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[NEUVAINE POUR LA FRANCE] Bienheureuse celle qui a cru !

Du 15 novembre 2014 au 15 août 2015, une grande Neuvaine pour la France est proposée aux catholiques français. Le Rouge & le Noir se joint pleinement à cette initiative.
Chaque jour, le site de la Neuvaine pour la France met en ligne des ressources spirituelles. Nous les relayons régulièrement dans nos colonnes, vous invitant à les méditer et à vous unir à nous dans la prière.

Bienheureuse celle qui a cru !

Saint Jean-Paul II, Encyclique Redemptoris Mater, 25 mars 1987, §12-13

Dans la salutation d’Elisabeth, tous les mots sont lourds de sens ; cependant ce qu’elle dit à la fin semble d’une importance primordiale « Bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ! » (Lc 1, 45) On peut rapprocher ces mots du titre « pleine de grâce » dans la salutation de l’ange. Dans l’un et l’autre de ces textes se révèle un contenu mariologique essentiel c’est-à-dire la vérité sur Marie dont la présence dans le mystère du Christ est devenue effective parce qu’elle « a cru ». La plénitude de grâce, annoncée par l’ange, signifie le don de Dieu lui-même ; la foi de Marie, proclamée par Elisabeth lors de la Visitation, montre comment la Vierge de Nazareth a répondu à ce don.
Comme l’enseigne le Concile, « à Dieu qui révèle est due « l’obéissance de la foi » (Rm 16, 26 ; cf. Rm 1, 5 ; 2 Co 10, 5-6), par laquelle l’homme s’en remet tout entier et librement à Dieu ». Cette définition de la foi trouve en Marie une réalisation parfaite. Le moment « décisif » fut l’Annonciation, et les paroles mêmes d’Elisabeth : « Bienheureuse celle qui a cru » se rapportent en premier lieu à ce moment précis.

A l’Annonciation en effet, Marie, s’est remise à Dieu entièrement en manifestant « l’obéissance de la foi » à celui qui lui parlait par son messager, et en lui rendant « un complet hommage d’intelligence et de volonté ». Elle a donc répondu de tout son « moi » humain, féminin, et cette réponse de la foi comportait une coopération parfaite avec « la grâce prévenante et secourable de Dieu » et une disponibilité parfaite à l’action de l’Esprit Saint qui « ne cesse, par ses dons, de rendre la foi plus parfaite ».

Annoncée à Marie par l’ange, la parole du Dieu vivant la concernait elle-même : « Voici que tu concevras en ton sein et enfanteras un fils » (Lc 1, 31). En accueillant cette annonce, Marie allait devenir la « Mère du Seigneur » et le mystère divin de l’Incarnation s’accomplirait en elle : « Le Père des miséricordes a voulu que l’Incarnation fût précédée par une acceptation de la part de cette Mère prédestinée ». Et Marie donne ce consentement après avoir entendu toutes les paroles du messager. Elle dit : « Je suis la servante du Seigneur ; qu’il m’advienne selon ta parole ! » (Lc 1, 38). Ce fiat de Marie -« qu’il m’advienne »- a déterminé, du côté humain, l’accomplissement du mystère divin. Il y a une pleine harmonie avec les paroles du Fils qui, suivant la Lettre aux Hébreux, dit au Père en entrant dans le monde : « Tu n’as voulu ni sacrifice ni oblation, mais tu m’as façonné un corps… Voici, je viens… pour faire, ô Dieu, ta volonté » (He 10, 5-7). Le mystère de l’Incarnation s’est accompli lorsque Marie a prononcé son fiat : « Qu’il m’advienne selon ta parole ! » rendant possible, pour ce qui la concernait dans le plan divin, la réalisation du dessein de son Fils.

Marie a prononcé ce fiat dans la foi. Par la foi, elle s’est remise à Dieu sans réserve et « elle se livra elle-même intégralement, comme la servante du Seigneur, à la personne et à l’œuvre de son Fils ». Et ce Fils, comme l’enseignent les Pères, elle l’a conçu en son esprit avant de le concevoir en son sein, précisément par la foi ! C’est donc à juste titre qu’Elisabeth loue Marie « Bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ! ». Ces paroles ont déjà été réalisées : Marie de Nazareth se présente sur le seuil de la maison d’Elisabeth et de Zacharie comme la mère du Fils de Dieu. Telle est l’heureuse découverte d’Elisabeth : « La mère de mon Seigneur vient à moi ! ».

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