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Le martyre de saint Valentin

14 février 2013 Charles Cartigny

Aujourd’hui, c’est la saint Valentin. Bonne fête à tous les amoureux ! Avant de devenir la fête commerciale que nous connaissons aujourd’hui, la saint Valentin fut une fête chrétienne et avant cela, elle eut été une fête païenne. Si encore quelques rétrogrades « cathofascistes » se souviennent que Noël est la fête de la Nativité de Jésus et l’histoire de la crèche, peu connaissent l’histoire de saint Valentin.

Saint Valentin, prêtre romain a été décapité sur la voie Flaminienne le 14 février 268, après avoir été jeté en prison et violenté à coups de bâtons noueux. Arrêté parce que sa réputation de sainteté lui apportait toujours plus de disciples, il se défendit devant l’empereur Claude II. La sagesse et la conviction qu’il mettait dans ses propos ont presque converti le maître de Rome. De peur de créer des séditions dans l’Empire, on l’emprisonna. Pendant, son jugement, le juge Astérius lui demanda comment pouvait-il affirmer que Jésus était la vraie Lumière. Valentin aurait répondu : « Il n’est pas seulement la vraie lumière, mais l’unique lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde ». Le juge, ayant une petite fille atteinte de cessité depuis deux ans, lui demanda de rendre la vue à la fillette pour le prouver. La petite-fille d’Astérius guérit. Le juge et beaucoup de ceux qui étaient présents se convertirent. Ils moururent en martyrs après d’atroces supplices.

La jeune enfant guérie nous raconte la décapitation de saint Valentin en un sonnet :

Le martyre de saint Valentin

La lame va tomber. Sa tête va rouler.
Cet instant est suspens. Valentin me sourit.
Je repense soudain au Jésus Rabouni.
Notre saint, à genoux, n’a pas peur de prier.
Ses doux yeux de chrétien courent vers l’horizon
Et marchent dans les champs, caressant l’air léger.
Le vert de son regard se mélange aux vallées,
L’olivier au tronc noir, s’enchante à l’unisson.
Il sait, ce beau prêtre, que son sort est lié
Comme le sont ses mains au tronc de la colonne.
Ses muscles sont sereins, son regard nous pardonne,
Et au mieux, nous laissons, nos paupières baissées.
 
Il m’a rendu la vue, et sa Foi nous porta,
Mais j’aurais bien voulu, ne pas pouvoir voir ça.
 
Tchac !

Ndlr : Une faute s’est glissée dans la vidéo : il s’agit bien du « martyre » et non du « martyr ».

14 février 2013 Charles Cartigny

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