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Poème à la France qui ne voit rien venir

Ou Poème aux Français qui ont perdu la Foi….
À Saint Michel Archange, à Sainte Jeanne d’Arc et à Saint Louis-le-seizième !

Ô France ! Ô ma France ! Ne vois-tu rien venir ?

Je vois tous les robots, les moteurs, les machines,
Leur joug et leurs colliers écraser les échines,
Leurs courroies et leurs bâts entraver toute action,
Leurs écrans abrutir de bêtes distractions,
Leurs rouages dentés laisser d’affreux stigmates
Et marquer à jamais un peuple d’automates !
Les curseurs, les compteurs calculer dès demain,
Mesurer, estimer la valeur des humains !

Ô France ! Ô ma France ! Ne vois-tu rien venir ?

Je vois se faufiler la froide indifférence,
La paresse absolue avec sa déshérence,
Le serpent au sang froid qui se glisse sournois,
Le démon travesti qui rampe en tapinois
Dans les âmes lassées et les démoralise,
Les enlace sans bruit et les culpabilise…
L’acédie, son venin, infecte les cerveaux
Et les soumet déjà à son « Ordre Nouveau ! »

Ô France ! Ô ma France ! Ne vois-tu rien venir ?

Je ne vois que laideur ! Avec outrecuidance
Un art dégénéré qui hait la transcendance,
Dévoyé par l’argent et la publicité,
Gangrène les esprits, macule nos cités !
Des troupeaux de pédants, amateurs de scandales,
Tribus de Philistins, de cuistres, de vandales,
Avant-garde attardée imbue de nouveauté,
Ignorant les Anciens, répudient la Beauté !

Ô France ! Ô ma France ! Ne vois-tu rien venir ?

Je vois poindre déjà la crasse et l’ignorance,
L’inculture absolue et toutes ses errances,
La bête à front de bœuf qui hait les professeurs,
Menée par les tyrans, si chère aux oppresseurs !
Elle était parmi nous l’hydre tentaculaire,
La chimère abrutie au front patibulaire,
Tapie dans les esprits, lovée dans nos torpeurs,
Gavée par le pouvoir, épargnée par nos peurs !

Ô France ! Ô ma France ! Ne vois-tu rien venir ?

Je vois se pavaner l’impudente licence
Qui corrompt la raison, pervertit l’innocence,
Et conduit, toute nue, des foules sans fierté,
Usurpant sans pudeur le nom de Liberté !
La catin effrontée, l’ignoble gourgandine,
Fait passer les héros sous ses Fourches Caudines !
Egérie des Humains, sortie des caniveaux,
D’un peuple de vainqueurs, elle accouche de veaux !

Ô France ! Ô ma France ! Ne vois-tu rien venir ?

Je vois l’impiété, le doute et l’incroyance,
Le soupçon, la tiédeur, l’injuste défiance,
L’ignoble apostasie qui est leur grande sœur,
Envahir tant d’esprits et gagner tant de cœurs !
Des hordes d’égarés, des troupeaux mimétiques,
Ecoutent prosternés des prêtres hérétiques
Adorer une idole ou prier le veau d’or,
Louer leur dieu mauvais au pied des miradors !

Ô France ! Ô ma France ! Ne vois-tu rien venir ?

Je vois comme un linceul un immense suaire
Envelopper nos vies ; un grand obituaire
Où sont gravés les noms de tous les innocents,
Des futurs nouveau-nés, des vieillards sénescents,
Des faibles, des blessés, des enfants, des gamines
Qu’on a abandonnés ou bien qu’on élimine !
Je vois croître partout, en toute impunité
Le mépris de la Vie et l’inhumanité !

Ô France ! Ô ma France ! Ne vois-tu rien venir ?

Ô je vois s’avancer l’aveugle violence ;
Elle est venue, voilée, vomir sa virulence,
Asservir nos enfants, déchirer nos drapeaux,
Camouflant sa fureur sous d’affreux oripeaux !
Des fous l’ont invitée avec ceux de sa race,
Elle a pondu partout son engeance vorace,
Sa nichée de malheurs et de tribulations,
Sa portée de tueurs et ses décollations !

Ô France ! Ô ma France ! Ne vois-tu rien venir ?

Je vois la barbarie et ses hordes sauvages
Envahir nos pays, aborder nos rivages,
L’Armada du démon, l’armée de Lucifer,
Jusque dans nos foyers déchaîner son Enfer !
Le dragon malfaisant, la bête méphitique,
L’Anti-Christ annoncé depuis les temps antiques
Vient se faire adorer comme divinité,
Ruiner « le Camp des Saints », perdre l’Humanité !

Ô France ! Ô ma France ! Ne vois-tu rien venir ?

Je vois venir un Roi, le futur Grand Monarque,
Le Lieutenant du Christ, il en porte la Marque…
Il est élu par Dieu, il a reçu l’Onction !
Plein de Science et de Foi, de noble componction,
Il arrive au galop, rayonnant de Lumière
Pour ramener les Francs à leur mission première !
Le descendant des Lys, du Saint guillotiné,
Depuis la nuit des temps nous est prédestiné !

Ô France ! Ô ma France !... En Lui… ton avenir !

© Jean-Pierre d’AIGREMONT
Membre de la Société des Auteurs Compositeurs Dramatiques
Poème déposé à la SACD

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