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[COLONNES INFERNALES] du dimanche 30 III 2014

Chers lecteurs,

Voici votre billet de réinformation du 30 mars 2014. N’oubliez pas d’écouter les bulletins quotidiens de Radio Courtoisie.

1. Steeve Briois à Hénin-Beaumont : l’Immonde et le Huffington Post se lèchent les babines

L’Immonde et le Huffington Post sont deux organes de désinformation qui fonctionnent de pair. C’est le vice appuyé sur le bras du crime. Aussi lorsque l’un des deux se pique de couvrir l’installation du nouveau maire d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois (FN), il y a fort à parier que les journalistes suivront des chemins tortueux, mais somme toute parallèles. Car l’un et l’autre, en ce dimanche de laetare, se réjouissent déjà du feuilleton qu’ils vont pouvoir poursuivre. Maintenant que la bête immonde est installée aux manettes, que va-t-il bien pouvoir se passer ? Florence Aubenas pour Le Monde et son collègue du Huffington Post ont des idées différentes, mais elles vont dans le même sens. Démonstration.

Ouvrons le feu avec Florence Aubenas. Comme fait marquant du premier conseil municipal d’Hénin- Beaumont, la journaliste choisit de relater, en guise de conclusion et d’impression finale, un pseudo-incident. Comme toujours, il s’agit d’un dérapage d’extrême-droite. L’auteur est cette fois-ci le nouvel adjoint du maire à la culture : « Avant le conseil, le nouvel adjoint à la culture avait déclaré que les choristes du dernier clip du chanteur Yannick Noah ressemblaient à des « sagouins » et moqué le « flop » rencontré par le concert du militant d’extrême-gauche, Yvan Le Bolloc’h. » Pourtant, cette anecdote n’est pas reprise dans les autres médias. Mieux, Florence Aubenas en profite immédiatement pour laisser entendre que la nouvelle municipalité frontiste n’entend rien à la culture. On l’aura deviné : le prochain numéro de feuilleton pour Le Monde, c’est la mort programmée de la grande culture à Hénin-Beaumont : du cirque de rue altermondialiste au design engagé en milieu urbain, on s’en doute.

Quant au Huffington Post, il voit déjà s’installer la guerre urbaine. Et de relayer le gazouilli d’Octave Nitkowski, un étudiant de Sciences-Po qui a cru de son devoir de révéler la vie privée de Steeve Briois dans un livre que même la justice s’est sentie obligée d’empêcher de paraître : « Ça crie Résistance à la sortie du conseil municipal d’#Hénin-Beaumont » Mieux encore, le communiqué de SOS Racisme est immédiatement après repris : « SOS Racisme a dénoncé dans un communiqué "le filtrage discriminatoire organisé par la ville (...) "avec la complicité de la police locale", qui demandait "une carte du parti à l’entrée aux citoyens voulant assister à la séance". »

Bref, l’Immonde et le Huffington Post ne sont pas prêts de se lasser d’Hénin-Beaumont.

2. L’Immonde part à la chasse de la désinformation

Le chasseur, c’est Luc Cédelle, journaliste de l’Immonde spécialisé sur les questions scolaires. Monsieur Cédelle s’insurge. Il a une martyre à défendre. Une institutrice de maternelle, mise en cause publiquement par la Journée de Retrait de l’École (JRE), organisée par Farida Belgoul. Lisez plutôt :

« C’est une mise en accusation publique d’une enseignante d’une école maternelle de Joué-les-Tours, l’école de La Blotterie, par une militante locale des JRE se présentant à visage découvert et sous son nom, Dalila Hassan. Le contenu de cette vidéo est hallucinant et provoquera sans doute de très vives et nombreuses réactions dans le monde enseignant et au-delà, sans exclure bien sûr les suites judiciaires qui pourraient lui être données. »

Il y a un problème : à aucun moment, Luc Cédelle n’apporte la preuve que les allégations des parents d’un élève sont fausses. Et si elles sont avérées, il est des plus légitimes de les porter sur la place publique. Les faits sont graves : une institutrice, dans le cadre de la mise en application de la théorie du genre, aurait invité un petit garçon et une petite fille à se dévêtir et à pratiquer des attouchements. Sur quoi Luc Cédelle se base-t-il pour remettre en cause la bonne foi des parents tchétènes ? Naturellement, c’est la sempiternelle reductio ad hitlerum qui est utilisée. Ce sont des nazis donc ce qu’ils disent est faux.

