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Les Frères prodigues

10 mars 2013 Paul du Rel ,

Comme chaque dimanche, l’Évangile inspire à l’un de nos auteurs un poème en lien avec la Parole divine que nous offre l’Église. Le poème suit l’Évangile.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc ‪(15,1-3.11-32.‬)‬‬‬

Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils.
Le plus jeune dit à son père : ’Père, donne-moi la part d’héritage qui me revient. ’ Et le père fit le partage de ses biens.
Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il gaspilla sa fortune en menant une vie de désordre.
Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans cette région, et il commença à se trouver dans la misère.
Il alla s’embaucher chez un homme du pays qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.
Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.
Alors il réfléchit : ’Tant d’ouvriers chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !
Je vais retourner chez mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi.
Je ne mérite plus d’être appelé ton fils. Prends-moi comme l’un de tes ouvriers. ’
Il partit donc pour aller chez son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de pitié ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.
Le fils lui dit : ’Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils... ’
Mais le père dit à ses domestiques : ’Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller. Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds.
Allez chercher le veau gras, tuez-le ; mangeons et festoyons.
Car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. ’ Et ils commencèrent la fête.
Le fils aîné était aux champs. A son retour, quand il fut près de la maison, il entendit la musique et les danses.
Appelant un des domestiques, il demanda ce qui se passait.
Celui-ci répondit : ’C’est ton frère qui est de retour. Et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a vu revenir son fils en bonne santé. ’
Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père, qui était sorti, le suppliait.
Mais il répliqua : ’Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais désobéi à tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.
Mais, quand ton fils que voilà est arrivé après avoir dépensé ton bien avec des filles, tu as fait tuer pour lui le veau gras ! ’
Le père répondit : ’Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
Il fallait bien festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »

Les Frères prodigues

Alors que Jésus faisait son ministère,
Scribes, Pharisiens, publicains et pécheurs
L’écoutaient annoncer les gloires de Son Père.
 
Scribes, pharisiens, publicains et pécheurs
Tous réunis au temple écoutaient la Parole,
Entendaient murmurer la bouche du Sauveur.
 
Tous réunis au temple écoutaient la Parole.
Scribes et pharisiens récriminaient encor
Quand le Christ assuré dit cette parabole :
 
« Un homme avait deux fils. Un jour, le plus jeune des deux
Demanda au Père : - Père donne moi l’héritage
Qui me revient – Alors séparant son bien en deux,
Il donna à chacun de ses fils sa part du partage.
 
Quelques jours plus tard, celui-là, rassembla son avoir
Qu’il dissipa dans un pays lointain dans l’inconduite.
Quand enfin, il eut tout dépensé dans divers bazars
Sentant famine et privation s’en retourna, en fuite,
 
Vers les terres du Père. Il disait tout en cheminant :
-* Oui, j’ai péché contre le Ciel et contre toi mon Père,
Je ne suis plus digne d’être ton fils, ni ton enfant.
Pourvu qu’il me traite en pécheur, ou comme mercenaire - .
 
Tandis qu’il était encor loin son père l’aperçut
Et pris d’une immense pitié il courut le rejoindre.
Alors il embrassa la tête de son fils perdu,
Qui pleurait honte et péchés sans les nier ni les feindre.
 
Mais le père dit à ses serviteurs – Vite apportez
Une belle robe, un anneau et mettez lui des chaussures
Aux pieds. Amenez le veau gras, tuez le pour festoyer.
Que l’on dresse la salle avec nos plus belles tentures.
 
Voici mon fils qui était mort, le voilà revenu
À la vie. Le fils aîné entendant ces cris de liesse,
Ces danses et ces musiques, s’approcha et aperçut
Son frère. Alors, prit de colère il sortit de la pièce. »
 
Scribes et pharisiens récriminaient encor,
Comme Christ parlait de l’amour d’un père,
De son fils bien aimé, celui qui était mort.
 
Comme Christ parlait de l’amour d’un père,
Il dit encor ceci – Heureux sont les pécheurs,
Que le Père pardonne de même que le frère - .
 
Et puis encor ceci – Heureux sont les pécheurs,
Qui retournent chez eux par amour du Père,
Et qui trouvent un frère qui partage leurs pleurs.

*

Isidore

10 mars 2013 Paul du Rel ,

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