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À Londres, une belle lecture du rite ordinaire

4 novembre 2011 Tancrède

En guise de réponse à un commentaire pertinent de Carl Moy de Ruifey.

J’ai signalé la difficulté suivante dans la série des dix poncifs sur la messe tridentine : alors que la rigueur de la forme extraordinaire de la messe assure en toutes circonstances la manifestation du sacré, la marge de liberté que comporte le rite ordinaire est grosse du pire comme du meilleur. En d’autres termes, et positivement, je n’exclus donc pas la possibilité de la réussite du rite nouveau.

Je veux donc renvoyer aujourd’hui mes lecteurs à ce qui peut se faire de meilleur selon le rite de Paul VI. C’était à Londres, tout récemment, à l’Oratoire. Benoît XVI y fera d’ailleurs prochainement une visite.

Voici donc l’article de Riposte catholique, intitulé « La réforme de la réforme toujours en cours » [1].

Au célèbre Oratoire de Londres, une messe d’ordination en forme ordinaire a été célébrée le 22 octobre dernier. Le site New Liturgical Movement publie à cette occasion de magnifiques photographies de la cérémonie (d’autres photographies ici aussi). L’ordination sacerdotale a été conférée au Père Edward van den Berg de l’Oratoire de Londres, conformément aux nouveaux livres liturgiques, par son Excellence Mgr Vincent Gerard Nichols, archevêque de Westminster et président de la conférence des évêques d’Angleterre et du Pays de Galles.
 
L’Oratoire de Londres a toujours maintenu, même pendant les années difficiles, une exigence liturgique et une interprétation traditionnelle du nouveau missel de Paul VI, aujourd’hui la forme ordinaire du rite romain. Aujourd’hui, les deux formes sont célébrées à l’Oratoire. Mais comme on le voit avec les photographies de cette ordination la messe en forme ordinaire a été célébrée vers Dieu et la sainte communion distribuée sur la langue, avec l’utilisation du banc de communion. A-t-on utilisé la prière d’offertoire traditionnelle et la langue latine ? Je n’y étais pas, mais on serait alors entré dans une phase décisive de la réforme de la réforme, étant donné la personnalité de l’évêque consécrateur.
 
On remarquera l’usage également d’habits ecclésiastiques traditionnels et la présence comme sous-diacre, au milieu des membres de l’Oratoire, d’un prémontré anglais de « St Philip’s Priory » de Chelmsford (barrette blanche), qui tout doucement retrouve ses anciens usages liturgiques. Décidément, les choses bougent au pays de la réforme anglicane…

4 novembre 2011 Tancrède

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