« Depuis la précédente journée en février, le mouvement (toujours relayé par celui d’Alain Soral, Égalité et Réconciliation), s’est organisé, a multiplié les contacts, les réunions, et les vidéos de propagande diffusées sur Internet. L’alliance avec les catholiques intégristes traditionalistes proches de l’extrême droite, notamment ceux de Civitas, s’est affirmée. Elle est désormais clairement assumée des deux côtés. Le mouvement s’est également radicalisé, à travers les propos répétés de son leader Farida Belghoul, appelant littéralement et au premier degré à lutter contre « le diable » et proclamant qu’elle était pour cela prête à « payer le prix du sang ». »

Vous l’aviez deviné : c’est encore un coup de l’extrême-droite. Seul problème : les fascistes sont d’origine immigrée et généralement musulmans. Pour Luc Cédelle, ce n’est pas grave, on met tout cela dans un grand sac, on secoue vigoureusement, et cela donne des petits aryens des jeunesses hitlériennes. Les quatre cinquièmes de l’article de Luc Cédelle consistent dans une description horrifiée de la vidéographie. Le témoignage des parents tchétchènes est naturellement pris de haut, méprisé. Ce n’est rien de plus qu’un coup de communication.

3. Non monsieur Cohen, ce n’est pas de l’art :

Au début du mois de septembre, un certain Steven Cohen, Sud-africain arrivé fraichement en France, a offert aux passants sur la place du Trocadéro à Paris, une chorégraphie particulière. Il est presque nu, le sexe enrubanné, maquillé comme une voiture volée et porte des accessoires loufoques. La justice le poursuit pour exhibitionnisme. Non ce n’est pas de l’art dégénéré car le mot « Art » serait bien trop fort et excessif pour qualifier cette mise en scène ridicule.

Notre billet de réinformation est cependant trop court pour lancer un débat sur l’art mais une chose est sûre, l’art obéit à des règles, au moins celle de la beauté et de l’expression. Cela n’empêche pas le Figaro de publier un entretien presque complice.
Steven Cohen se défend de tout outrage. Pour lui c’est de l’art. Il ajoute même : « Je n’ai rien de la grande folle excentrique ni du travesti déguisé à l’excès ». Nous voilà rassurés. Mieux encore, il affirme que c’était un acte militant pour combattre la xénophobie et l’homophobie grandissantes dans le monde. Summum de l’excuse, il a choisi cet endroit parce que le chancelier Hitler et le sculpteur Arno Breker avaient été pris en photo ici. Point Godwin atteint en quelques minutes d’entretien.
Les moutons élevés au décervelage bobo devraient donc comprendre que s’opposer à la pitrerie de Steven Cohen c’est cautionner le fascisme. Point. Mangez, buvez, avaler : ceci est de la décadence en berlingot poudré.

4. Vénissieux : quand la réalité explose à la figure de l’antiracisme bobo :

Ville située en banlieue de Lyon, Vénissieux est connue par les riverains et les habitants de la grande ville comme un ghetto, un ensemble de cités dans lesquelles il est déconseillé de se promener seul. Mais le problème c’est la pauvreté selon la gauche qui assène cela depuis plusieurs décennies maintenant. L’ancien maire, André Gérin, était communiste mais parti en fronde contre la burqa. Vous commencez à vous représentez les lieux ? Effectivement, Vénissieux est une ville marquée par une forte présence d’immigrés notamment en provenance du Maghreb. Mais le problème c’est le chômage, bien évidemment. Les témoignages précisent que tout à commencer à se dégrader dans les années 1970, mais le problème ce sont les conséquences de la désindustrialisation et du chômage ; Vénissieux, ancien foyer de l’industrie lourde, des hauts fourneaux ou de la construction navale ? Non, un exemple de grand remplacement.

Ce constat, les rédactions parisiennes ne l’acceptent pas. Pourtant, le site Slate nous régale d’un petit mélodrame, une complainte de bobo qui ne comprend pas ce qui peut bien arriver à notre pays, patrie des droits de l’homme et terre d’immigration. Le titre est éloquent : "de la marche des beurres au vote néonazi". Entre deux morceaux de tofus sauce gingembre, notre bobo préféré manque de s’étrangler en apprenant que Alexandre Gabriac et Yvan Benedetti ont récolté plus de 11% des voix au premier tour des élections municipales, accédant au second tour donc. Les anciens exclus du FN provoquent l’hystérie de la gauche, les "néo-nazis", "néo-fascistes" et "ultranationalistes" récoltent des voix. Et ils en récoltent justement dans une ville qui était présenté comme un symbole de la France "black-blanc-beurre", anti jambon-beurre. Manque de chance pour nos amis des deux rives, il semblerait que leur pronostic de France métissée ne se soit pas confirmé.

La réalité saute donc au yeux. Au lieux de combattre le problème à la source, c’est-à-dire, une immigration incontrôlée et une intégration ratée, le système a entretenu le mythe du multiculturalisme et récolte maintenant les fruits de son travail, une réaction radicale des populations minoritaires dans certaines villes. Ce n’est qu’un début.

Le Rouge & le Noir veille,

Carl Moy-Ruifey & Louis Jaeger

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