. Deuxièmement, leçon de français, le ton de la condamnation pèche par manque d’émotions et de pleurnicheries ostensibles. Ces gens-là n’ont aucun cœur...

On l’aura compris, c’est bel et bien un procès d’intention qu’instruit le juge Roger-Petit. Qu’importent les faits, qu’importe la grossièreté de la ficelle qui relie un acte isolé à l’engagement pacifique de millions de Français, il faut surenchérir. Eh bien n’ayons pas peur des mots, ces méthodes ont été celles des régimes totalitaires, celles des régimes où la justice s’entendait d’exception, celle où le fait du prince vous rendait noir ou blanc. Roger-Petit eut haussé la moitié d’un sourcil en face de graffitis ordinairement anti-blancs ou anti-français. Voici qu’il beugle de toute sa suffisance devant des couleurs et slogans associés à la Manif pour Tous. A-t-il seulement réfléchi à la signature de l’acte ? A-t-il jamais entendu parler de l’incendie du Reichstag en 1933 ?

C’est très clair : en ces années-là le petit soldat Roger eut assurément été du côté des incendiaires. Et rien n’a vraiment changé depuis.

2. Les syndicats aux abois se fracassent sur le pays réel

Chacun sait, et cautionne ou non, que les syndicats français ne représentent pas le dixième de la population active, ont le monopole de l’oreille auprès du Gouvernement et se trouvent encore grassement subventionnés par les impôts et salaires des Français. Moyennant quoi, serait-on en droit d’attendre, ils défendent le salariat... Eh bien non. Notre société postmoderne a le mérite de la cohérence : ce qu’elle sépare d’un côté — la fonction et l’organe, — elle le sépare partout. Alors que l’État s’efface devant le crime mais punit les innocents, que les médias gouvernent en désinformant, que les lois détruisent la cité au lieu de la conserver, les syndicats protègent l’oligarchie — dont ils sont — et crachent sur la rue.

Le Nouvel Imposteur s’en félicite d’ailleurs, mais ne peut nier les faits :

Laurent Berger et Thierry Lepaon avaient défilé côte à côte samedi en Bretagne pour reprendre la main face au mouvement des « Bonnets rouges » contre l’écotaxe, qu’ils jugent « poujadiste ». Mais les manifestants, répartis dans quatre villes, ont été deux fois moins nombreux que les Bonnets rouges le 2 novembre à Quimper.

Ou quand le pays légal se fracasse au pays réel...

3. Le capitalisme, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme ; le maoïsme, c’est le contraire

Dans la sordide affaire des esclaves londoniens, l’Immonde professe une vérité sans le faire exprès et révèle que le couple de tortionnaires est un couple de militants maoïstes.

Que l’on se rassure à gauche toutefois, Monsieur a été exclu du parti voici bien longtemps, et de l’aveu d’une des victimes, l’un et l’autre doivent être inculpés de « racisme ». Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage.

4. La descente aux enfers de l’Aberration : l’Immonde à la rescousse

Le quotidien aux ordres et aux pieds du milliardaire Édouard de Rothschild n’en finit plus de perdre des lecteurs. À croire que la récupération avide tentée après l’attaque par l’antifasciste Dekhar, et fervemment soutenue par Manuel Valls et consorts, n’a pas fonctionné. Aucun regain dans les ventes dû à un quelconque accès de sympathie. Il est vrai qu’en haut de sa chaire spirituelle, d’où elle donne des leçons de morale et lance des procès en respectabilité, la rédaction de l’Aberration peut difficilement passer pour une victime opprimée. Puisque la quasi-totalité des journaux entretenus par l’État aux frais du contribuable déverse la même soupe humaniste et niaiseuse, ce sont les con-frères de l’Immonde qui se précipitent à la rescousse pour lécher les plaies avec une langue de bois, et expliquer autant que faire se peut l’échec formidable des copains. La chose est comique, puisque le « quotidien de révérence » n’est pas non plus épargné par la baisse des ventes des versions papier, que seuls évitent les journaux… Valeurs Actuelles et La Croix.

Alors, on babille sur les salaires, les bisbilles en interne, la conjecture, la baisse générale et l’engouement de la presse sur internet… Tout pour éviter de montrer clairement la cause évidente de tout cela : à force de lire le même charabia libertaire, libéral et antiraciste partout, les lecteurs finissent par n’acheter que l’une des multiples versions de cette prose d’état, avant de ne plus rien acheter du tout, et de se tourner vers ceux qui les informent. Ceux, par exemple, qui n’ont pas fait sonner la cloche du jackpot « extrême-droite » lorsque le tireur fou encore anonyme a fait des siennes.

Le Rouge et le Noir veille,

Florimond, Louis Jaeger & Samengrelo

Prolongez la discussion

Le R&N a besoin de vous !
ContribuerFaire un don

Le R&N

Le Rouge & le Noir est un site internet d’information, de réflexion et d’analyse. Son identité est fondamentalement catholique. Il n’est point la voix officielle de l’Église, ni même un représentant de l’Église ou de son clergé. Les auteurs n’engagent que leur propre conscience. En revanche, cette gazette-en-ligne se veut dans l’Église. Son universalité ne se dément point car elle admet en son sein les diverses « tendances » qui sont en communion avec l’évêque de Rome : depuis les modérés de La Croix jusqu’aux traditionalistes intransigeants.

© 2011-2019 Le Rouge & le Noir v. 3.0, tous droits réservés.
Plan du siteContactRSS 2.0