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Poncif n°10 : « Je ne la connais pas cette messe, elle ne m’intéresse pas »

17 décembre 2011 Boniface, Tancrède

Arrivé à ce stade, après avoir fait lecture des neuf précédents poncifs, vous vous dites peut-être : "Je préfère la nouvelle messe car c’est celle que je connais et apprécie, c’est celle de ma famille et de la majorité des catholiques."

Soit. Tout ce que nous avons dit prouve par des arguments irréfutables (sauf si on a la prétention de contredire tous les papes, saints et docteurs jusqu’au Novus Ordo...) que seule la messe traditionnelle est certainement, c’est-à-dire doctrinalement valide et apte à délivrer le Sacrement de l’Eucharistie. A partir de là, il faut distinguer ce qui est juste et vrai de ce qui est affectif et sentimental.

Peu importe que la majorité des catholiques suivent cette messe : beaucoup à travers l’histoire ont suivi des hérésies de toutes sortes, et beaucoup encore aujourd’hui suivent des sectes ou bien d’autres religions. La quantité n’est pas un critère de vérité. Si l’islam devenait la première religion de France, deviendriez-vous musulmans sous prétexte que tout le monde l’est ? Ne soyez pas des moutons !

De même, peu importe que vous préfériez cette messe, que vous l’appréciez davantage : ce qui importe, ce n’est pas vous, ce n’est pas l’individu, c’est le Christ et son Sacrifice. Certains, visiblement ignorants de beaucoup de choses, disent : « Cette messe n’est-elle pas plus proche de ce que fit réellement le Christ ? N’a t-il pas célébré la Cène face à ses disciples ? etc. » Nous avons alors beau jeu de leur répondre ce que nous avons tenté d’expliquer à travers nos poncifs : il était normal que le Christ fisse face aux Apôtres, puisqu’il était Dieu ! Le prêtre se tourne donc lui aussi vers le Christ, quand il est face au Tabernacle. Et c’est un exemple parmi d’autres de ce que nos contemporains peuvent débiter comme bêtises. Quand on est Catholique, il faut mettre ses goûts de côté et savoir suivre ce qui est juste et droit. Certes, la messe traditionnelle est plus exigeante, plus complexe, plus austère peut-être, mais elle est infiniment belle et sublime ; et quand on est catholique, il faut savoir se plier à la Tradition, la Tradition instaurée par le Christ. C’est pour cette raison que le Concile de Trente dit : « Comme il convient que les choses saintes soient administrées saintement, et comme ce sacrifice est la chose sainte par excellence, afin qu’il fût offert et reçu avec dignité et respect, l’Église catholique a institué depuis de longs siècles le Saint Canon. Il est tellement pur de toute erreur qu’il ne contient rien qui ne respire le parfum de la plus grande sainteté et piété et qui n’élève à Dieu l’âme de ceux qui offrent le sacrifice. En effet il est formé des paroles mêmes du Seigneur, des traditions des apôtres et des pieuses institutions des saints pontifes » (Concile de Trente, Session XXII, ch. 4).

Boniface
&
Tancrède.

Index des dix plus grands poncifs sur la messe tridentine

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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17 décembre 2011 Boniface, Tancrède

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