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[COLONNES INFERNALES] du lundi 16 XII 2013

Chers amis,

Voici votre réinformation du jour. N’oubliez pas d’écouter les bulletins de Radio Courtoisie.

1. Judith Butler s’explique dans les colonnes du Nouvel Imposteur :

Alors que la théorie des genres fait son chemin en France et que les féministes et militants LGBT l’utilisent comme un argument de victimisation, Judith Butler, grande initiatrice des « gender studies » aux Etats-Unis, répond aux questions des journaleux bienveillants.
Rien que la photo de cette femme/homme/neutre tente d’émouvoir le lecteur. Un sourire, des yeux qui brillent et un visage épanoui. Une personne heureuse et qui respire la joie. On aurait tout aussi bien pu mettre la photo suivante, mais le résultat sur le lecteur aurait été différent :

Le fond de l’article reste assez stupéfiant d’hypocrisie. Il est construit sur mesure pour dire aux braves gens que cette théorie fumeuse est tout à fait modérée et ne remet rien en cause. En fait, elle remet simplement en cause le bon sens et la réalité naturelle. C’est un petit bout du grand discours de propagande qui nous assure que nous vivons dans des carcans imposés par des forces obscurantistes. La pique habituelle contre « les Églises » est évidemment présente.
A cette lutte contre les prétendus déterminismes sociaux (qui n’ont de source que dans la nature en réalité) se mêlent quelques élans progressistes et socialo-compatibles. Les ennemis des LGBT sont aussi les ennemis de la justice sociale, principe que les militants de la décadence et de la dégénérescence affectionnent tous, bien entendu. Il ne fallait pas oublier non plus une figure imposée : l’attaque contre « l’islamophobie ».
Finalement, on obtient une critique du Blanc, mâle et européen. Le grand méchant loup colonisateur (elle en parle aussi), raciste (cela va de soi) et opposé à la libération des mœurs.
Nous prévenons les détracteurs de notre civilisation et de la Chrétienté : à force de vouloir écraser les peuples d’Europe, ceux-ci risquent de s’énerver un peu.
Le 26 janvier et le 2 février prochains, nous devons leur montrer un avant-goût.

2. La conférence citoyenne ou le mot qui cache un déni de démocratie évident :

Il est une règle souvent vérifiée en Histoire et en sciences politiques : plus une expression ou une dénomination se pare de mots bien gentils et en apparence innocents et objectivement bons, plus l’objet qu’elle désigne s’oppose à ces mêmes principes. L’ouvrage de George Orwell, 1984, nous le montre très bien.
Tout comme les démocraties populaires étaient des dictatures contre le peuple et pour une idéologie, tout comme la république démocratique du Congo est une oligarchie de tendance tribale et aux gestes sanguinaires, la « conférence citoyenne » du gouvernement est une pantalonnade, un mensonge, un de plus.
D’une part, aucune médiatisation n’a été fournie autour de cette consultation sur l’euthanasie. Aucun débat, aucune discussion. D’autre part, les conclusions avancées s’appuie sur l’avis de ... 18 personnes. Dans un pays de plus de 65 millions d’habitants, c’est un peu culotté. Mettez trois fois un million de personnes dans la rue, le gouvernement reste sourd. Posez une question à 18 personnes, l’affaire est pliée, le verdict est sans appel.
Autre tentative de tromperie, le fameux coup du « oui à cela, mais non, nous n’irons pas plus loin ». « Oui au suicide médicalement assisté mais non non non, pas l’euthanasie ». Cela ne vous rappelle rien ?

L’euthanazie et le suicide médicalement assisté sont une suite logique aux précédentes réformes du gouvernement, un symbole de la culture de mort et du règne de Satan : la destruction de la valeur de la vie.

