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[ALSACE - DROIT LOCAL] L’archevêque de Strasbourg demande l’abrogation du délit de blasphème

Le 6 janvier 2015, la veille de l’attentat contre « Charlie Hebdo », les représentants des cultes religieux d’Alsace et de Moselle ont été auditionnés par l’observatoire de la laïcité, une instance rattachée aux services du Premier ministre, pour demander l’abrogation du délit de blasphème - toujours inscrit dans le droit pénal local, ces départements n’étant pas français lors de l’adoption de la loi de séparation de l’Etat et de l’Eglise en 1905.

Lorsqu’une FEMEN avait profané l’autel de la Cathédrale de Strasbourg le 24 novembre dernier, Monseigneur Grallet, archevêque de Strasbourg, avait en effet refusé d’invoquer le délit de blasphème.

Dimanche soir, lors d’une « cérémonie interreligieuse » organisée à Strasbourg suivant la manifestation « Je Suis Charlie », Monseigneur Grallet affirmait : « le délit de blasphème, nous n’avons pas besoin de le revendiquer. (...) Nous avons demandé officiellement que soit “toiletté” le droit local. Par contre cela ne veut pas dire qu’on peut se moquer n’importe comment, mais nous faisons partie de tous les citoyens et nous avons droit au respect ». Pour lui, les représentants des cultes avaient « mûri depuis un certain temps  » l’idée de demander l’abrogation de ce délit « obsolète » .

Certains laïcards ont salué la demande. Pour Bernard Anclin, porte-parole de l’association alsacienne « Laïcité d’accord », « le maintien du blasphème est quasiment une incitation à la haine ! » (sic).

Selon l’institut du droit local, c’est au Parlement de se saisir du dossier. Nous ne doutons pas de sa célérité sur ce sujet...

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