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Balzac, ou la passion dévorante de l’écriture

Les grands écrivains se mesurent à la qualité de leur écriture, mais aussi à la quantité écrite. Parfois ces deux qualités sont réunies. C’est alors que ces monuments de la littérature se consument pour écrire une cathédrale de page.

Consumer pour immortaliser, ce serait les quelques mots qui permettraient de comprendre le génie de Balzac.

Ce génie du XIXe siècle a créé sous sa plume un univers plus vrai que nature où chaque personnage devient si grand que les personnages de la vie réelle ne sont plus que des essais.

Balzac consumait tout sur son passage ; à 40 ans seulement, il avait écrit plus de cinquante ouvrages, mais il s’était déjà gravement abimé la santé : toutes les nuits afin de construire sa cathédrale il se forçait à travailler, ne restait éveillé que grâce à de nombreux cafés, et à la lumière d’une unique chandelle.

Balzac, amoureux de la femme. Il en eut beaucoup, elles étaient ses nymphes, alors qu’elles se comportaient en vestales. On pourrait nommer Mme de Berny plus âgée que lui de 20 ans, où Ève Hanska, la Polonaise qui devint sa femme.

Chez toutes ces femmes, un maître mot : « Il ne faut pas encombrer son génie. » Mais les génies sont souvent ingrats et Laure de Berny, qui sacrifia sa fortune pour l’homme qu’elle aimait, mourut sans un baiser ni un regard.

René Benjamin nous retrace la vie extraordinaire de ce génie. La pièce se base sur la correspondance extrêmement riche de Balzac, permettant ainsi au feu de cet écrivain de vivre à nouveau.

La Comédie-Française prépara cette pièce en 1936, mais l’acteur principal tomba malade et mourut. La pièce tomba alors dans l’oubli du fait des événements politiques mais aussi surement du fait des différentes prises de position de l’écrivain (pétainiste convaincu).

La pièce était inédite et a été jouée pour la première fois sur les ondes de Radio Courtoisie.

Soixante-dix ans pour remettre en lumière cette pièce, soixante-dix ans pour prouver à l’auteur que sa pièce n’est pas « complètement nulle », mais bien au contraire admirablement écrite.

La pièce est interprétée par des acteurs de renom : Philippe Ariotti interprète le rôle de Balzac avec brio, sa voix chaude et chaleureuse laisse place à la passion dévorante de Balzac, Anne Lefol lui fait la réplique dans le rôle de la comtesse Hanska, et Daniel Desmarre avec une pointe de désinvolture interprète son ami et beau-frère Surville.

Beaucoup d’autres d’acteurs seraient à citer, ils sont moins connus dans le monde du théâtre, mais se sont révélés presque aussi talentueux.

La seconde partie de la pièce est rediffusée ce jeudi 23 mai 2013 sur Radio Courtoisie à 21h30 dans l’émission d’Yves Tarantik, les Tréteaux de la Courtoisie, ou en différé sur le site Internet de la radio.

Hervé Garrigou Grandchamp

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