3. Les vérités qui dérangent les gauchistes :

Quand on vous dit que la gauche a un problème avec le réel, on n’invente rien. La cible des dernières agitations de Caniveau 89 est un rapport scientifique indiquant des différences dans le fonctionnement du cerveau en fonction du sexe et de l’appartenance ethnique. Les faits sont clairs : les connexions entre zones du cerveau se font de manières fort diverses, entraînant ainsi des distinctions importantes entre les individus selon les critères sus-mentionnés. Las ! Furieuse qu’on puisse penser que les êtres humains puissent être autre chose que des robots uniformément miscibles dans la soupe mondialiste, la « blogueuse » sort son carton rouge : « différentialiste » ! Et naturellement, s’ensuit toute une flopée d’insinuations.
« Racisme », « thèses dangereuses », l’idée que croire à des différences incompressibles entre les hommes signifie rejeter l’idée de liberté. On croit rêver lorsqu’on voit la plumitive prétendre que tous les journaux se sont faits les complices du « racisme » scientifique en relayant cette information. Alors que le système médiatique est verrouillé par une clique bien-pensante qui ne demanderait qu’à s’habiller en noir pour déplorer le racisme tous les jours que Dieu fait ! L’apothéose ne se fait pas attendre : voilà que l’auteur de l’étude est « contestable ». Et comme rien dans ses recherches ne permet de le prouver, on n’a qu’à dire qu’on a compris « en filigrane ». La ficelle est usée à souhait, mais au fond des locaux de Caniveau 89, on ne s’inquiète pas de sortir des âneries dont le peuple français rigole depuis longtemps : le peuple français ne lit pas Caniveau 89.
Il est amusant de constater que, lorsque l’Eglise prône le respect de tout embryon parce qu’il s’agit d’une vie humaine, on peut invoquer la Science pour contredire ces conceptions surannées et réactionnaires. Mieux, on peut toujours, au détour d’un débat où l’on n’a rien à dire, invectiver les croyants sur la haine qu’à l’Église pour la Science (mythes sur Galilée et autres...). En revanche, lorsque la science montre limpidement que les ethnies sont différentes, les sexes différents, la Science ne devient qu’une idéologie nauséabonde, et ceux qui la relayent sont accusés de chercher à perpétuer les « stéréotypes de genre ». C’est bien pratique.

4. Paranoïa ou fanatisme idéologique : on hésite.

Dans un premier temps on rigole. On se dit que ces gens sont un peu « fada ». Puis on commence à hausser le ton en expliquant qu’il faut arrêter de fumer n’importe quoi. Désormais, nous pouvons être terrifiés devant l’obsession pathologique des gauchistes à voir une société « genrée » et « sexiste ».
Caniveau89 s’illustre à merveille dans cette lutte démente contre les prétendus stéréotypes et les normes oppressantes d’une société dominée par les hommes. Ce monde est totalement contre les libres aspirations sexuelles. Les jouets sont les symboles de cette oppression.
Pourquoi ne pas proposer des armes aux filles et des poupées aux garçons ? Pourquoi ne pas suggérer aux garçonnets de jouer à la dinette en tutu rose et proposer aux fillettes des panoplies de mercenaires avec RPG et kalachnikov ?
Certes, cela peut fonctionner dans la « famille » recomposée-décomposée-pensée de Frank et Wilfried . Ils poussent leur petit(e) Malien(ne) à jouer avec des déguisements d’Inuits et leur petit(e) Mexicain(e) à cultiver du riz bio sur le balcon en écoutant Lady Gaga. Il faut déconstruire ! A treize ans, le/la petit(e) Sacha pourra prendre des pilules d’hormones pour choisir son genre et à quinze ans, il/elle aura son premier tube de vaseline. Franchement c’est tellement « cool » et progressiste de laisser « ses » enfants, parce que ce ne sont pas vraiment les nôtres mais ceux de l’État, grandir et s’épanouir. La suite de l’histoire ne nous dit pas si Sacha s’est jeté(e) d’un pont ou s’il/elle a choisi de devenir mi-humain-mi-singe, car après tout, on est cousins germains !

Le Rouge & le Noir veille,

Louis Jaeger & Samengrelo

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